Portfolio de Eliane Girard-Lépine
Plan du portfolio
EDU1012- travail 1
Ma perception des adolescents
Il y a de cela deux semaines, j’ai eu mon premier stage à l’école Armand Corbeil, à Terrebonne. Je dois avouer que j’étais assez anxieuse. J’étais nerveuse de replonger dans cette foule d’adolescents, de ne pas être capable de m’orienter dans les corridors, de ne pas être à la hauteur des exigences du stage, etc. Bref, il y avait une foule de petits tracas qui envahissaient mon esprit et qui me rendaient vulnérable. Cependant, bien que j’appréhendais un peu cette journée, j’étais aussi extrêmement excitée de connaître mon futur milieu de travail. J’avais hâte d’enfin avoir une autre perspective que celle d’un étudiant ; je voulais savoir ce que c’était que d’être un enseignant.
Cette journée a été captivante et enrichissante. Non seulement nos répondants ont été accueillants, chaleureux et prévenants, mais les élèves m’ont aussi bien acceptée. Je me suis tellement amusée que je ne voulais pas que la journée se termine ; j’avais déjà hâte au stage suivant! Ce premier stage a été une redécouverte complète de l’école secondaire. Je ne me rappelais plus à quel point l’ambiance était grisante et les cours étaient fascinants. Dès le premier cours, j’ai eu la chance d’observer un groupe de troisième secondaire qui était un peu perturbateur. J’étais en éducation physique et l’enseignant était fraîchement sorti de l’université. J’ai donc pu voir comment cet enseignant réagissait avec les élèves au comportement turbulent. On m’a ensuite amenée dans un groupe du programme régulier en histoire de quatrième secondaire. Cette fois-ci, les élèves étaient beaucoup plus calmes. L’enseignant donnait sa matière avec passion et les étudiants semblaient être accrochés à ses lèvres. Le dernier cours était en français. Il s’agissait d’un groupe de P.É.I (Programme d’éducation internationale) de deuxième secondaire. J’ai bien aimé pouvoir comparer la différence entre le régulier et le P.É.I. De plus, j’ai pu noter certaines nuances dans la méthode d’enseignement.
Somme toute, le stress que je vivais au tout début de la journée a fait place à un engouement certain pour cette polyvalente, ainsi que pour l’enseignement. Les enseignants et les jeunes m’ont surprise dans leur manière d’agir avec moi. En effet, ils ont tout fait pour que je me sente à l’aise. J’ai été comblée par cette première journée et je souhaite que les autres seront tout aussi amusantes.
EDU1012- travail 2
Bien que je n’aie eu que deux journées complètes de stage, j’ai pu poser un regard sur les adolescents qui étudient à l’école Armand-Corbeil. Les observations que j’ai retenues étaient nettement différentes que lorsque j’ai moi-même étudié au secondaire. En effet, le fait d’être plus âgée, d’avoir eu quelques cours de pédagogie et de faire partie de l’équipe des enseignants me pousse à émettre un jugement plus détaché et plus profond des jeunes d’aujourd’hui.
Comme l’école dans laquelle je fais un stage est une école multiprogrammes, j’ai pu remarquer qu’il y avait de nombreuses dissemblances, parfois marquantes et parfois latentes, entre les groupes d’étudiants du régulier, de l’international, des arts dramatiques, etc. Tant par leur comportement que par leur allure générale (tenues vestimentaires, posture, etc.), j’ai vu que les adolescents n’étaient pas une masse informe. Cette image préconçue des jeunes d’aujourd’hui a été vite chassée de mon esprit lorsque je me suis mise à analyser les groupes dans les cours auxquels j’ai assisté. Les adolescents ne sont pas tous en « crise » et ne veulent pas à tout prix se démarquer des autres. Certains d’entre eux ont un style vestimentaire extravagant ou un langage qui leur est propre, mais je crois que notre opinion d’eux ne doit pas s’arrêter là. Au contraire, j’ai remarqué que la plupart des adolescents sont intéressés par les cours (particulièrement par le français, l’histoire et les sciences physiques). Par ailleurs, les enseignants sont souvent préoccupés par la vie personnelle de leurs élèves. Ces derniers sont alors plus motivés à aller aux cours et à s’impliquer dans les activités scolaires et parascolaires offertes par l’école.
Évidemment, il peut survenir quelques problèmes dans les classes. J’ai noté que les cours d’éducation physique étaient propices aux difficultés de gestion de classe. Les jeunes profitent de leur liberté, due au fait que l’ordre de la classe soit différent des autres matières scolaires, pour déjouer les règles préétablies dans l’école. J’ai vu des élèves manquer de respect envers leur enseignant, car celui-ci n’avait pas un plan précis de ce qui allait se passer dans le cours. Je crois fortement que les enseignants ne doivent pas baisser les bras dans ces cas problématiques. Je n’ai pas eu encore le temps de bien observer les méthodes de gestion de classe, mais je peux affirmer jusqu’à maintenant que les enseignants qui ont une bonne discipline, qui traitent les étudiants en adultes et qui les respectent totalement ont une bonne relation « prof/élève ».
En conclusion, les adolescents sont souvent bien différents les uns des autres, que ce soit à cause de leur programme, de leur niveau d’étude, de leur âge, de leur sexe, etc. Ces distinctions enrichissent notre vision des jeunes et nous font découvrir une facette de notre vie où tout n’était que changements. Les adolescents sont en quête d’identité ; c’est un fait. En tant que futurs enseignants, nous devons les voir comme des adultes en devenir et nous devons les pousser à s’identifier à l’école.
EDU1012- travail 3
Une bataille inattendue
Tout d’abord, je tiens à préciser que les cours auxquels j’ai assisté durant mes quatre journées de stage se sont pratiquement tous déroulés sans anicroche. Les élèves étaient attentifs ; ils écoutaient les consignes et les explications de l’enseignant et faisaient leurs travaux en silence. Je n’ai vécu qu’une seule et unique situation plus problématique le vendredi 16 mars 2007.
L’événement s’est déroulé lors de la dernière période de la semaine. J’étais dans une classe d’anglais de niveau quatrième secondaire, mais la plupart des jeunes avaient dix-sept ou dix-huit ans. L’enseignante, une jeune femme dans la vingtaine, avait décidé de donner un thème précis à son cours : la Saint Patrick. Les élèves, quoi qu’un peu agités par la fin de semaine qui approchait à grands pas et par ce thème inhabituel, étaient à tout le moins assez disciplinés. L’enseignante décida de faire participer toute la classe à certaines activités telles que lire des prières et des blagues irlandaises. Le cours se déroulait à merveille jusqu’à ce qu’un élève se lève pour aller chercher un dictionnaire en avant de la classe. Cet élève semblait légèrement en retrait par rapport aux autres. Les autres étudiants ne lui parlaient pas du tout durant le cours : selon moi, il était rejeté par ses pairs. Le garçon alla donc chercher un dictionnaire à côté du pupitre d’un autre élève. Ce dernier avait une attitude railleuse et déplaisante depuis le début de cours. De plus, il était nettement plus grand et bâti que l’élève reclus. Alors que l’enseignante avait le dos tourné, le garçon assis près des dictionnaires se rua sur le plus petit. Sans crier gare, il se mit à le rouer de coups de poings. En entendant le vacarme causé par cette bataille, l’enseignante se retourna et dit d’une voix calme : « Mais que se passe-t-il ici ? Séparez-vous immédiatement ou vous en subirez les conséquences. » Le grand gaillard repoussa le plus petit, qui tomba à la renverse. L’enseignante, qui était enceinte, restait loin des deux garçons mais leur demanda de venir lui montrer tour à tour leur agenda afin de les suspendre du cours. Elle les envoya séparément voir le directeur par la suite.
J’ai été agréablement surprise par l’attitude de l’enseignante. Elle a su garder son sang-froid dans une situation dangereuse pour elle, pour son enfant, pour ses élèves et pour les deux jeunes qui se battaient. Elle m’a avoué qu’il ne servait à rien de s’énerver dans ce genre de situations. « On ne combat pas le feu par le feu » m’a-t-elle dit. Je suis tout à fait d’accord. Cependant, je dois avouer que j’aurais eu beaucoup de difficulté à rester impassible devant cette bataille, spécialement si la vie de mon enfant est en jeu. J’ai énormément de respect et d’admiration pour cette enseignante. J’espère sincèrement pouvoir réagir de cette façon lors des futures situations problématiques qui surviendront dans mes cours.
EDU1012-observations
OBSERVATIONS EN CLASSE
Première observation :
Date : 16 février 2007
Période 1, Français, 2ème secondaire, groupe régulier
Enseignante : Stéphanie Maltais
1. Début de la leçon
L’enseignante accueille les élèves
Oui, elle salue la classe, malgré son retard de dix minutes. Elle est surprise de ma présence.
L’enseignante prend les présences
Oui. Il n’y a aucun élève absent, uniquement des retardataires qui étaient partis pendant que l’enseignante n’y était pas. La prise de présence se fait de façon orale.
L’enseignante a fait un rappel des connaissances antérieures
Non. Elle mentionne seulement qu’ils avaient vus les participes passés au cours de l’année.
L’enseignante a utilisé un élément déclencher pour susciter la motivation
Non, elle commence la matière directement.
Les élèves ont manifesté de l’intérêt pour les activités proposées
Par vraiment, mais la participation est assez bonne lors de l’exercice sur les participes passés.
2. Déroulement de la leçon
Les formules pédagogiques utilisées ont permis d’atteindre les objectifs de la leçon
Oui. Il semble y avoir une bonne compréhension des participes passés. Il y a un travail en groupe qui suit l’explication orale et ensuite l’enseignante fait faire un travail individuel sur les participes passés.
Le matériel utilisé a favorisé les apprentissages
Oui, le tableau capte l’attention des élèves. L’enseignante fait aussi travailler les élèves avec le dictionnaire et les grammaires en tableaux.
Les consignes et modalités disciplinaires ont favorisé le bon déroulement de la leçon
Oui, l’enseignante a dit qu’elle voulait que la classe soit calme. Le silence s’installe lors de la période de lecture.
L’enseignante est intervenue adéquatement auprès des élèves en difficulté
Oui, la discipline est assez stricte en général, mais l’enseignante donne des chances à ceux qui n’ont pas leur cahier d’exercice. « La prochaine fois, tu devras avoir ton cahier d’exercice sinon il y aura une sanction. »
L’enseignante a fait participer les élèves
Oui, durant le premier exercice sur les participes passés. De plus, elle vérifie les devoirs faits à la maison avec les élèves.
Les transitions entre les activités se sont faites rapidement et dans l’ordre
Oui, les élèves sont assez disciplinés pour un groupe de deuxième secondaire. Ils font les exercices tels que demandés et ne parlent pas entre les activités.
L’aménagement du local favorisait le travail
Oui. Les bureaux sont séparés et l’enseignante est à l’avant avec le tableau. Cependant, la classe est très petite pour le grand nombre d’élèves.
3. Clôture de la leçon : vérification des apprentissages
L’enseignante a fait un retour sur les objectifs de la leçon
Non.
L’enseignante a questionné les élèves
Non.
L’enseignante ou un élève a fait le résumé de la leçon
Non.
