Informations sur l'école secondaire St-Luc
Les observations dont il sera ici question, ont été réalisées entre la mi-octobre et le début décembre. Plus précisément, elles ont pris place les mardis 30 octobre, 6 novembre, 13 novembre, 20 novembre et 27 novembre 2007. Elles se sont effectuées à l’École secondaire St-Luc, Commission Scolaire de Montréal (CSDM), située au 6300 Côte-St-Luc, Montréal, H3X 2H4.
L’École secondaire St-Luc représente l’établissement le plus populeux de la CSDM. Sa capacité d’accueil oscille autour de 1600 élèves alors que dans la réalité, plus de 1750 la fréquentent. 95% de cette clientèle est issue de communautés ethniques si bien qu’on ne dénombre qu’environ 100 Québécois de souche. Du nombre total d’inscrits, 300 élèves évoluent à la section douance, spécialisée en musique tandis que pour sa part, l’accueil compte environ 250 jeunes, tous de nouveaux arrivants.
L’accueil, en tant que sous-section de l’École secondaire St-Luc sera d’ailleurs au coeur du présent document puisque le but du stage réalisé cet automne était de se familiariser avec l’articulation et la dynamique propre à ce milieu d’enseignement. Pour cette occasion, à titre de répondant de stage, monsieur Carmine Somma m’a guidé tout au long de ma démarche.
Le programme d’accueil se nomme en fait Soutien à l’apprentissage du français (SAF). Le SAF compte annuellement entre douze et dix-huit classes. Auparavant, alors que l’immigration québécoise ciblait moins les pays francophones, les besoins en classe d’accueil étaient plus grands si bien que ce chiffre se situait plutôt entre dix-huit et vingt-cinq. Bien qu’il soit à première vue impressionnant, ce nombre élevé possède l’avantage de permettre de structurer le SAF de manière à uniformiser les évaluations et les objectifs pour un même niveau de maîtrise du français.
Ces différents paliers trouvent un écho dans la division du département de l’accueil en trois sections. En ce sens, on retrouve d’abord l’accueil qui prend en charge les élèves nouvellement arrivés au Québec et qui doivent apprendre le français avant leur intégration dans l’enseignement régulier. Il y a également le niveau sous-scolarisé qui accompagne les élèves dont le niveau scolaire actuel présente une retard de trois ans ou plus avec les exigences du régulier par rapport à leur âge. Finalement, on retrouve également le post-accueil où les élèves, après avoir déjà fréquenté l’accueil pendant un an, ont besoin de poursuivre leur apprentissage du français. Ce sont tout de même 65% des étudiants qui intègrent le régulier après un an. Chez les sous-scolarisés dont les groupes sont plus petits, 30% s’en sortent, les autres intègrent plutôt le marché du travail.