Portfolio de ARIANNE GRENIER

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C'est moi

Bonjour, je me nomme Arianne Grenier et j'étudie en enseignement du français langue seconde à l'UdM et McGill!

2. image de l'enseignant en milieu pluriethnique


3. Carnet de stage

Milieu Socioéconomique, Géographique et Personnes Ressources

L’école secondaire Antoine-de-Saint-Exupéry, situé dans le quartier Saint-Léonard au nord de Montréal, a été inauguré le 27 mai 1973. Cette établissement, de près de 2000 élèves, a un fort caractère multiethnique puisque seulement 44% des élèves ont le français comme langue maternelle.

Les valeurs que l’institution tente de transmettre aux étudiants sont : le respect, l’engagement, la solidarité et l’entraide. La mise en œuvre de nombreuses activités reliant ses valeurs a pour but un impact positif sur l’environnement socio-éducatif de l’école afin de créer un climat sécurisant et favorisant les apprentissages.

Le milieu socio-économique environnant l’école est de moins en moins reluisant, en effet, l’établissement se situe à huit sur une échelle de un à dix quant à son indice de défavorisation.
La Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île a donc débloqué un budget pour des collations auprès des classes d'accueil et d’adaptation scolaire de l’école. De plus, dans cette même institution, des cartes alimentaires sont mises à la disposition des élèves ayant rempli le formulaire de familles défavorisées ainsi, pour de 10$ par mois les élèves peuvent dîner tous les jours de la semaine à la cafétéria. Aussi, pour la remise de bulletin, qui aura lieu à la fin de la première étape, un système de garderie a été mis en place afin que tous les parents n’ayant pas les moyens de faire garder leurs enfants lors de cette soirée puissent venir.

Finalement, plusieurs personnes ressources sont mises à la disposition des étudiants : les éducateurs, l’orienteur, l’infirmière, les professeurs, etc.

3.1 Comment a été la journée?

Voici la description de chacun de mes jours de stage!

Pré-stage (16 octobre 2007)

Durant le pré-stage, nous avons fait le tour de l'école avec la répondante. Elle nous a remis un calendrier, le numéro de téléphone et l’adresse internet de l’école ainsi que la sienne. Elle nous a indiqué nos équipes de professeurs, donné notre grille horaire et tout de suite insérer dans la classe que nous allions suivre pour le stage.

Jour 1 (6 novembre 2007)

J’ai débuté la journée dans une classe de mathématiques de jeunes âgées entre 15 et 17 ans. Tous n’étaient pas au même niveau, certains travaillaient en équipe d’autres avaient leur bureau face au mur puisqu’ils faisaient un examen. Vue la tranche d’âge et parce que c’était un groupe intermédiaire, j’ai constaté beaucoup de problèmes de comportement dus, selon l’enseignante, à l’immaturité du groupe et au manque de motivation des élèves.

J’ai suivi ce même groupe en français où l’enseignant tentait de mettre en place un débat en faisant référence à certains faits de l’histoire de l’Amérique du Nord. Il a, par ailleurs, dû faire un retour sur les communications aux parents et sur les problèmes de comportements constants de plusieurs individus de ce groupe.

Juste avant l’heure du dîner, je suis allée avec un groupe de 12-13 ans intermédiaire au cours de gym. Les élèves jouaient au soccer avec deux ballons et ce jeu est selon l’enseignant la coqueluche de tous les élèves de classes d’accueil.

Étant donné leur petit nombre et le milieu défavorisé duquel la grande majorité des élèves proviennent, le professeur nous a indiqué qu’il était moins exigeant vis-à-vis les exigences du code vestimentaire en éducation physique. De plus, pour ses évaluations il a affirmé considérer davantage la participation. Puisque nombre d’entre eux ne sont pas au fait de certains sports et ne les ayant jamais pratiqués, l’établissement des règlements est parfois laborieux.

Après le dîner, je suis allée dans une classe de français 12-14 ans intermédiaire avancé. Le professeur a un horaire très organisé pour ces élèves qui se débrouillent très bien selon moi. Ils font une dictée et des verbes tous les matins et ensuite font des activités de révision de grammaire. Étant donné le bon fonctionnement de la classe et d’une bonne maîtrise du français écrit, l’enseignante tentait, dorénavant, d’introduire plus de discussion dans son cours d'après-midi.

Aujourd'hui, j'ai vu l'importance de la relation professeur-élèves.

Jour 2 (13 novembre 2007)

J’ai assisté au cours d’éducation physique avec des élèves de 15-17 ans, une fois de plus, il y a eu beaucoup de discipline à faire dans ce groupe; un de ces élèves a même été suspendu pour une semaine. Durant le cours, il y avait un examen de course et beaucoup d’entre eux ont triché au grand découragement de l’enseignant.