Les élèves peuvent mettre en pratique les compétences acquises au cours de la leçon
Oui, ils ont d’ailleurs un devoir à faire sur les participes passés.
Deuxième observation
Date : 16 mars 2007
Période 2, Français, 4ème secondaire, groupe de P.É.I.
Enseignante : Josée Corbeil
1. Début de la leçon
L’enseignante accueille les élèves
Oui. Elle écrit le plan de cours au tableau et parle aux élèves avant le début du cours.
L’enseignante prend les présences
Oui. Il n’y a aucun élève absent. Elle prend aussi les fiches pour les choix de cours de 5ème secondaire. Elle répond ensuite aux questions posées par les élèves à propos de ces choix de cours.
L’enseignante a fait un rappel des connaissances antérieures
Non. Elle explique seulement ce qu’il y a à faire durant cette période-ci (c’est-à-dire lire un texte rédigé par une élève de 5ème secondaire pour son projet personnel et ensuite répondre à un questionnaire)
L’enseignante a utilisé un élément déclencher pour susciter la motivation
Oui, elle a demandé si les élèves avaient hâte d’entamer leurs projets personnels l’année suivante.
Les élèves ont manifesté de l’intérêt pour les activités proposées
Non, absolument pas. Ils ont rechigné et ont manifesté leur désaccord vis-à-vis de l’exercice.
2. Déroulement de la leçon
Les formules pédagogiques utilisées ont permis d’atteindre les objectifs de la leçon
Oui. Le plan de cours est bien défini et préétabli (il est écrit au tableau). L’enseignante le lit à voix haute : lecture, questionnaire et subordonnées complétives.
Le matériel utilisé a favorisé les apprentissages
Oui, le matériel a favorisé l’apprentissage. L’enseignante a bien utilisé le tableau, ainsi que des feuilles pour le texte et les questionnaires.
Les consignes et modalités disciplinaires ont favorisé le bon déroulement de la leçon
Oui, mais il n’y a pas trop de discipline à faire dans ce groupe.
L’enseignante est intervenue adéquatement auprès des élèves en difficulté
Oui. Lorsque l’enseignante demande le silence en disant « chut », les élèves obéissent. Ils ne parlent pas et font leurs travaux de façon consciencieuse.
L’enseignante a fait participer les élèves
Oui, spécialement lors de la lecture à haute voix des réponses au questionnaire, ainsi que lors des exercices sur les subordonnées. L’enseignante pose des questions et les élèves aussi.
Les transitions entre les activités se sont faites rapidement et dans l’ordre
Oui, il n’y a aucun problème.
L’aménagement du local favorisait le travail
Oui. Les bureaux sont disposés en rang de nion et les élèves ont des places assignées.
3. Clôture de la leçon : vérification des apprentissages
L’enseigante a fait un retour sur les objectifs de la leçon
Oui, les élèves et l’enseignante participent.
L’enseignante a questionné les élèves
Oui, spécialement sur les subordonnées.
L’enseignante ou un élève a fait le résumé de la leçon
Oui, l’enseignante demande à un élève de réviser la subordonnée complétive
Les élèves peuvent mettre en pratique les compétences acquises au cours de la leçon
Oui, mais tous les devoirs ont été complétés en classe (en groupe et avec l’enseignante).
Troisième observation :
Date : 23 mars 2007
Période 2, Univers Social, 2ème secondaire, groupe régulier
Enseignante : Renée Lépine
1. Début de la leçon
L’enseignante accueille les élèves
Oui. Elle me parle et parle aux élèves aussi avant le début de la leçon.
L’enseignante prend les présences
Oui. Elle sort une feuille et prend le nom des absents
L’enseignante a fait un rappel des connaissances antérieures
Oui. Elle parle du débat qu’ils ont fait au dernier cours et explique quelle sera la suite de ce débat.
L’enseignante a utilisé un élément déclencher pour susciter la motivation
Oui. Elle parles des accommodements raisonnables et fait un lien direct avec l’actualité.
Les élèves ont manifesté de l’intérêt pour les activités proposées
Non. Les élèves demande à quoi cet exercice leur sera utile dans la vie et parlent plus fort que l’enseignante.
2. Déroulement de la leçon
Les formules pédagogiques utilisées ont permis d’atteindre les objectifs de la leçon
Oui. L’enseignante fait lire un texte et fait faire un travail individuel par la suite (répondre à un questionnaire). Les élèves comprennent l’importance des guerres de religion et l’appliquent aux conflits d’aujourd’hui.
Le matériel utilisé a favorisé les apprentissages
Oui, ils utilisent un recueil de textes et des feuilles questionnaires pour répondre aux questions. L’enseignante a des copies de surplus puisque les élèves ont tendance à perdre facilement leurs feuilles de notes.
Les consignes et modalités disciplinaires ont favorisé le bon déroulement de la leçon
Oui. L’enseigante parle très fort pour attirer l’attention des élèves. Elle demande souvent le silence. Les élèves font leurs travaux, mais parlent aussi souvent.
L’enseignante est intervenue adéquatement auprès des élèves en difficulté
Oui. Les élèves qui posent des questions sont vus seul à seul avec l’enseignante. Elle répond adéquatement aux questions et les élèves ont moins de craintes vis-à-vis du débat qu’ils feront au prochain cours.
L’enseignante a fait participer les élèves
Comme c’était un travail individuel, les élèves ont tous participé, mais de façon individuelle.
Les transitions entre les activités se sont faites rapidement et dans l’ordre
Non, les élèves rechignaient. L’enseignante a fait plusieurs rappels à l’ordre.
L’aménagement du local favorisait le travail
Oui. Le local était assez spacieux et le groupe n’était pas nombreux.
3. Clôture de la leçon : vérification des apprentissages
L’enseigante a fait un retour sur les objectifs de la leçon
Non.
L’enseignante a questionné les élèves
Oui, elle pose des questions à ceux qui n’ont pas terminé le travail.
L’enseignante ou un élève a fait le résumé de la leçon
Non.
Les élèves peuvent mettre en pratique les compétences acquises au cours de la leçon
Oui, elle leur donne un devoir à la maison afin qu’ils poursuivent leur apprentissage.
Quatrième observation :
Date : 30 mars 2007
Période 2, Français, 4ème secondaire, groupe régulier
Enseignant : André Massé
1. Début de la leçon
L’enseignant accueille les élèves
Oui. Il dit « Bienvenue en français » au début de tous ses cours. Il fait un petit mot de bienvenue.
L’enseignant prend les présences
Non.
L’enseignant a fait un rappel des connaissances antérieures
Oui. Il parle des textes que les élèves ont lus lors du dernier cours.
L’enseignant a utilisé un élément déclencher pour susciter la motivation
Oui. Il prend environ dix minutes pour parler de l’actualité (grèves des étudiants, élections, etc.)
Les élèves ont manifesté de l’intérêt pour les activités proposées
Oui, car l’enseignant définit bien son cours : au début, il fait de la grammaire (subordonnées) et ensuite ils parlent des textes en classe, comme une plénière. Les élèves sont donc heureux de cette deuxième partie plus interactive.
2. Déroulement de la leçon
Les formules pédagogiques utilisées ont permis d’atteindre les objectifs de la leçon
Oui. L’enseignant a bien planifié son cours et a utilisé le manuel (recueil de textes) de façon appropriée. Il n’a pris toute la période pour parler de grammaire; il a alterné sa matière.
Le matériel utilisé a favorisé les apprentissages
Oui, le recueil de textes et le tableau ont été utilisés. Le tableau était très utile, puisque l’enseignant demandait aux élèves de donner des exemples de phrases qui contenaient des subordonnées complétives et d’expliquer pourquoi ils avaient choisi cette phrase. C’était très dynamique.
Les consignes et modalités disciplinaires ont favorisé le bon déroulement de la leçon
Oui. Comme l’enseignant ne tolère pas le bavardage durant son cours, les élèves savent à quoi s’attendre.
L’enseignant est intervenu adéquatement auprès des élèves en difficulté
Il n’y a pas vraiment eu d’élèves en difficulté durant cette période.
L’enseignant a fait participer les élèves
Oui, tant dans l’activité sur les participes passés que dans l’activité sur les textes. Les élèves levaient leurs mains pour répondre aux questions et en posaient d’autres à l’enseignant et à la classe.
Les transitions entre les activités se sont faites rapidement et dans l’ordre
Oui. Les élèves n’ont pas rouspété. Ils ont rangé leur cahier de grammaire et sorti leur recueil de textes sans parler.
L’aménagement du local favorisait le travail
Oui. La classe était grande et nous étionbs environ 20 en tout.
3. Clôture de la leçon : vérification des apprentissages
L’enseigant a fait un retour sur les objectifs de la leçon
Oui, il a fait un petit résumé des notions vues dans le cours.
L’enseignant a questionné les élèves
Non.
L’enseignant ou un élève a fait le résumé de la leçon
Oui.
Les élèves peuvent mettre en pratique les compétences acquises au cours de la leçon
Oui, ils avaient d’autres lectures à faire, ainsi que de l’étude sur les subordonnées en vue d’une évaluation la semaine d’après.
Cinquième observation :
Date : 16 février 2007
Période 3, Français, 1ère secondaire, group d’art dramatique
Enseignante : Nadine Ouellet
1. Début de la leçon
L’enseignante accueille les élèves
Oui. Elle parle aux élèves lorsqu’ils pénètrent dans la salle de cours.
L’enseignante prend les présences
Oui. Elle demande le silence dès le début et note les absents.
L’enseignante a fait un rappel des connaissances antérieures
Non. Elle commence la nouvelle matière du cours dès que la cloche sonne.
L’enseignante a utilisé un élément déclencher pour susciter la motivation
Oui. Elle écrit au tableau les grandes lignes de ce que sera son cours.
Les élèves ont manifesté de l’intérêt pour les activités proposées
Oui, au début de la leçon. Toutefois, ils manifestent leur désaccord avec le reste du déroulement du cours qui sera magistral (prise de notes de cours).
2. Déroulement de la leçon
Les formules pédagogiques utilisées ont permis d’atteindre les objectifs de la leçon
Oui, les élèves ont bien pris leurs notes de cours, ils posent des questions et participent activement dans cette leçon magistrale. Toutefois, ils semblent très agités vers la fin de la période.
Le matériel utilisé a favorisé les apprentissages
Oui, le tableau en particulier. En effet, l’enseignante écrit les notes de cours à prendre au tableau afin que les élèves les recopient. Toutefois, puisque ces notes sont écrites au tableau, certains élèves bavardent lorsqu’ils ont fini de retranscrire.
Les consignes et modalités disciplinaires ont favorisé le bon déroulement de la leçon
Comme les élèves semblent de plus en plus agités alors que le cours avance, l’enseignante doit arrêter la leçon afin que les élèves cessent de bavarder entre eux. De plus, certains se lèvent pour aller se moucher, d’autres pour aller poser des questions aux autres élèves. L’enseignante n’intervient pas.
L’enseignante est intervenue adéquatement auprès des élèves en difficulté
Oui, lorsque les élèves ne comprennent pas, l’enseignante répond aux questions et aux interrogations patiemment. D’ailleurs, lorsque le groupe semble ne plus suivre, elle prend une pause pour expliquer les notions ambiguës.
