Portfolio de David Collard

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Biographie

Image représentant David Collard

Bienvenue sur mon portfolio. Mon nom est David Collard et je fais partie de la première cohorte d’étudiants en ergothérapie de l’Université du Québec à Trois-Rivières. Mes collègues et moi-même venons de terminer notre première année de baccalauréat.

L’ergothérapie est un domaine méconnu de la population en général, et en me fiant à mon expérience personnelle, incompris de certains employés en soins de santé. Pour ma part, j’ai eu la chance de connaître la profession au cours de mes études en techniques de réadaptation physique. En effet, lors de mes stages finaux, j’ai côtoyé deux ergothérapeutes qui m’ont initié aux multiples facettes de leur travail. Je connaissais le côté réadaptation, se sont ajouté les nombreux champs d’action possible pour l’ergothérapeute ainsi que le caractère unique de chaque cas qui font en sorte que chaque client est un nouveau défi. Tout ceci a influencé mon choix de programme universitaire.  

À l’été 2008, je me suis installé à Trois-Rivières avec ma copine et mon petit garçon de huit mois. Nous apprécions beaucoup la ville de Trois-Rivières et tous ses attraits.

Ma définition de la profession d’ergothérapeute

À l’aide des connaissances acquises jusqu’à présent, je vais tenter de définir ce qu’est un ergothérapeute sans consulter d’autres références que ma mémoire.

L’ergothérapeute est un professionnel de la santé, tant physique que mentale. On fait appel à lui (ou plus souvent elle) afin qu’il détermine le niveau de fonctionnalité d’un client lors de l’exécution de ses activités de la vie courante. Grâce à la relation thérapeutique, il peut évaluer l’équilibre occupationnel du client et collaborer avec lui pour l’élaboration des objectifs de la thérapie. L’ergothérapeute utilisera les activités significatives du client afin de l’aider à atteindre ces objectifs. (22 avril 2009)

Cette définition est datée puisque j’ai l’intention de refaire l’exercice à la fin de chaque année afin de constater à quel point ma vision de la profession aura changé.

Les 7 compétences...

 

Dans le but de devenir des ergothérapeutes accomplis, nous avons à développer sept compétences qui caractérisent la pratique ergothérapique. Au cours de notre carrière, ces compétences continueront à évoluer et à gouverner notre façon d’exercer notre profession. En fait, elles deviendront des rôles que l’ergothérapeute empruntera de façon quotidienne. En voici la liste exhaustive :

  1. Expert en habilitation de l’occupation;
  2. Communicateur;
  3. Collaborateur;
  4. Patricien érudit;
  5. Professionnel;
  6. Gestionnaire de la pratique;
  7. Agent de changement.

 

Une définition de chacun suivra dans la prochaine section. Si vous voulez en savoir plus sur la pratique de l’ergothérapie, vous pouvez consulter en ligne le document suivant : Profil de la pratique de l’ergothérapie au Canada (2007), produit en 2007 par l’Association Canadienne des Ergothérapeutes.   http://www.caot.ca/pdfs/otprofilefr.pdf

Les compétences à la loupe

 

1-Expert en habilitation de l’occupation

Le rôle d’expert en habilitation est le plus important de notre pratique. Les six autres compétences sont mises à contribution pour réaliser ce rôle. L’ensemble des connaissances que les étudiants doivent explorer au cours de leur formation est utilisé afin de pourvoir le meilleur service possible aux clients. Il ne faut pas oublier que l’ergothérapie, étant une profession de la santé et en raison de sa philosophie de la pratique, place le client au centre de la relation thérapeutique.

Chaque client est unique, ce qui rend chaque intervention unique. Pour y arriver, l’ergothérapeute s’emploie à communiquer avec son client pour, tout d’abord, établir un lien de confiance et explorer la problématique. Ensuite, il collaborera avec lui pour déterminer les objectifs thérapeutiques recherchés par le client. D’autres formes de collaboration peuvent entrer en jeu, notamment avec des professionnels qui ont déjà travaillé avec le client. Si nécessaire, il s’informera sur les meilleurs instruments d’évaluation ou d’intervention disponibles pour ce cas précis. Tout cela sera fait de manière professionnelle et respectueuse du client. Le résultat possible est le retour du client aux occupations qui l’intéressent et qui lui permettent de vivre avec une qualité de vie améliorée.

J’ai observé une ergothérapeute être experte en habilitation de l’occupation à chaque seconde de mon stage (ou  presque, il faut prendre des pauses quelques fois). L’occupation, les ergothérapeutes en mangent : nous sommes friands d’activités, de tâches, d’horaire occupationnel, et j’en passe. Nous considérons les occupations comme un facteur de santé de la personne, tant au point de vue mental que physique. Lors d’une rencontre avec un client anxieux, celui-ci a révélé à ma superviseure de stage qu’il était sceptique au début de confier son problème à une professionnelle de l’occupation, ne voyant pas le rapport avec son anxiété. Il a ensuite ajouté, qu’il avait fait plus de progrès avec elle, qu’avec les psychologues qu’il avait consulté auparavant. Cette rencontre m’a démontré toute l’étendue de notre profession.