Je suis demeurée avec ces même étudiants pour le cours de français où le professeur tentait de faire naître un conte collectif en éveillant la créativité des élèves, mais en vain.

Toujours avec le même groupe de jeune, je suis allée au cours de mathématique où les travaux de coopération demandent beaucoup d’effort et de planification de l’enseignant pour finalement y voir peu de résultats. Il y a eu beaucoup de rappels sur le fait de parler français en classe. Ce cours semble difficile à enseigner puisque très peu d’entre eux sont au même niveau, le professeur explique à une partie de la classe pendant que l’autre travaille en équipe. L’enseignante semblait un peu désespérée.

En après-midi, il y a eu une réunion avec un des membres du personnel enseignant qui nous a expliqué le système de retenue qui entrait dans sa tâche. Il a aussi développé sur le cheminement des interventions lorsqu’il y a des problèmes de discipline. Ensuite, nous avons rencontré Céline Paquet conseillère pédagogique, Claudine St-George éducatrice et chargée des retenues du samedi, Fernande conseillère en orientation et Stéphane Dorais représentant syndical.

En cette fin de journée, j'ai réalisé qu'il est important qu'une bonne gestion de classe doit être instaurée dès le début de l'année si l'on veut que les activités de groupe se déroulent bien par la suite

Jour 3 (20 novembre 2007)

Toujours avec le même groupe d’élèves, j’ai assisté à la remise et à la correction d’un examen de mathématiques. J’ai ensuite aidé une jeune élève très en retard par rapport au reste du groupe jusqu’à la fin de la période.

Après, je me suis dirigée avec les élèves vers le gymnase où ils ont été introduit à un tout nouveau jeu : le « kickball ». Malgré les explications et les démonstrations du professeur, ce fut pénible d'entreprendre ce jeu. Les jeunes ne voulaient pas participer, ils frappaient le ballon un peu n’importe comment et ma collègue de stage a finalement été heurtée en plein visage.

À la troisième période, nous avons discuté avec une enseignante des difficultés rencontrées par les membres du personnel soient : le classement non-homogène des élèves dès leur arrivé, des nombreux retards, du manque de motivation des élèves plus vieux, des paramètres difficiles de l’école tel le peu de budget accordé aux enseignants en début d’année scolaire, etc. Ensuite, elle nous a expliqué les impacts de la réforme et le problème de ne pas avoir des références tel « intermède » en classe d'accueil.

En après-midi, nous avons rencontré Madame Jeanne Chalou, surveillante à l’école depuis 21ans, qui nous a parlé de son rôle et de certains évènements survenus dans les dernières années.

Durant cette troisième journée de stage, je crois avoir mieux compris les difficultés que pouvaient éprouver les enseignants.

Jour 4 (27 novembre 2007)

J’ai pu changer de groupe d'élèves et j'ai assisté à un cours de français chez des débutants d'accueil tous âgées de 12 et 13 ans. J'ai trouvé cette période très intéressante puisque j’ai observé comment un enseignant introduit une matière complètement nouvelle les noms et le s pour le pluriel. La base nous est tellement familière que j’ai été fascinée de voir les points d'interrogation dans les yeux des élèves et d’entendre certaines questions.

Durant le second cours, je me suis dirigée vers une classe d'anglais langue seconde de secondaire 3. Le contraste entre les classes de régulier et celles d'accueil est assez frappant. Bien évidemment, cette différence était accentuée par le fait que nous étions dans une classe de concentration linguistique de 14-15 ans dont tous les élèves étaient des filles à l'exception d'un garçon! La quantité de projet et l'intérêt que les étudiantes portaient au cours créaient une dynamique très charmante.

Juste avant le dîner, je suis allée dans une classe d'intermédiaire de 13-15 ans où la neige qui tombait et le fait que l'enseignante partait en formation pour quelques jours surexcitait! Tout de même, le groupe a travaillé un peu sur les participes passés. J’ai même fait du travail individuel avec un des élèves en difficulté durant une bonne partie de la période.

Après le dîner, je suis demeurée avec ce même groupe d'élève pour le cours de mathématiques. Le projet que les élèves avaient à réaliser était selon moi beaucoup plus une compréhension de lecture que des mathématiques et c’est pourquoi je crois que ce type de problème défavorise grandement les élèves d'accueil.

J'ai terminé la journée dans une classe de débutants qui travaillaient sur les noms communs féminins et masculins. J'ai admis aux élèves avec qui je travaillaient que le genre est difficile à maîtriser puisqu'il ne suit aucunes règles logiques!