L’enseignante a fait participer les élèves
Oui, elle donne des exercices à travers les notes de cours et les élèves y répondent à main levée.
Les transitions entre les activités se sont faites rapidement et dans l’ordre
Non, les élèves bavardent beaucoup. Il y a énormément d’indiscipline.
L’aménagement du local favorisait le travail
Oui, puisqu’il est assez grand. Toutefois, comme il y a de grandes fenêtres, les élèves sont portés à regarder dehors assez fréquemment.
3. Clôture de la leçon : vérification des apprentissages
L’enseignante a fait un retour sur les objectifs de la leçon
Oui, elle fait un bref résumé des types de phrases.
L’enseignante a questionné les élèves
Oui, elle demande s’il y a des questions sur la matière vue en classe durant la leçon.
L’enseignante ou un élève a fait le résumé de la leçon
Oui.
Les élèves peuvent mettre en pratique les compétences acquises au cours de la leçon
Oui, elle donne d’ailleurs cinq minutes à la fin de la période afin que les élèves commencent leurs devoirs.
EDU1012-Entrevues
ENTREVUES
1) Line Larouche, Bibliothécaire
Données sur la fonction :
Mme Larouche est bibliothécaire de métier depuis trente ans et a toujours travaillé à Armand Corbeil. Sa tâche première est d’être agente de bureau (pour gérer le budget de la bibliothèque) de classe un. Elle travaille en collaboration avec une autre bibliothécaire qui a une autre fonction que la sienne. Ces deux femmes ont entre autres comme tâches d’aller acheter des livres en librairies, de faire des rencontres avec divers auteurs et de remplir des commandes spéciales pour les enseignants. De plus, elle doivent s’occuper des livres qui sont dans leur bibliothèque : elles réparent les livres abîmés, elles les préparent pour qu’ils soient présentables sur les tablettes, etc.
Comme la bibliothèque est ouverte de 7h30 à 3h30 et que les cours se terminent à 2h15, les bibliothécaires sont aussi amenées à surveiller des jeunes qui étudient à la bibliothèque en dehors des heures de classe. Elles les aident à trouver des livres et des dictionnaires, tout s’assurant que le silence est respecté. En effet, la bibliothèque le l’école Armand Corbeil est le seul endroit tranquille dans toute l’école.
Perception à l’égard de la fonction
Il y a beaucoup d’aspects positifs dans le métier de bibliothécaire : la collaboration avec les enseignants et la direction, le contact avec les jeunes, la passion pour les livres, etc. Toutefois, Mme Larouche a aussi affirmé qu’il y avait d’autres aspects un peu plus négatifs dans la profession de bibliothécaire. D’abord, certains individus de l’école (particulièrement certains enseignants) viennent relaxer dans la bibliothèque. Ils ne lisent pas. Ils ne consultent aucun ouvrage. Ils sont en quelque sorte des parasites de la bibliothèque. Par ailleurs, il arrive que des enseignants laissent la bibliothécaire se débrouiller toute seule avec leur groupe d’élèves et s’en vont de la bibliothèque durant toute la période.
Avec les élèves, les aspects sont plutôt positif. Les étudiants sont très respectueux les uns envers les autres et envers les livres. Le problème le plus important avec ces élèves réside dans l’amende qu’ils doivent payer lorsqu’ils remettent leur livre en retard. Parfois, les bibliothécaires doivent aller jusqu’à la direction si les élèves ne payent pas leur amende de 0,05$ par jour.
Mme Larouche a aussi nommé un autre inconvénient en ce qui concerne la bibliothèque : celle-ci ne contient pas assez d’ordinateurs pour satisfaire les élèves qui veulent les consulter. Comme il n’y a pas d’autres salles d’ordinateurs dans l’école, les bibliothécaires doivent gérer l’accès à Internet. Parfois, ceci amène des inconvénients, car les élèves utilisent Internet pour chatter, pour aller voir leur courriel ou pour consulter des sites Web inconvenants (ex. sites pornographiques).
2) Lucien Gingras, Technicien en loisirs
Données sur la fonction
Pour être technicien en loisirs, M. Gingras a effectué un DEC en loisirs, un baccalauréat en éducation et plusieurs formations parallèles. Il a commencé en 1974 dans la même commission scolaire que celle de l’école Armand Corbeil. Il est arrivé dans cette école en 1978 et a expérimenté plusieurs activités avec les jeunes (ex. dix jours d’activités par année). Ceci lui amenait beaucoup de tâches et peu de contacts avec les élèves. Comme son but premier était de travailler en constante collaboration avec les étudiants, il a décidé de leur laisser une grande place dans la prise en charge de certaines activités parascolaires (ex. comité du bal, comité de l’album des finissants, comité des élèves, etc.) Par ailleurs, des activités comme les « midis ciné », la radio étudiante, les journées d’Halloween, de Noël et les journées blanches sont aussi gérées en grande partie par les étudiants. Une des tâches de M. Gingras est de garder un budget approprié pour ces activités.
M. Gingras assiste à beaucoup de réunions des comités est a comme tâche d’être le médiateur. En effet, ces réunions sont le lieu de divers conflits. De plus, en tant que technicien des loisirs, M. Gingras a la tâche de bâtir les comités et de sortir les élèves qui dérangent dans ces comités. Par exemple, si un élève ne met pas d’effort dans le comité, il en sera retiré. Cet homme travaille avec des élèves qui eux aussi veulent travailler.
Contrairement aux autres techniciens en loisirs, M. Gingras n’a pas de ligne de conduite de la part de la direction. Il a le champ libre pour planifier des activités.
Perception à l’égard de la fonction
La fonction de technicien en loisirs n’a pas beaucoup d’inconvénients, selon M. Gingras. Cependant, il affirme que ce métier demande énormément d’énergie et de dévotion, puisque les techniciens en loisirs doivent travailler aussi en dehors de l’école. Ils doivent toujours être en collaboration avec les enseignants et les élèves.
Il y a de nombreux points positifs dans cette profession : la contact avec les jeunes, le lien de confiance qui s’installe avec eux (ex. lorsqu’il leur donne l’argent du budget pour une sortie ou une activité), etc. Son rôle est de responsabiliser les jeunes tout en étant un genre de guide pour eux.
3) Robert Brault, Technicien d’animation de vie spirituelle et d’engagement communautaire
Données sur la fonction
Avant, ce métier s’appelait « Animateur en pastorale », mais le titre a changé à cause de la déconfessionnalisation dans les écoles. Depuis 2000, les écoles ont une autonomie face à la religion, ce qui amène la disparition des cours d’enseignement moral et religieux pour éviter de contredire la charte des droits et libertés (la disparition aura lieu en 2008). Le futur cours se nommera : « Éthique et culture religieuse ».
En tant que technicien d’animation de vie spirituelle et d’engagement communautaire, M. Brault a deux objectifs : approfondir la vie spirituelle et l’engagement communautaire. Le premier objectif vise le domaine de l’intériorité et des choix fondamentaux et le deuxième vise surtout l’ouverture sur le milieu environnant. Les jeunes, en collaboration avec M. Brault, peuvent s’engager dans leur communauté en faisant du bénévolat, ce qui favorise le lien entre les organismes extérieurs et l’école. Il guide aussi les élèves à travers une ouverture sur le milieu de l’école. Il les amène à s’impliquer activement dans des activités comme Amnistie Internationale, les paniers de Noël, l’aide aux devoirs, etc.
Il est présent tant dans les écoles primaires que secondaires : ceci qui favorise le passage entre ces deux niveaux scolaires pour les jeunes. Il a un horaire assez varié.
Perception à l’égard de la fonction
M. Brault apprécie son travail et ne trouve pas de point négatif majeur au métier de technicien d’animation de vie spirituelle et d’engagement communautaire. Toutefois, il affirme qu’il est très difficile aujourd’hui d’avoir un poste dans les commissions scolaires en tant que technicien d’animation de vie spirituelle et d’engagement communautaire, puisqu’on n’engage qu’une douzaine de ces techniciens par commission scolaire.
4) André Massé, Enseignant en français représentant l’instance syndicale
Données sur la fonction
M. Massé est un délégué syndical. Il affirme que le syndicalisme est une bonne chose et qu’il amène un rapport de force plus équitable dans les écoles. Grâce au syndicat, les enseignants peuvent contrer les abus de pouvoir. Collectivement, les enseignants peuvent s’activer pour proclamer leurs choix et leurs décisions sans avoir peur des conséquences. Ils ont le droit de parole sur tout et la direction ne peut pas les empêcher de s’exprimer. Selon M. Massé, lorsqu’il y a une hiérarchie, les patrons veulent rentabiliser et rendre l’institution plus productive; il en va de même dans les écoles. Toutefois, maintenant que les enseignants au public font tous partie du syndicat, ils ne sont plus contrôlés par le « dogme directorial ».
Les réunions se font de manière démocratique. Dans les assemblées, chaque membre a son mot à dire sur le budget et sur le bilan financier.
Voici le graphique que M. Massé a fait pour expliquer la hiérarchie du syndicat :
CSQ
FSE
SERM (syndicat de région. Les représentants sont élus. Ex. M. Massé)
MEMBRE (tous les enseignants)
Perception à l’égard de la fonction
M. Massé affirme qu’il n’y a pas assez de délégués syndicaux, car cet emploi n’est pas rémunéré. Le temps qu’ils font n’est pas reconnu et les enseignants ne veulent pas s’impliquer dans un projet qui leur prend du temps et qui n’est pas payé. Cependant, M. Massé dit que les enseignants devraient faire preuve de plus de solidarité et assister à plus de réunions syndicales.
Un des points positifs de cette fonction et de l’instance syndicale est que les représentants ont de très bons rapports avec la direction. Il n’y a pas de confrontation. La plupart du temps, ils obtiennent un consensus, car il y a toujours un arbitre qui est présent sur place pour trancher les décisions.
EDU1012- Ressources
Voici la source que j'ai trouvée:
http://www.fse.qc.net/fra/default.asp
Il s'agit du site internet de la Fédération de syndicats de l'enseignement au Québec. C'est un site très utile, spécialement pour savoir comment fonctionne le syndicat. De plus, il y a d'excellents articles sur différents sujets (religion, violence, équité salariale, droits des enseignants, des élèves et des parents, etc.)
Comme nos répondants étaient des représentants syndicaux, notre groupe a été conscientisé sur l'importance de bien connaître le syndicat auquel nous serons associé dans quelques années.
EDU1012-Rapport de stage
Redécouverte du secondaire
16 février 2007
Il y a de cela deux semaines, j’ai eu mon premier stage à l’école Armand Corbeil, à Terrebonne. Je dois avouer que j’étais assez anxieuse. J’étais nerveuse de replonger dans cette foule d’adolescents, de ne pas être capable de m’orienter dans les corridors, de ne pas être à la hauteur des exigences du stage, etc. Bref, il y avait une foule de petits tracas qui envahissaient mon esprit et qui me rendaient vulnérable. Cependant, bien que j’appréhendais un peu cette journée, j’étais aussi extrêmement excitée de connaître mon futur milieu de travail. J’avais hâte d’enfin avoir une autre perspective que celle d’un étudiant ; je voulais savoir ce que c’était que d’être un enseignant.
