L'an 1985 marque un événement de conséquence. Cette année représente ma première exposition à la langue française par le simple fait de ma naissance. Si j'avais su que ma vie serait ensuite marquée par une séquence futile d'évaluations de français retournant toutes le même verdict, je serais retourné illico dans le ventre de ma mère.
Je n'ai plus rien à prouver. Après 23 ans d'usage impeccable de ma langue maternelle, je préfère tourner mes efforts vers des choses plus utiles que le perfectionnement d'un outil que je maîtrise déjà de manière excellente.
Songez-y un instant. Après onze ans de français entre le primaire et le secondaire, trois à quatre cours de français au CÉGEP, ainsi qu'un test ministériel standardisé, est-ce qu'une banale série d'évaluations et d'ateliers redressera les habitudes de ceux qui ne savent toujours pas communiquer? La réponse est: Mille fois non! Il est inévitable que certains diplômés de l'École Polytechnique présenteront des lacunes en français, tout comme dans n'importe quel autre domaine. C'est la sélection naturelle qui déterminera qui brillera, pas une autre itération sur l'évaluation de la langue française.
Ces bilans, tout brefs soit-ils, représentent de manière sérieuse, claire et pertinente ma réflexion personnelle sur cet exercice de perfectionnement.
© 2008-9 Colin Lavigne-Martel sauf mention contraire explicite.
Dernière mise à jour : 18 janvier 2009. 732 page(s) servie(s).