Bref, l’horaire aussi bien planifiée soit-elle, doit être flexible. On prend parfois plus de temps qu’on le croyait à expliquer quelque chose. Aussi, certains évènements telle la première tombée de neige peuvent dérangés les élèves.

Jour 5 (4 décembre 2007)

Durant ma dernière journée de stage, je suis arrivée très en retard. J’ai manqué la première période puisque les conditions météorologiques et routières jouaient contre moi. Plusieurs autres personnes sont arrivées en retard dont le professeur avec qui nous devions passer la journée.

Ma collègue et moi étions avec le groupe intermédiaire-avancé de 15-17 ans avec qui nous sommes très familières, nous sommes revenus sur un devoir qu’ils devaient faire et avons corrigé des exercices avec eux.

Ensuite, toujours avec ce même groupe, nous avons assisté à la suite du cours de français avec leur enseignant qui tentait d’introduire un nouveau genre littéraire, la partie conte étant terminée.

Sur l’heure du dîner, tous les stagiaires ont mangé de la pizza avec les enseignants d’accueil. Nous avons profité de ce temps pour échanger des commentaires sur le stage.

Ce fût une belle fin de stage.

3.2 Le contenu des entrevues

Une école c'est beaucoup plus que des élèves et des enseignants, il y a des personnes ressources, des surveillantes, des gens en charge du ménage, etc. Chacun contribue à sa manière au bon fonctionnement de la structure scolaire. Au cours du stage, j'ai eu l'importunité de faire quelques entrevues avec certaines de ces personnes ressources. À l'école Antoine-de-Saint-Exupéry j’ai rencontré madame Jeanne Chalou une des surveillantes, Céline Paquet la conseillère pédagogique, Claudine St-George l'une des éducatrices chargées des retenues du samedi, Fernande la conseillère en orientation du secondaire 5 et Stéphane Dorais l'un des six représentants syndicaux. Il serait très long de faire un résumé de chacune de ses entrevues bien qu'elles aient toutes été excessivement intéressantes. J'en ai choisie une seule afin d'éviter la répétition avec celles de mes collègues de stage. J'ai donc décidé de vous résumer ma rencontre avec le représentant syndical puisque c'est sur celle-ci que je me suis basée pour faire mon oral au cours du séminaire 3 ayant eu lieu le mardi 4 décembre.

Je suis arrivée en après-midi, dans la classe d'histoire de monsieur Dorais qui avait bien voulu m'accorder 10 minutes. Tout de suite, sautons dans le vif du sujet.

Selon lui, le rôle du syndicat des enseignants, duquel il est membre et représentant, est de voir à ce que la convention collective soit respectée. Les principales fonctions du représentant syndical sont : de répondre aux questions du personnel syndiqué, dans ce cas ; les enseignants, d’organiser des assemblées pour faire passer les messages du syndicat aux professeurs et vice-versa et d’être présent si l’on est sollicité par un professeur lorsque ce dernier rencontre la direction.

À l’école, il y a 6 représentants syndicaux qui sont élus lors des assemblées générales. Les rencontres sont habituellement mensuelles, mais les élections n’ont lieu que lorsque l’un des postes de représentant est vacant.
Les liens avec la direction sont la plupart du temps harmonieux bien que le syndicat se doive de prendre, la plupart du temps, part du côté syndical lors de différent. Pour ce qui est du personnel enseignant, les représentants sont des sources d’informations spécifiques concernant la convention collective. Ils peuvent répondre à plusieurs questions; la manière dont l’ancienneté fonctionne, la façon dont on monte dans l’échelon, les droits des travailleurs, les heures supplémentaires, etc.

Dès qu’un enseignant débute et qu’il commence sa probation, il doit payer sa cotisation, à ce moment, il fait partie intégrante des syndiqués. Les représentants syndicaux ne peuvent discuter de ce qui se passe au sein du syndicat avec les parents des élèves, ils n’ont aucun lien n’ont plus avec les stagiaires. Étant enseignants, les représentants ne mêlent pas syndicat et enseignement.

Monsieur Dorais, m’a signalé que certaines fois il lui est difficile de faire la part des choses lorsqu’il doit être présent lors d’une rencontre entre un enseignant et la direction. Mais il mentionne qu’il ne faut jamais oublier qu’il est un représentant et non le syndicat lui-même.

Selon lui, il est très valorisant d’aider les autres et c’est pourquoi il fait partie du syndicat parce que, dit-il en riant, on n’est pas payé trop cher pour le nombre d’heures que l’on passe sur les dossiers syndicaux.

4. Évaluation

Cette section va être protégée dès que j'aurais les évaluations.