Cette journée a été captivante et enrichissante. Non seulement nos répondants ont été accueillants, chaleureux et prévenants, mais les élèves m’ont aussi bien acceptée. Je me suis tellement amusée que je ne voulais pas que la journée se termine ; j’avais déjà hâte au stage suivant! Ce premier stage a été une redécouverte complète de l’école secondaire. Je ne me rappelais plus à quel point l’ambiance était grisante et les cours étaient fascinants. Dès le premier cours, j’ai eu la chance d’observer un groupe de troisième secondaire qui était un peu perturbateur. J’étais en éducation physique et l’enseignant était fraîchement sorti de l’université. J’ai donc pu voir comment cet enseignant réagissait avec les élèves au comportement turbulent. On m’a ensuite amenée dans un groupe du programme régulier en histoire de quatrième secondaire. Cette fois-ci, les élèves étaient beaucoup plus calmes. L’enseignant donnait sa matière avec passion et les étudiants semblaient être accrochés à ses lèvres. Le dernier cours était en français. Il s’agissait d’un groupe de P.É.I (Programme d’éducation internationale) de deuxième secondaire. J’ai bien aimé pouvoir comparer la différence entre le régulier et le P.É.I. De plus, j’ai pu noter certaines nuances dans la méthode d’enseignement.
Somme toute, le stress que je vivais au tout début de la journée a fait place à un engouement certain pour cette polyvalente, ainsi que pour l’enseignement. Les enseignants et les jeunes m’ont surprise dans leur manière d’agir avec moi. En effet, ils ont tout fait pour que je me sente à l’aise. J’ai été comblée par cette première journée et je souhaite que les autres seront tout aussi amusantes.
Ma perception des adolescents
9 mars 2007
Bien que je n’aie eu que deux journées complètes de stage, j’ai pu poser un regard sur les adolescents qui étudient à l’école Armand Corbeil. Les observations que j’ai retenues étaient nettement différentes que lorsque j’ai moi-même étudié au secondaire. En effet, le fait d’être plus âgée, d’avoir eu quelques cours de pédagogie et de faire partie de l’équipe des enseignants me pousse à émettre un jugement plus détaché et plus profond des jeunes d’aujourd’hui.
Comme l’école dans laquelle je fais un stage est une école multiprogrammes, j’ai pu remarquer qu’il y avait de nombreuses dissemblances, parfois marquantes et parfois latentes, entre les groupes d’étudiants du régulier, de l’international, des arts dramatiques, etc. Tant par leur comportement que par leur allure générale (tenues vestimentaires, posture, etc.), j’ai vu que les adolescents n’étaient pas une masse informe. Cette image préconçue des jeunes d’aujourd’hui a été vite chassée de mon esprit lorsque je me suis mise à analyser les groupes dans les cours auxquels j’ai assisté. Les adolescents ne sont pas tous en « crise » et ne veulent pas à tout prix se démarquer des autres. Certains d’entre eux ont un style vestimentaire extravagant ou un langage qui leur est propre, mais je crois que notre opinion d’eux ne doit pas s’arrêter là. Au contraire, j’ai remarqué que la plupart des adolescents sont intéressés par les cours (particulièrement par le français, l’histoire et les sciences physiques). Par ailleurs, les enseignants sont souvent préoccupés par la vie personnelle de leurs élèves. Ces derniers sont alors plus motivés à aller aux cours et à s’impliquer dans les activités scolaires et parascolaires offertes par l’école.
Évidemment, il peut survenir quelques problèmes dans les classes. J’ai noté que les cours d’éducation physique étaient propices aux difficultés de gestion de classe. Les jeunes profitent de leur liberté, due au fait que l’ordre de la classe soit différent des autres matières scolaires, pour déjouer les règles préétablies dans l’école. J’ai vu des élèves manquer de respect envers leur enseignant, car celui-ci n’avait pas un plan précis de ce qui allait se passer dans le cours. Je crois fortement que les enseignants ne doivent pas baisser les bras dans ces cas problématiques. Je n’ai pas eu encore le temps de bien observer les méthodes de gestion de classe, mais je peux affirmer jusqu’à maintenant que les enseignants qui ont une bonne discipline, qui traitent les étudiants en adultes et qui les respectent totalement ont une bonne relation « prof/élève ».
En conclusion, les adolescents sont souvent bien différents les uns des autres, que ce soit à cause de leur programme, de leur niveau d’étude, de leur âge, de leur sexe, etc. Ces distinctions enrichissent notre vision des jeunes et nous font découvrir une facette de notre vie où tout n’était que changements. Les adolescents sont en quête d’identité ; c’est un fait. En tant que futurs enseignants, nous devons les voir comme des adultes en devenir et nous devons les pousser à s’identifier à l’école.
Une bataille inattendue
23 mars 2007
Tout d’abord, je tiens à préciser que les cours auxquels j’ai assisté durant mes quatre journées de stage se sont pratiquement tous déroulés sans anicroche. Les élèves étaient attentifs ; ils écoutaient les consignes et les explications de l’enseignant et faisaient leurs travaux en silence. Je n’ai vécu qu’une seule et unique situation plus problématique le vendredi 16 mars 2007.
L’événement s’est déroulé lors de la dernière période de la semaine. J’étais dans une classe d’anglais de niveau quatrième secondaire, mais la plupart des jeunes avaient dix-sept ou dix-huit ans. L’enseignante, une jeune femme dans la vingtaine, avait décidé de donner un thème précis à son cours : la Saint Patrick. Les élèves, quoi qu’un peu agités par la fin de semaine qui approchait à grands pas et par ce thème inhabituel, étaient à tout le moins assez disciplinés. L’enseignante décida de faire participer toute la classe à certaines activités telles que lire des prières et des blagues irlandaises. Le cours se déroulait à merveille jusqu’à ce qu’un élève se lève pour aller chercher un dictionnaire en avant de la classe. Cet élève semblait légèrement en retrait par rapport aux autres. Les autres étudiants ne lui parlaient pas du tout durant le cours : selon moi, il était rejeté par ses pairs. Le garçon alla donc chercher un dictionnaire à côté du pupitre d’un autre élève. Ce dernier avait une attitude railleuse et déplaisante depuis le début de cours. De plus, il était nettement plus grand et bâti que l’élève reclus. Alors que l’enseignante avait le dos tourné, le garçon assis près des dictionnaires se rua sur le plus petit. Sans crier gare, il se mit à le rouer de coups de poings. En entendant le vacarme causé par cette bataille, l’enseignante se retourna et dit d’une voix calme : « Mais que se passe-t-il ici ? Séparez-vous immédiatement ou vous en subirez les conséquences. » Le grand gaillard repoussa le plus petit, qui tomba à la renverse. L’enseignante, qui était enceinte, restait loin des deux garçons mais leur demanda de venir lui montrer tour à tour leur agenda afin de les suspendre du cours. Elle les envoya séparément voir le directeur par la suite.
J’ai été agréablement surprise par l’attitude de l’enseignante. Elle a su garder son sang-froid dans une situation dangereuse pour elle, pour son enfant, pour ses élèves et pour les deux jeunes qui se battaient. Elle m’a avoué qu’il ne servait à rien de s’énerver dans ce genre de situations. « On ne combat pas le feu par le feu » m’a-t-elle dit. Je suis tout à fait d’accord. Cependant, je dois avouer que j’aurais eu beaucoup de difficulté à rester impassible devant cette bataille, spécialement si la vie de mon enfant est en jeu. J’ai énormément de respect et d’admiration pour cette enseignante. J’espère sincèrement pouvoir réagir de cette façon lors des futures situations problématiques qui surviendront dans mes cours.
OBSERVATIONS EN CLASSE
Première observation :
Date : 16 février 2007
Période 1, Français, 2ème secondaire, groupe régulier
1. Début de la leçon
L’enseignante accueille les élèves
Oui, elle salue la classe, malgré son retard de dix minutes. Elle est surprise de ma présence.
L’enseignante prend les présences
Oui. Il n’y a aucun élève absent, uniquement des retardataires qui étaient partis pendant que l’enseignante n’y était pas. La prise de présence se fait de façon orale.
L’enseignante a fait un rappel des connaissances antérieures
Non. Elle mentionne seulement qu’ils avaient vus les participes passés au cours de l’année.
L’enseignante a utilisé un élément déclencher pour susciter la motivation
Non, elle commence la matière directement.
Les élèves ont manifesté de l’intérêt pour les activités proposées
Par vraiment, mais la participation est assez bonne lors de l’exercice sur les participes passés.
2. Déroulement de la leçon
Les formules pédagogiques utilisées ont permis d’atteindre les objectifs de la leçon
Oui. Il semble y avoir une bonne compréhension des participes passés. Il y a un travail en groupe qui suit l’explication orale et ensuite l’enseignante fait faire un travail individuel sur les participes passés.
Le matériel utilisé a favorisé les apprentissages
Oui, le tableau capte l’attention des élèves. L’enseignante fait aussi travailler les élèves avec le dictionnaire et les grammaires en tableaux.
Les consignes et modalités disciplinaires ont favorisé le bon déroulement de la leçon
Oui, l’enseignante a dit qu’elle voulait que la classe soit calme. Le silence s’installe lors de la période de lecture.
L’enseignante est intervenue adéquatement auprès des élèves en difficulté
Oui, la discipline est assez stricte en général, mais l’enseignante donne des chances à ceux qui n’ont pas leur cahier d’exercice. « La prochaine fois, tu devras avoir ton cahier d’exercice sinon il y aura une sanction. »
L’enseignante a fait participer les élèves
Oui, durant le premier exercice sur les participes passés. De plus, elle vérifie les devoirs faits à la maison avec les élèves.
Les transitions entre les activités se sont faites rapidement et dans l’ordre
Oui, les élèves sont assez disciplinés pour un groupe de deuxième secondaire. Ils font les exercices tels que demandés et ne parlent pas entre les activités.
L’aménagement du local favorisait le travail
Oui. Les bureaux sont séparés et l’enseignante est à l’avant avec le tableau. Cependant, la classe est très petite pour le grand nombre d’élèves.
3. Clôture de la leçon : vérification des apprentissages
L’enseignante a fait un retour sur les objectifs de la leçon
Non.
L’enseignante a questionné les élèves
Non.
L’enseignante ou un élève a fait le résumé de la leçon
Non.
Les élèves peuvent mettre en pratique les compétences acquises au cours de la leçon
Oui, ils ont d’ailleurs un devoir à faire sur les participes passés.
Deuxième observation
Date : 16 mars 2007
Période 2, Français, 4ème secondaire, groupe de P.É.I.
1. Début de la leçon
L’enseignante accueille les élèves
Oui. Elle écrit le plan de cours au tableau et parle aux élèves avant le début du cours.
L’enseignante prend les présences
Oui. Il n’y a aucun élève absent. Elle prend aussi les fiches pour les choix de cours de 5ème secondaire. Elle répond ensuite aux questions posées par les élèves à propos de ces choix de cours.
L’enseignante a fait un rappel des connaissances antérieures
Non. Elle explique seulement ce qu’il y a à faire durant cette période-ci (c’est-à-dire lire un texte rédigé par une élève de 5ème secondaire pour son projet personnel et ensuite répondre à un questionnaire)
L’enseignante a utilisé un élément déclencher pour susciter la motivation
Oui, elle a demandé si les élèves avaient hâte d’entamer leurs projets personnels l’année suivante.
