Bonjour!
Je suis une éducatrice réformée en enseignement du FLS car j'ai toujours voulu travailler avec des immigrants. J'affectionne tout particulièrement les enfants de par ma profession mais depuis que je fais du bénévolat au centre communautaire Côte-des-Neiges auprès des adultes en atelier de français oral, j'ai eu la piqûre. J'ai interrompu un bac. en Études françaises majeure traduction pour me rediriger en éducation. J'ai commencé mon parcours avec une attestation en éducation à la petite enfance, pour ensuite travaillé au CPE HEC pendant deux ans. Tout ça, en prenant des cours en tant qu'étudiante libre, car je voulais intensément faire le bac en enseignement des langues secondes, que ce soit en anglais ou français. J'étais très emballée d'envisager mes études à l'UdeM malgré ce qu'on en dit parfois (comparé à L'Uqam). J'ai suivi un cours à la session d'hiver 2006 "Éducation, épistémologie et métacognition" et je n'ai apprécié ni l'ambiance ni le chargé de cours avec son organisation 'broche à foin'. Tant mieux pour moi car je préfère parfaire mon français et mon anglais écrit et oral à l'UdeM et à McGill. Bons stages à tous!
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Partie A : Image de l'enseignant en milieu pluriethnique
Mon parcours personnel évoque, pour moi, une longue route sinueuse qui m’a finalement fait aboutir sur un terrain de prédilection pour moi ; les enfants et leurs apprentissages. Mon rêve se réalisera réellement dans la pratique de cette profession dont je ne fait que patienter avant d’être ‘sur le terrain’. Je vous avoue que je suis une éducatrice en petite enfance réformée en éducation et que j’ai une vision quand même assez claire de moi-même en tant qu’enseignante du français langue seconde. Depuis au moins six ans et même plus, je chéris cette idée et j’appréhende la réalité d’être enseignante en langue seconde sous toute ses formes.
L’enseignant en classe d’accueil est une personne avec des qualités et des compétences qui se situent premièrement au niveau du savoir-être : accueillante et empathique, ouverte d’esprit, respectueuse des différences, humble, sociable, vraie, simple, à l’écoute, avec une grande diplomatie, inventive et créative, avec une grande capacité d’adaptation, avec une curiosité intellectuelle, passionnée des autres cultures, en démarche de développement personnel et professionnel constant, qui a le désir d’être un modèle de la francophonie québécoise, et avoir également un désir d’apprendre des autres ( leur savoir-faire).
J’ai longtemps hésité, en pensant que je n’étais pas une personne assez structurée et organisée. Cela s’est avéré le contraire. Avec de jeunes enfants d’âge préscolaire, je me débrouille bien, surtout, en ce qui a trait à la discipline et à la gestion de classe, mais j’avoue que cela me fait frissonner en pensant à mon arrivée au niveau du secondaire. Je crois que ce n’est plus ce que cela était dans les années où j’y étais. La peur de l’inconnu fait toujours peur, ou bien, elle est un moteur de motivation pour certains gens. C’est le cas pour moi. Je crois que de faire progresser les enfants arrivants au Québec procure une double satisfaction car, en plus de leurs apprendre nouvelle langue (ce qui n’est pas rien!), je vais faire tout mon possible pour les aider à s’intégrer au milieu scolaire québécois. Celui-ci démontre incontestablement que nous sommes une terre d’accueil et non un peuple assimilant nos immigrants en faisant fi de leur identité culturelle. Je suis fière de leur présenter la culture québécoise.
Partie B : f) Première réflexion sur mes attentes et mes inquiétudes face au stage
Au risque de me répéter, après seulement une demi-journée de pré-stage, deux questionnements majeurs subsistent face à mes appréhensions au sujet de ce stage.
Mes inquiétudes face à la réaction des élèves sont encore les mêmes, malgré que le répondant a été très rassurant à ce sujet. Il a été un motivateur en nous incluant dans un projet qui débutera dès notre premier jour de stage. Nous allons être assignés chacun à un atelier qui se déroulera en après-midi et nous avons choisi un sujet de conversation comme exemple mon atelier portera sur une discussion sur « Se situer dans l’espace », ce qui stimulera la parole chez les enfants pendant dix minutes. Ce sera un bon moyen d’établir un contact avec ses élèves et surtout de les faire parler, ce qu’ils ne font pas de plein gré, d’après l’enseignant. J’ai hâte d’animer mon atelier comme première expérience, je crois que cela commence bien le stage.
Tout d’abord, mes inquiétudes portent sur le fait que, pour moi, l’image personnelle que l’on projette aux élèves est très importante car c’est par l’attrait, en premier, que l’on va chercher un jeune. Ensuite, cet attrait nous permet d’être un modèle positif dans l’apprentissage crucial qu’est une deuxième langue pour un élève immigrant qui doit s’intégrer à sa nouvelle école. Ainsi, nous enclenchons ou non la motivation nécessaire à sa réussite. L’affectif n’est pas le seul point important, cependant, je prends cela très au sérieux. Considérant ce charisme naturel d’assurance et d’encadrement, je ne crois pas que je le déploie nécessairement en tant que simple stagiaire. Je devrai surmonter cet obstacle et me faire plus confiance quant à l’impact que j’aurai sur eux et ainsi que le milieu en général. J’aimerais bien qu’autant je sortirai remplie de cette expérience, autant j’aurai peut-être fait une toute petite différence dans la vie de ces jeunes en classe d’accueil. J’ai besoin de me sentir utile et déjà impliquée. C’est peut-être trop précipité mais je suis comme ça! Je devrai me plonger sur le terrain en faisant mes tentatives et surtout me permettre d’expérimenter à fond tout en me donnant ma chance sans peur du jugement des autres.
J’ai une dernière appréhension qui me pèse lourd. J’ai réalisé que dans l’avenir, si je veux compléter un deuxième stage à cette école ou bien y faire de la suppléance, cela pourrait peut-être causer un conflit d’intérêt. D’ici deux ans, ma fille sera au niveau secondaire et son école secondaire de quartier n’est nul autre que l’École secondaire St-Luc. Je ne sais pas encore si je l’enverrai au collège privé mais depuis que j’ai eu plusieurs bons commentaires de parents et d’enseignants au sujet de cette école, j’envisage dorénavant le secteur public, initialement celui dont je n’avais pas une très bonne opinion avant la visite de cette école. Je serais vraiment déçue de manquer des opportunités d’expériences mais je crois que je vais m’en informer en détail dès mon premier jour de stage.
À la fin de ma journée de pré-stage, j’ai voulu assisté à une réunion syndicale et j’y ai assisté pour les derniers vingt minutes. Il a été discuté la problématique du nouveau bulletin suivant les recommandations de la réforme qui n’était pas respecté (lettres au lieu de chiffres…). Le comité des enseignants a sollicité l’appui de la direction pour reporter la réunion du CÉ et traiter de ce problème de façon prioritaire. La direction à été très coopérative. Très belle première impression!
Partie B : g) Deuxième réflexion Conciliation études et vie personnelle