Les élèves ont manifesté de l’intérêt pour les activités proposées
Non, absolument pas. Ils ont rechigné et ont manifesté leur désaccord vis-à-vis de l’exercice.
2. Déroulement de la leçon
Les formules pédagogiques utilisées ont permis d’atteindre les objectifs de la leçon
Oui. Le plan de cours est bien défini et préétabli (il est écrit au tableau). L’enseignante le lit à voix haute : lecture, questionnaire et subordonnées complétives.
Le matériel utilisé a favorisé les apprentissages
Oui, le matériel a favorisé l’apprentissage. L’enseignante a bien utilisé le tableau, ainsi que des feuilles pour le texte et les questionnaires.
Les consignes et modalités disciplinaires ont favorisé le bon déroulement de la leçon
Oui, mais il n’y a pas trop de discipline à faire dans ce groupe.
L’enseignante est intervenue adéquatement auprès des élèves en difficulté
Oui. Lorsque l’enseignante demande le silence en disant « chut », les élèves obéissent. Ils ne parlent pas et font leurs travaux de façon consciencieuse.
L’enseignante a fait participer les élèves
Oui, spécialement lors de la lecture à haute voix des réponses au questionnaire, ainsi que lors des exercices sur les subordonnées. L’enseignante pose des questions et les élèves aussi.
Les transitions entre les activités se sont faites rapidement et dans l’ordre
Oui, il n’y a aucun problème.
L’aménagement du local favorisait le travail
Oui. Les bureaux sont disposés en rang de nions et les élèves ont des places assignées.
3. Clôture de la leçon : vérification des apprentissages
L’enseignante a fait un retour sur les objectifs de la leçon
Oui, les élèves et l’enseignante participent.
L’enseignante a questionné les élèves
Oui, spécialement sur les subordonnées.
L’enseignante ou un élève a fait le résumé de la leçon
Oui, l’enseignante demande à un élève de réviser la subordonnée complétive
Les élèves peuvent mettre en pratique les compétences acquises au cours de la leçon
Oui, mais tous les devoirs ont été complétés en classe (en groupe et avec l’enseignante).
Troisième observation :
Date : 23 mars 2007
Période 2, Univers Social, 2ème secondaire, groupe régulier
1. Début de la leçon
L’enseignante accueille les élèves
Oui. Elle me parle et parle aux élèves aussi avant le début de la leçon.
L’enseignante prend les présences
Oui. Elle sort une feuille et prend le nom des absents
L’enseignante a fait un rappel des connaissances antérieures
Oui. Elle parle du débat qu’ils ont fait au dernier cours et explique quelle sera la suite de ce débat.
L’enseignante a utilisé un élément déclencher pour susciter la motivation
Oui. Elle parles des accommodements raisonnables et fait un lien direct avec l’actualité.
Les élèves ont manifesté de l’intérêt pour les activités proposées
Non. Les élèves demande à quoi cet exercice leur sera utile dans la vie et parlent plus fort que l’enseignante.
2. Déroulement de la leçon
Les formules pédagogiques utilisées ont permis d’atteindre les objectifs de la leçon
Oui. L’enseignante fait lire un texte et fait faire un travail individuel par la suite (répondre à un questionnaire). Les élèves comprennent l’importance des guerres de religion et l’appliquent aux conflits d’aujourd’hui.
Le matériel utilisé a favorisé les apprentissages
Oui, ils utilisent un recueil de textes et des feuilles questionnaires pour répondre aux questions. L’enseignante a des copies de surplus puisque les élèves ont tendance à perdre facilement leurs feuilles de notes.
Les consignes et modalités disciplinaires ont favorisé le bon déroulement de la leçon
Oui. L’enseignante parle très fort pour attirer l’attention des élèves. Elle demande souvent le silence. Les élèves font leurs travaux, mais parlent aussi souvent.
L’enseignante est intervenue adéquatement auprès des élèves en difficulté
Oui. Les élèves qui posent des questions sont vus seul à seul avec l’enseignante. Elle répond adéquatement aux questions et les élèves ont moins de craintes vis-à-vis du débat qu’ils feront au prochain cours.
L’enseignante a fait participer les élèves
Comme c’était un travail individuel, les élèves ont tous participé, mais de façon individuelle.
Les transitions entre les activités se sont faites rapidement et dans l’ordre
Non, les élèves rechignaient. L’enseignante a fait plusieurs rappels à l’ordre.
L’aménagement du local favorisait le travail
Oui. Le local était assez spacieux et le groupe n’était pas nombreux.
3. Clôture de la leçon : vérification des apprentissages
L’enseignante a fait un retour sur les objectifs de la leçon
Non.
L’enseignante a questionné les élèves
Oui, elle pose des questions à ceux qui n’ont pas terminé le travail.
L’enseignante ou un élève a fait le résumé de la leçon
Non.
Les élèves peuvent mettre en pratique les compétences acquises au cours de la leçon
Oui, elle leur donne un devoir à la maison afin qu’ils poursuivent leur apprentissage.
Quatrième observation :
Date : 30 mars 2007
Période 2, Français, 4ème secondaire, groupe régulier
1. Début de la leçon
L’enseignant accueille les élèves
Oui. Il dit « Bienvenue en français » au début de tous ses cours. Il fait un petit mot de bienvenue.
L’enseignant prend les présences
Non.
L’enseignant a fait un rappel des connaissances antérieures
Oui. Il parle des textes que les élèves ont lus lors du dernier cours.
L’enseignant a utilisé un élément déclencher pour susciter la motivation
Oui. Il prend environ dix minutes pour parler de l’actualité (grèves des étudiants, élections, etc.)
Les élèves ont manifesté de l’intérêt pour les activités proposées
Oui, car l’enseignant définit bien son cours : au début, il fait de la grammaire (subordonnées) et ensuite ils parlent des textes en classe, comme une plénière. Les élèves sont donc heureux de cette deuxième partie plus interactive.
2. Déroulement de la leçon
Les formules pédagogiques utilisées ont permis d’atteindre les objectifs de la leçon
Oui. L’enseignant a bien planifié son cours et a utilisé le manuel (recueil de textes) de façon appropriée. Il n’a pris toute la période pour parler de grammaire; il a alterné sa matière.
Le matériel utilisé a favorisé les apprentissages
Oui, le recueil de textes et le tableau ont été utilisés. Le tableau était très utile, puisque l’enseignant demandait aux élèves de donner des exemples de phrases qui contenaient des subordonnées complétives et d’expliquer pourquoi ils avaient choisi cette phrase. C’était très dynamique.
Les consignes et modalités disciplinaires ont favorisé le bon déroulement de la leçon
Oui. Comme l’enseignant ne tolère pas le bavardage durant son cours, les élèves savent à quoi s’attendre.
L’enseignant est intervenu adéquatement auprès des élèves en difficulté
Il n’y a pas vraiment eu d’élèves en difficulté durant cette période.
L’enseignant a fait participer les élèves
Oui, tant dans l’activité sur les participes passés que dans l’activité sur les textes. Les élèves levaient leurs mains pour répondre aux questions et en posaient d’autres à l’enseignant et à la classe.
Les transitions entre les activités se sont faites rapidement et dans l’ordre
Oui. Les élèves n’ont pas rouspété. Ils ont rangé leur cahier de grammaire et sorti leur recueil de textes sans parler.
L’aménagement du local favorisait le travail
Oui. La classe était grande et nous étions environ 20 en tout.
3. Clôture de la leçon : vérification des apprentissages
L’enseignant a fait un retour sur les objectifs de la leçon
Oui, il a fait un petit résumé des notions vues dans le cours.
L’enseignant a questionné les élèves
Non.
L’enseignant ou un élève a fait le résumé de la leçon
Oui.
Les élèves peuvent mettre en pratique les compétences acquises au cours de la leçon
Oui, ils avaient d’autres lectures à faire, ainsi que de l’étude sur les subordonnées en vue d’une évaluation la semaine d’après.
Cinquième observation :
Date : 16 février 2007
Période 3, Français, 1ère secondaire, group d’art dramatique
1. Début de la leçon
L’enseignante accueille les élèves
Oui. Elle parle aux élèves lorsqu’ils pénètrent dans la salle de cours.
L’enseignante prend les présences
Oui. Elle demande le silence dès le début et note les absents.
L’enseignante a fait un rappel des connaissances antérieures
Non. Elle commence la nouvelle matière du cours dès que la cloche sonne.
L’enseignante a utilisé un élément déclencher pour susciter la motivation
Oui. Elle écrit au tableau les grandes lignes de ce que sera son cours.
Les élèves ont manifesté de l’intérêt pour les activités proposées
Oui, au début de la leçon. Toutefois, ils manifestent leur désaccord avec le reste du déroulement du cours qui sera magistral (prise de notes de cours).
2. Déroulement de la leçon
Les formules pédagogiques utilisées ont permis d’atteindre les objectifs de la leçon
Oui, les élèves ont bien pris leurs notes de cours, ils posent des questions et participent activement dans cette leçon magistrale. Toutefois, ils semblent très agités vers la fin de la période.
Le matériel utilisé a favorisé les apprentissages
Oui, le tableau en particulier. En effet, l’enseignante écrit les notes de cours à prendre au tableau afin que les élèves les recopient. Toutefois, puisque ces notes sont écrites au tableau, certains élèves bavardent lorsqu’ils ont fini de retranscrire.
Les consignes et modalités disciplinaires ont favorisé le bon déroulement de la leçon
Comme les élèves semblent de plus en plus agités alors que le cours avance, l’enseignante doit arrêter la leçon afin que les élèves cessent de bavarder entre eux. De plus, certains se lèvent pour aller se moucher, d’autres pour aller poser des questions aux autres élèves. L’enseignante n’intervient pas.
L’enseignante est intervenue adéquatement auprès des élèves en difficulté
Oui, lorsque les élèves ne comprennent pas, l’enseignante répond aux questions et aux interrogations patiemment. D’ailleurs, lorsque le groupe semble ne plus suivre, elle prend une pause pour expliquer les notions ambiguës.
L’enseignante a fait participer les élèves
Oui, elle donne des exercices à travers les notes de cours et les élèves y répondent à main levée.
Les transitions entre les activités se sont faites rapidement et dans l’ordre
Non, les élèves bavardent beaucoup. Il y a énormément d’indiscipline.
L’aménagement du local favorisait le travail
Oui, puisqu’il est assez grand. Toutefois, comme il y a de grandes fenêtres, les élèves sont portés à regarder dehors assez fréquemment.
3. Clôture de la leçon : vérification des apprentissages
L’enseignante a fait un retour sur les objectifs de la leçon
Oui, elle fait un bref résumé des types de phrases.
L’enseignante a questionné les élèves
Oui, elle demande s’il y a des questions sur la matière vue en classe durant la leçon.
L’enseignante ou un élève a fait le résumé de la leçon
Oui.
Les élèves peuvent mettre en pratique les compétences acquises au cours de la leçon
Oui, elle donne d’ailleurs cinq minutes à la fin de la période afin que les élèves commencent leurs devoirs.
ENTREVUES
1) Johanne Larouche (nom fictif), Bibliothécaire
Données sur la fonction :
Mme Larouche est bibliothécaire de métier depuis trente ans et a toujours travaillé à Armand Corbeil. Sa tâche première est d’être agente de bureau (pour gérer le budget de la bibliothèque) de classe un. Elle travaille en collaboration avec une autre bibliothécaire qui a une autre fonction que la sienne. Ces deux femmes ont entre autres comme tâches d’aller acheter des livres en librairies, de faire des rencontres avec divers auteurs et de remplir des commandes spéciales pour les enseignants. De plus, elle doivent s’occuper des livres qui sont dans leur bibliothèque : elles réparent les livres abîmés, elles les préparent pour qu’ils soient présentables sur les tablettes, etc.
Comme la bibliothèque est ouverte de 7h30 à 3h30 et que les cours se terminent à 2h15, les bibliothécaires sont aussi amenées à surveiller des jeunes qui étudient à la bibliothèque en dehors des heures de classe. Elles les aident à trouver des livres et des dictionnaires, tout s’assurant que le silence est respecté. En effet, la bibliothèque le l’école Armand Corbeil est le seul endroit tranquille dans toute l’école.
Perception à l’égard de la fonction
Il y a beaucoup d’aspects positifs dans le métier de bibliothécaire : la collaboration avec les enseignants et la direction, le contact avec les jeunes, la passion pour les livres, etc. Toutefois, Mme Larouche a aussi affirmé qu’il y avait d’autres aspects un peu plus négatifs dans la profession de bibliothécaire. D’abord, certains individus de l’école (particulièrement certains enseignants) viennent relaxer dans la bibliothèque. Ils ne lisent pas. Ils ne consultent aucun ouvrage. Ils sont en quelque sorte des parasites de la bibliothèque. Par ailleurs, il arrive que des enseignants laissent la bibliothécaire se débrouiller toute seule avec leur groupe d’élèves et s’en vont de la bibliothèque durant toute la période.
Avec les élèves, les aspects sont plutôt positif. Les étudiants sont très respectueux les uns envers les autres et envers les livres. Le problème le plus important avec ces élèves réside dans l’amende qu’ils doivent payer lorsqu’ils remettent leur livre en retard. Parfois, les bibliothécaires doivent aller jusqu’à la direction si les élèves ne payent pas leur amende de 0,05$ par jour.
Mme Larouche a aussi nommé un autre inconvénient en ce qui concerne la bibliothèque : celle-ci ne contient pas assez d’ordinateurs pour satisfaire les élèves qui veulent les consulter. Comme il n’y a pas d’autres salles d’ordinateurs dans l’école, les bibliothécaires doivent gérer l’accès à Internet. Parfois, ceci amène des inconvénients, car les élèves utilisent Internet pour chatter, pour aller voir leur courriel ou pour consulter des sites Web inconvenants (ex. sites pornographiques).
2) Lucien Gingras(nom fictif), Technicien en loisirs
Données sur la fonction
Pour être technicien en loisirs, M. Gingras a effectué un DEC en loisirs, un baccalauréat en éducation et plusieurs formations parallèles. Il a commencé en 1974 dans la même commission scolaire que celle de l’école Armand Corbeil. Il est arrivé dans cette école en 1978 et a expérimenté plusieurs activités avec les jeunes (ex. dix jours d’activités par année). Ceci lui amenait beaucoup de tâches et peu de contacts avec les élèves. Comme son but premier était de travailler en constante collaboration avec les étudiants, il a décidé de leur laisser une grande place dans la prise en charge de certaines activités parascolaires (ex. comité du bal, comité de l’album des finissants, comité des élèves, etc.) Par ailleurs, des activités comme les « midis ciné », la radio étudiante, les journées d’Halloween, de Noël et les journées blanches sont aussi gérées en grande partie par les étudiants. Une des tâches de M. Gingras est de garder un budget approprié pour ces activités.
M. Gingras assiste à beaucoup de réunions des comités est a comme tâche d’être le médiateur. En effet, ces réunions sont le lieu de divers conflits. De plus, en tant que technicien des loisirs, M. Gingras a la tâche de bâtir les comités et de sortir les élèves qui dérangent dans ces comités. Par exemple, si un élève ne met pas d’effort dans le comité, il en sera retiré. Cet homme travaille avec des élèves qui eux aussi veulent travailler.
Contrairement aux autres techniciens en loisirs, M. Gingras n’a pas de ligne de conduite de la part de la direction. Il a le champ libre pour planifier des activités.
Perception à l’égard de la fonction
La fonction de technicien en loisirs n’a pas beaucoup d’inconvénients, selon M. Gingras. Cependant, il affirme que ce métier demande énormément d’énergie et de dévotion, puisque les techniciens en loisirs doivent travailler aussi en dehors de l’école. Ils doivent toujours être en collaboration avec les enseignants et les élèves.
Il y a de nombreux points positifs dans cette profession : la contact avec les jeunes, le lien de confiance qui s’installe avec eux (ex. lorsqu’il leur donne l’argent du budget pour une sortie ou une activité), etc. Son rôle est de responsabiliser les jeunes tout en étant un genre de guide pour eux.
3) Daniel Brault (nom fictif), Technicien d’animation de vie spirituelle et d’engagement communautaire
Données sur la fonction
Avant, ce métier s’appelait « Animateur en pastorale », mais le titre a changé à cause de la déconfessionnalisation dans les écoles. Depuis 2000, les écoles ont une autonomie face à la religion, ce qui amène la disparition des cours d’enseignement moral et religieux pour éviter de contredire la charte des droits et libertés (la disparition aura lieu en 2008). Le futur cours se nommera : « Éthique et culture religieuse ».
En tant que technicien d’animation de vie spirituelle et d’engagement communautaire, M. Brault a deux objectifs : approfondir la vie spirituelle et l’engagement communautaire. Le premier objectif vise le domaine de l’intériorité et des choix fondamentaux et le deuxième vise surtout l’ouverture sur le milieu environnant. Les jeunes, en collaboration avec M. Brault, peuvent s’engager dans leur communauté en faisant du bénévolat, ce qui favorise le lien entre les organismes extérieurs et l’école. Il guide aussi les élèves à travers une ouverture sur le milieu de l’école. Il les amène à s’impliquer activement dans des activités comme Amnistie Internationale, les paniers de Noël, l’aide aux devoirs, etc.
Il est présent tant dans les écoles primaires que secondaires : ceci qui favorise le passage entre ces deux niveaux scolaires pour les jeunes. Il a un horaire assez varié.
Perception à l’égard de la fonction
M. Brault apprécie son travail et ne trouve pas de point négatif majeur au métier de technicien d’animation de vie spirituelle et d’engagement communautaire. Toutefois, il affirme qu’il est très difficile aujourd’hui d’avoir un poste dans les commissions scolaires en tant que technicien d’animation de vie spirituelle et d’engagement communautaire, puisqu’on n’engage qu’une douzaine de ces techniciens par commission scolaire.
4) André Massé (nom réel), Enseignant en français représentant l’instance syndicale
Données sur la fonction
M. Massé est un délégué syndical. Il affirme que le syndicalisme est une bonne chose et qu’il amène un rapport de force plus équitable dans les écoles. Grâce au syndicat, les enseignants peuvent contrer les abus de pouvoir. Collectivement, les enseignants peuvent s’activer pour proclamer leurs choix et leurs décisions sans avoir peur des conséquences. Ils ont le droit de parole sur tout et la direction ne peut pas les empêcher de s’exprimer. Selon M. Massé, lorsqu’il y a une hiérarchie, les patrons veulent rentabiliser et rendre l’institution plus productive; il en va de même dans les écoles. Toutefois, maintenant que les enseignants au public font tous partie du syndicat, ils ne sont plus contrôlés par le « dogme directorial ».
Les réunions se font de manière démocratique. Dans les assemblées, chaque membre a son mot à dire sur le budget et sur le bilan financier.
Voici le graphique que M. Massé a fait pour expliquer la hiérarchie du syndicat :
CSQ
FSE
SERM (syndicat de région. Les représentants sont élus. Ex. M. Massé)
MEMBRE (tous les enseignants)
Perception à l’égard de la fonction
M. Massé affirme qu’il n’y a pas assez de délégués syndicaux, car cet emploi n’est pas rémunéré. Le temps qu’ils font n’est pas reconnu et les enseignants ne veulent pas s’impliquer dans un projet qui leur prend du temps et qui n’est pas payé. Cependant, M. Massé dit que les enseignants devraient faire preuve de plus de solidarité et assister à plus de réunions syndicales.
Un des points positifs de cette fonction et de l’instance syndicale est que les représentants ont de très bons rapports avec la direction. Il n’y a pas de confrontation. La plupart du temps, ils obtiennent un consensus, car il y a toujours un arbitre qui est présent sur place pour trancher les décisions.
5) Mylène Grandbois (nom fictif), élève de quatrième secondaire, groupe régulier
Mylène a 16 ans. Elle étudie à l’école Armand Corbeil depuis quatre ans. Elle a fait tout son secondaire à cette école. Elle voit Armand Corbeil comme une école assez bien organisée, avec des enseignants gentils et souvent compréhensifs. Elle déteste les mathématiques, mais avoue que son enseignant cette année est très bon pour enseigner cette matière. Toutefois, il n’est pas aussi bon que son enseignant de français en deuxième secondaire. Celui-ci était « vraiment cool, parce qu’il faisait toujours pleins d’activités durant ses cours ». Elle affirme que la matière passe toujours mieux quand l’enseignant fait des activités pendant la période pour réveiller les élèves. Elle n’aime pas les cours magistraux.
Mylène adore les arts et surtout le théâtre. Elle regrette de ne pas être entrée en arts dramatiques en première secondaire. Néanmoins, elle participe à plusieurs activités parascolaires comme l’équipe de volley-ball et parfois la radio étudiante. Elle aime bien être avec ses amis et avoue être un peu trop sociable (elle parle beaucoup durant ses cours).
Elle affirme que les cours commencent trop tôt le matin, mais que 2h15 est une bonne heure pour terminer l’école. Après les cours, Mylène a le temps de travailler un peu comme gardienne chez ses voisins afin de « ramasser de l’argent pour s’acheter une petite Civic ». Mylène suit présentement des cours de conduite et espère avoir assez d’argent pour s’acheter l’automobile de ses rêves. Elle aimerait pouvoir posséder cette voiture avant son entrée au Cégep de Lanaudière à Terrebonne, où elle compte étudier les sciences humaines.
RÉFLEXION SYNTHÈSE
Le stage que j’ai vécu cette session a été une véritable révélation pour moi. D’abord, j’en ai appris énormément sur le métier d’enseignant, mais aussi sur les jeunes en général. J’ai compris que l’image que je m’étais faite au départ d’un enseignant était sensée, mais incomplète. Je vais d’ailleurs aborder cet aspect lors de la première partie de ma réflexion synthèse. Ensuite, je vais faire l’autoévaluation de ma participation au stage en répondant à certaines interrogations. Une autre partie de cette réflexion portera sur ma motivation à continuer en enseignement du français. Finalement, j’analyserai la question de la formation continue chez les enseignants et j’identifierai certaines ressources qui me seront utiles dans mon cheminement professionnel.
En consultant le texte « Mon image d’enseignante », que j’ai écrit au début de la session, je me suis aperçue que mon expérience du stage avait modifié beaucoup d’aspects de cette image. Les cours auxquels j’ai assisté, ainsi que les élèves et les enseignants que j’ai côtoyés ont fait en sorte que ma vision de l’enseignement s’est approfondie. En effet, j’avais une image un peu négative face à certains aspects de l’enseignement. Entre autres, la routine de l’enseignant et la compétition qui existe entre les membres du corps enseignant étaient des points auxquels je faisais référence dans mon texte. Toutefois, certains autres aspects de mon texte m’ont semblé tout à fait appropriés encore aujourd’hui, après les cinq journées que j’ai passées à l’école Armand Corbeil.
D’abord, j’aimerais aborder les éléments qui ont changé ma perception des choses en enseignement. Je croyais, avant le début de cette belle expérience, que les enseignants avaient tous le même horaire. Ce n’est absolument pas le cas. Chaque enseignant a un horaire qui lui est propre : certains ont des tâches pleines, d’autres non. Ainsi, je me suis aperçu que la routine de chaque enseignant était différente. J’ai discuté avec quelques enseignants sur le fait que l’enseignement au secondaire était un métier routinier. La plupart des enseignants que j’ai rencontrés m’ont affirmé que l’enseignement était une profession routinière en surface (les horaires sont réglés de 7h15 à 2h30, ils doivent venir à l’école lors des journées pédagogiques, etc.). Néanmoins, lorsqu’on aborde la question des cours, l’enseignement est un métier absolument original et diversifié. Je m’explique : les enseignants, quelle que soit leur domaine d’enseignement, doivent s’adapter aux divers groupes qu’ils instruisent. Certains groupes sont plus bavards, d’autres plus paresseux, etc. Ceci fait en sorte que la matière doit être abordée différemment dans ces cours. L’enseignant a la tâche de s’ajuster aux élèves. C’est ainsi que leur approche va changer tout dépendamment du groupe auquel ils enseignent.
En ce qui concerne la compétition entre les enseignants, elle est très peu présente à l’école Armand Corbeil. Les enseignants s’entraident et ont tous tissé, à travers les années, des liens d’amitié solides. J’ai remarqué que les enseignants qui ont leur bureau dans le même local sont plus portés à se tenir ensemble en dehors des cours (par exemple, sur l’heure du dîner). Toutefois, la compétition entre ces enseignants existe. J’ai vu se définir une hiérarchie sociale entre les jeunes enseignants et les plus vieux. Ces derniers semblent avoir plus de pouvoir, probablement à cause de leur ancienneté.
J’aimerais aussi ajouter que mon image de future enseignante a été confirmée à travers les stages auxquels j’ai assisté. Les enseignants qui m’ont le plus marqués étaient ceux qui avaient une discipline de fer quant à leur domaine d’enseignement et au respect en général dans la classe, ainsi que ceux qui avaient une ouverture face aux élèves en tant qu’êtres humains. J’ai adoré les enseignants dynamiques et pleins de vie, en particulier ceux qui ajoutaient beaucoup d’exemples personnels pour enrichir la matière de leurs cours. J’ai apprécié notamment les enseignants qui semblaient avoir noué des liens de confiance avec les jeunes. J’espère un jour avoir d’aussi belles relations avec mes élèves.
De plus, en ce qui a trait à l’autoévaluation de ma participation à ce stage, il est intéressant de soulever deux questions : (1) Y a-t-il eu manifestation d’un engagement dans ma formation? (2) Y a-t-il eu volonté d’adopter, lors de la cueillette d’informations et des échanges, un point de vue d’enseignant, d’adopter des attitudes et des comportements d’enseignant? Je répondrai à ces deux questions en donnant des indices et des exemples reliés aux expériences que j’ai vécues dans mon stage d’observation.
(1) Je crois que je me suis assez bien impliquée dans le stage d’observation. Tout d’abord, je me suis toujours présenté à l’école à l’heure, j’ai assisté à tous les cours du stage, à toutes les réunions des stagiaires et à tous les séminaires à l’université. Je me suis engagée à participer dynamiquement à toutes les activités auxquelles j’ai été convié. J’ai pris part aux discussions dans les séminaires et j’ai émis mon opinion sur tous les aspects abordés lors des réunions de stage. De plus, les cours auxquels j’ai assisté à Armand Corbeil étaient si intéressants que je n’ai pas pu m’empêcher de poser certaines questions aux enseignants à propos de leur matière et de l’enseignement en général (parfois pendant le cours, lorsque c’était possible, parfois après les cours). Les enseignants étaient toujours ouverts à répondre à mes questions. Certains d’entre eux se sont même fait un plaisir de m’introduire en tant que stagiaire au début de leur classe. Ainsi, j’ai pu créer un contact avec les élèves et m’impliquer complètement et activement dans ma tâche d’observatrice.
(2) En effet, j’ai d’abord été surprise de voir « l’autre côté de la médaille » lors de mon arrivée à l’école secondaire. J’étais habituée d’être une élève et non un membre du corps enseignant. Ainsi, il m’a été un peu difficile au début de m’acclimater avec cette notion de supériorité implicite à laquelle j’étais associée. Toutefois, lors de mes conversations avec les jeunes, je me suis vite aperçue que mon discours n’était plus le même et que j’avais un statut différent. Je me considère maintenant plus comme une apprentie enseignante plutôt que comme une élève. Bien que je ne sois pas encore en mesure d’enseigner, j’ai envers les jeunes une attitude plus maternelle et plus protectrice vis-à-vis d’eux. Peut-être est-ce à cause de mon expérience d’animatrice dans une maison des jeunes où j’ai eu affaire à des jeunes difficiles et avec qui j’ai tissé des liens très étroits? Je ne pourrais le dire. Cependant, je sais que mon attitude a changé envers les adolescents et c’est en grande partie grâce à la vision que j’ai de moi-même face à ma future carrière d’enseignante.
Comme vous avez pu le constater, je tiens à rester dans le programme d’enseignement au secondaire. Je crois qu’après ce stage mon opinion sur cette profession s’est une fois de plus améliorée. J’ai envie de me consacrer à cette vocation qu’est l’enseignement. J’ai fait plusieurs rencontres, notamment avec des enseignants, qui m’ont confirmé que j’étais bel et bien faite pour ce métier. J’ai eu un excellent feed-back de mes répondants ainsi que des autres enseignants qui ont bien voulu m’accepter dans leur cours. Leurs commentaires ont été comme une révélation pour moi : je sens à ma place dans une école secondaire.
Dès mon arrivée à l’école Armand Corbeil, j’ai senti que ce monde était « mon monde ». Je me suis dit alors que j’avais de grandes chances d’apprécier cette expérience de stage à laquelle j’étais conviée par l’université. Comme nous avions eu un séminaire avant le début de ce stage et que notre superviseure nous avait donné une image réelle et positive de l’enseignement, j’avais très hâte de faire mon entrée dans cet univers connu en tant qu’élève (puisque nous sommes tous passés par là), mais inconnu en tant qu’enseignant. D’entrée de jeu, j’ai tout de suite eu un coup de cœur pour nos répondants. Ils ont été si accueillants et si chaleureux que nous ne pouvions que nous lancer dans cette aventure les bras grands ouverts. Bien que la première journée fût légèrement plus stressante, puisque je ne connaissais pas bien la bâtisse de l’école, j’ai adoré mon expérience à prime abord. Tout le monde a été gentil, compréhensif et ouvert face à cette jeune stagiaire que je suis. Les élèves, les étudiants et les membres du personnel ont tous apprécié ma présence et mon sentiment par rapport à eux était tout à fait réciproque. Je me suis sentie à l’aise tout au long du stage, même lors des événements plus problématiques. Ce sont d’ailleurs ces événements qui m’en ont appris le plus sur les difficultés d’être enseignant.
Je désire continuer ma formation pour pouvoir avoir la chance de retourner dans des écoles comme Armand Corbeil en tant que stagiaire ou en tant qu’enseignante. L’expérience que j’ai vécue a été enrichissante et positive. Tous les vendredis, j’avais hâte de commencer ma journée de stage. Lors des semaines où le stage n’avait pas lieu, j’éprouvais comme un manque de cette école; j’avais envie d’y retourner. C’est d’ailleurs la sensation que j’ai encore. Il m’a été très difficile de quitter tous ces gens fantastiques dont j’ai fait la connaissance et avec qui j’ai évolué au cours de ces trois derniers mois.
Finalement, j’aimerais aborder la question de la formation continue chez les enseignants. Lors de mon stage, j’ai côtoyé plusieurs enseignants et particulièrement mes deux répondants, André Massé et Maxime Deblois. Ces deux enseignants, respectivement de français et d’univers social, nous ont donné beaucoup d’informations sur la formation continue des enseignants au secondaire. Ils nous ont parlé de l’importance de toujours se mettre à jour dans sa matière, mais aussi dans les techniques d’enseignement proposées par les commissions scolaires et les universités. Nous avons accès à énormément de sources pour améliorer et actualiser notre enseignement. Toutefois, il est bien dommage que certains enseignants négligent cette formation souvent gratuite et offerte à tous.
Je dois aussi aborder la question du renouveau pédagogique. Cette nouvelle réforme propose une toute autre vision de l’enseignement. Il n’est plus question de cours magistraux au secondaire. La méthode utilisée vise à faire comprendre la matière aux élèves plutôt que de la leur imposer avec du « par cœur ». J’ai côtoyé plusieurs enseignants qui se sont très bien accommodés à cette nouvelle approche pédagogique. Une enseignante d’univers social qui m’a acceptée dans sa classe a refait tout son cours pour qu’il s’ajuste aux propositions de la réforme Marois. C’est d’ailleurs grâce à la formation donnée à l’extérieur de l’école qu’elle a appris à enseigner selon les codes du renouveau pédagogique.
Plusieurs ressources nous ont été proposées par nos répondants lors du stage d’observation. Des sites Internet, des volumes et des périodiques ont été suggérés. Un site Internet a particulièrement capté mon attention : http://www.fse.qc.net/fra/default.asp
Il s'agit du site Internet de la Fédération de syndicats de l'enseignement au Québec. C'est un site très utile, spécialement pour savoir comment fonctionne le syndicat. De plus, il y a d'excellents articles sur différents sujets (religion, violence, équité salariale, droits des enseignants, des élèves et des parents, etc.)
Comme nos répondants étaient des représentants syndicaux, notre groupe a été conscientisé sur l'importance de bien connaître le syndicat auquel nous serons associés dans quelques années.
Bref, j’ai adoré ma première expérience de stage. L’école Armand Corbeil, nos répondants et notre superviseure de stage ont tous été excellents. Je suis très heureuse d’avoir pu apprendre tant de choses tout en m’amusant. L’attitude amicale et positive des gens que j’ai côtoyés durant ce stage m’a fait apprécier encore plus la profession enseignante. De plus, mes cours à l’université semblent prendre un sens tout autre que ce que j’avais imaginé. Je ne suis plus qu’une élève à l’université, je suis une future enseignante de français au secondaire.
EDU2012- Réflexion
Cette réflexion portera sur un sujet qui, malheureusement, est présent dans beaucoup de classes au niveau secondaire : l’influence d’un leader négatif au sein d’un groupe. Je relaterai d’abord un événement réel que j’ai vécu alors que je faisais de la suppléance, puis je résumerai la discussion concernant les leaders négatifs que j’ai eue avec mon maître associé.
L’événement dont je vais vous parler s’est produit il y a un peu plus de trois mois, à l’école secondaire Des Rives, là où je ferai mon stage dans quelques jours. Je n’en étais qu’à ma seconde expérience en tant que suppléante et je n’avais pas tout à fait l’assurance nécessaire pour contrôler un groupe dit « perturbateur ». C’est toutefois ce qui m’est arrivé lorsque j’arrivai au secrétariat, un vendredi après-midi, et qu’on m’assigna le « pire groupe de deuxième secondaire ». Comble de malheur, je devais remplacer une enseignante d’arts plastiques. Cette discipline, bien que reconnue pour être l’une des plus créatrice de toutes, l’est aussi pour sa réputation de « chaos dans une classe ». Il fallut pourtant que je prenne mon courage à deux mains et que je fasse face à la musique. Je fonçai vers le local avec l’intention de ne pas me faire marcher sur la tête. Alors que les élèves entraient dans le local, je sentis tout de suite que les élèves étaient survoltés. L’ambiance n’était pas du tout à la création, mais plutôt à la destruction! Les élèves ne faisaient pas du tout ce que je leur demandais; ils n’en faisaient qu’à leur tête. Avions de papier, crayons, effaces, bâtons de colle et j’en passe volaient de tous bords, tous côtés. Lorsque j’intervenais, la plupart de la classe se remettait au travail, mais peu de temps après, le désordre revenait. Complètement désorientée, je ne savais plus du tout quoi faire. Puis, tout à coup, je me mis à observer la classe en entier et je remarquai un jeune homme, beaucoup plus grand et costaud que les autres, qui relançait sans cesse les objets et qui ordonnait à ses collègues de ne pas faire le collage qu’ils étaient supposés faire. Je marchai vers le pupitre de cet élève et l’avertit que ses menaces n’étaient pas tolérées dans ma classe. Toute la classe arrêta soudainement de s’agiter; on aurait pu entendre une mouche voler. Sans me regarder, le jeune homme me répondit : « Qu’est-ce que tu peux faire contre moi, tu n’es qu’une suppléante. » Sans autre forme de procès, je lui indiquai la porte de la classe et lui dis de se présenter à l’escale, là où vont les élèves perturbateurs. Voyant que j’étais très sérieuse, le jeune homme obtempéra. À partir de ce moment, comme si un enchantement venait d’être brisé, la classe redevint calme et silencieuse. Tous les élèves, sans exception, firent le collage que leur enseignante leur avait demandé de terminer. Le reste de la période se déroula sans anicroche.
Quelques temps après cet incident, j’ai fait mon pré-stage. Durant l’heure du midi, mon maître associé, Isabelle Sayegh (une enseignante en français de troisième secondaire) me relata une expérience personnelle qui concernait aussi un leader négatif. Il s’agissait d’une jeune fille qui perturbait considérablement le climat du groupe et qui ralentissait le rythme d’apprentissage de la classe. Isabelle fut dans l’obligation, pour le bien de sa classe, d’envoyer cette adolescente dans un autre groupe. Cette décision ne fut pas facile à prendre, mais elle m’a affirmé que c’était la seule et unique option à envisager. Si elle n’avait pas agi de la sorte, le groupe n’aurait pas pu progresser normalement. Les leaders positifs purent dorénavant prendre plus d’espace dans la classe et les autres suivirent leur exemple. Quant à la jeune fille, placée dans une classe d’élèves plus faibles, elle changea son comportement perturbateur et réussit à passer sa troisième secondaire avec succès.
Bref, il existe diverses manières de gérer le problème du leader négatif. Il n’est probablement pas nécessaire de l’expulser de la classe à tout prix. Cette décision se prend en fonction de chaque cas. Cependant, je crois que le plus important est de découvrir la source du problème et d’intervenir rapidement au début de l’année scolaire pour ne pas que l’ensemble du groupe en subisse les conséquences.
EDU2012- Planification 1
« Le savoir que l'on ne complète pas chaque jour diminue tous les jours. »
Proverbe Chinois
1) Intention de la pratique
Proposer et gérer un apprentissage par projet interdisciplinaire
2) Compétences visées par l’élève
a) La compétence à acquérir des savoirs dans une discipline et à établir des liens entre des connaissances issues de champs disciplinaires différents
Les dispositifs qui requièrent une coopération entre les disciplines vise d’abord, explicitement, l’acquisition de savoirs disciplinaires figurant dan les programmes des niveaux concernés. Ils favorisent par ailleurs, non seulement la perception des liens mais aussi une identification plus claire de la spécificité des disciplines scolaires (leurs objets, leurs méthodes, leur langage...) de leur complémentarité dans une perspective de cohérence globale de savoirs.
b) La compétence à analyser sa propre activité
Les situations d’apprentissage, spécialement lorsque l’élève participe activement à l’apprentissage, sollicitent explicitement une activité métacognitive de la part de l'élève. L'effort d'explicitation demandé dans ce cadre rejoint des pratiques de novateurs dans d'autres contextes et apparaît comme une aide à la prise de conscience et à la maîtrise de ses propres méthodes de travail par l’élève.
c) Les compétences argumentatives
Liées aux précédentes, elles s'en distinguent cependant. Elles supposent en effet, spécifiquement, la prise en compte des savoirs et des valeurs de l'autre dans le cadre du débat ainsi qu'une aptitude à étayer son propos par des exemples pertinents ou à problématiser une opinion.
Leur développement est un enjeu explicite dans l'enseignement de l'ECJS ; le travail de groupe requis par les nouveaux dispositifs, quant à lui, place constamment les élèves dans des situations où ils doivent argumenter pour faire valoir leur point de vue.
L'importance actuellement accordée à l'argumentation dans les programmes du secondaire enrichit la contribution de l'enseignement des différentes disciplines au développement de ces compétences.
3) Apprentissage visé par l’élève
À la fin de la séance, l’élève comprendra tous les aspects de la subordonnée relative. Il sera en mesure d’expliquer ce qu’est un pronom relatif et ce qu’est une subordonnée relative. Par ailleurs, il aura les connaissances requises pour compléter un exercice sur la subordonnée relative. L’apprentissage durant cette séance se fera d’abord par l’explication théorique de la part de l’enseignant et ensuite par la participation des élèves dans une série de questions sur la subordonnée relative. Évidemment, les deux parties de cette séance seront entremêlées afin que chaque notion théorique soit reliée à une question. Les élèves seront ainsi sollicités : ils auront ainsi l’occasion de participer activement à leur apprentissage. L’enseignant devra être motivant et énergique pour que l’apprentissage soit dynamique. Cette situation d’apprentissage serait présentée dans un cours de troisième secondaire, puisque c’est durant cette année que la subordonnée relative est introduite.
Les élèves devront avoir certains préalables pour être capable de bien comprendre les nouvelles notions enseignées durant l’exposé. Ils devront savoir ce qu’est un pronom et plus précisément ce qu’est un pronom relatif. Ceux-ci seront brièvement mentionnés au début de la séance, mais il est évident que le cours ne portera pas uniquement sur les pronoms. De plus, les élèves doivent connaître la structure de la phrase de base (notion qui devrait être acquise depuis le primaire). Ces connaissances sont essentielles pour comprendre la structure et le sens de la subordonnée relative.
4) Contenu
Lors de cette séance, il sera question pour l’élève d’acquérir des connaissances sur la subordonnée relative. L’enseignant posera des questions afin de vérifier les acquis de ses élèves. Il guidera ses élèves vers la réponse adéquate sans toutefois répondre à sa place. Le déroulement de ce cours ressemblera à un cours magistral. Toutefois, l’enseignant sollicitera ses élèves par des questions et des interrogations sur la matière abordée lors du cours. Ainsi, le cours sera davantage actif et les élèves pourront mieux assimiler les notions complexes.
1- Présentation de plan de cours au tableau (quelques secondes)
2- Rappels théoriques et mise en situation (quelques secondes)
3- Explication des pronoms relatifs et de la subordonnée relative (3 min)
4- Distinction entre les deux types de subordonnées (2 min)
5- Fonction de la subordonnée (à quoi sert-elle?) (1 min)
6- Court exercice (1 min)
7- Retour sur la matière en groupe (2 min)
8- Brève conclusion (ouverture sur la matière du prochain cours) (quelques secondes)
Le cours se fera de manière magistrale et interactive. L’élève sera interrogé et devra répondre aux questions et participer lors des exercices. Comme l’exposé sera fait sur Power Point, il sera facile d’attirer le regard des élèves sur le contenu de mon exposé. De plus, chaque notion théorique sera écrite sur le Power Point et sera aussi expliquée à voix haute par l’enseignant. Ainsi, comme la moitié de la classe est visuelle et la moitié est auditive, chaque élève sera en mesure de comprendre la nouvelle matière.
5) Démarche
Salutation et présentation du plan de cours
Rappel de ce qui a été présenté lors du dernier cours (c’est-à-dire une révision de la structure de la phrase). Je leur mentionne que la phrase de base est un pilier en grammaire, mais que la plupart du temps, les phrases que nous utilisons quotidiennement ou que nous lisons sont beaucoup plus complexes que la phrase de base. D’ailleurs, nous allons voir un type de phrase que nous utilisons tous les jours et qui mérite qu’on s’y attarde : la subordonnée relative.
Je leur explique ce qu’est la subordonnée relative et le pronom relatif. À la fin d’une notion, je pose une question sur ce que nous venons d’aborder afin de m’assurer qu’ils suivent.
Ensuite, je leur explique la différence entre les deux subordonnées relatives. Il y a une nette distinction à faire et les élèves seront amenés à les distinguer par eux-mêmes.
Le dernier aspect présenté sera celui de l’utilité de la subordonnée relative. Après toutes ces notions, il est évident que les élèves se demanderont à quoi peut bien servir la subordonnée relative.
Il y aura une mise en commun des apprentissages à la fin de la séance. Je vais faire le rappel des notions abordées (façon magistrale), mais les élèves pourront poser des questions s’ils le désirent.
6) Évaluation formative des apprentissages
Ayant évalué la compréhension des élèves lors de chaque étape de l’explication des notions théoriques, je crois que l’apprentissage devrait être global et général. Par ailleurs, je fais un court exercice (d’environ une minute) en grand groupe à la fin des explications théoriques afin que les élèves visualisent le contenu de l’apprentissage. Je serai en mesure de savoir qui a compris et qui n’a pas compris les notions que je leur ai expliquées, car je poserai les questions à tous les élèves dans la classe.
Toutefois, afin de m’assurer que, d’un point de vue individuel, chacun a assimilé la matière convenablement, un exercice de révision sur les subordonnées relatives serait donné lors de la clôture de cette notion (soit quelques cours suivants).
7) Matériel
-Power Point
-Notes de l’enseignant
8) Argumentation
J’ai décidé d’aborder la subordonnée relative, car il s’agit d’un élément parfait pour un exposé de style informatif. En effet, les élèves de troisième secondaire ont déjà entendu parler de la subordonnée relative auparavant, mais ne l’o