J’ai pu observer la détermination d’objectifs avec une cliente; participer, par le biais de l’entrevue occupationnelle, à l’évaluation du rendement occupationnel; constater l’utilisation de diverses approches en santé mentale (ex. cognitivo-comportementale); observer l’adaptation d’un appartement pour une personne en perte d’autonomie. Tous ces exemples démontrent, à mes yeux, la compétence d’expert en habilitation. On peut apprendre ce rôle par l’observation d’ergothérapeutes aguerris, en s’entraînant entre pairs, en portant un regard critique sur les connaissances que nous acquerrons. L’intégration de toutes les autres compétences nous aidera à parfaire celle-ci.

 

 2-Communicateur

Lorsque l’on parle de relation thérapeutique, la communication est le premier terme qui nous vient l’esprit. Établir une bonne relation implique nécessairement qu’il y a communication entre le client et le professionnel. Cependant, la communication n’est pas seulement verbale, mais également écrite, non-verbale et, de nos jours, électronique.

En observant des ergothérapeutes travailler, ne serait-ce que pendant une heure, j’ai pu constater que la communication est une compétence utilisée chaque seconde. Avec un client, l’ergothérapeute doit démontrer des attitudes non verbales d’ouverture et d’écoute. Il doit de plus ajuster son langage afin d’être bien compris de son client. Il observe la gestuelle, la posture pour dresser un portrait complet de la personne venue lui exposer son problème. Lors de la rédaction de notes au dossier, cette compétence est d’autant plus importante puisque le dossier pourrait être lu par plusieurs professionnels de la santé.

Lors de mon stage d’hiver, j’ai eu le privilège de rencontrer trois personnes pour dresser un portrait de leur histoire occupationnelle. Vivre l’expérience de la communication via la relation thérapeutique m’a fait prendre conscience de l’importance de celle-ci. Sans une bonne communication, les informations essentielles et nécessaires à notre travail peuvent être déformées ou manquantes.

La communication, qu’elle soit verbale ou non, est le premier contact avec le client. C’est à ce moment que la relation s’amorce, que les liens de confiance commencent à se tisser. Pour ma part, j’ai trouvé ce rôle laborieux. Je suis une personne avec une grande écoute, mais il faut plus que cela pour la relation thérapeutique. Il faut dire que mon stage se déroulait en santé mentale et que les sujets abordés sont plus émotifs vis-à-vis ce que j’avais vécu en réadaptation physique. Un aspect difficile était de prendre des notes tout en réagissant à ce que le client racontait, penser à ce que l’on voulait demander et continuer d’avoir une conversation soutenue.

Afin de parfaire ce rôle, le moyen le plus efficace est sans aucun doute la pratique. Aussi, une chose qui m’a beaucoup aidée, si c’est possible, c’est de se regarder, à l’aide d’une vidéo de la rencontre. Cela nous permet de voir notre attitude non verbale lors de l’entrevue, ainsi que d’évaluer les signes non verbaux de notre client. Favoriser l’écoute active dans tous les domaines de notre vie nous amène petit à petit à développer notre façon de réagir, de questionner, d’interpréter les renseignements qui nous parviennent.

 

3-Collaborateur

Les ergothérapeutes travaillent tous les jours en collaboration, que ce soit avec un client, un autre professionnel de la santé, un représentant d’organisme… La collaboration implique un partage d’informations et de services.

Les ergothérapeutes établissent des plans d’interventions en se basant sur les décisions qui ont été discutées avec le client. Celui-ci, est au cœur de sa réadaptation et participe, dans la mesure de ses capacités, à toutes les étapes ergothérapiques. La collaboration a un effet favorable sur la participation qui a un effet favorable sur la collaboration.

Avec les autres professionnels de la santé, la collaboration a pour optique de fournir le meilleur service au client. La collaboration signifie aussi le partage des expertises selon les  différentes situations qui se présentent dans la carrière du professionnel.

Mes observations vont dans le sens de la définition de la collaboration. L’ergothérapeute travaille toujours conjointement avec le client, par exemple, il peut établir un plan d’intervention avec des objectifs précis à atteindre qui ont été choisis avec le client. Le personnel auxiliaire peut aussi aider l’ergothérapeute en lui fournissant des informations sur le comportement des clients dans leur milieu de vie : ces informations permettent à l’ergothérapeute de faire un portrait plus global de son client. Entre collègues de travail, nous pouvons être amenés à collaborer dans le but de partager son savoir avec les autres : un ergothérapeute avec plus d’expérience a aidé un collègue pour un type de cas particulier, le premier ayant déjà eu affaire avec la problématique en cause.

En tant que stagiaire, j’ai vécu de la collaboration avec plusieurs personnes : le client, la superviseure de stage… Tout d’abord le client a accepté qu’un étudiant fasse une entrevue occupationnelle avec lui, et il a participé en me considérant comme un vrai thérapeute. Il aurait bien pu omettre des informations qu’il trouvait trop personnelles pour le confier à un étudiant. Avec la superviseure de stage, j’étais en constante collaboration avec elle puisqu’elle partageait son savoir avec moi et répondait à mes questions.

Pour apprendre le rôle de collaborateur, le travail d’équipe permet d’explorer toutes les facettes inclut dans la collaboration. Les différentes étapes de formation des équipes, ainsi que les différents types de personnes nous initient à la manière la plus efficace de répondre aux défis d’une collaboration efficace. Il faut prendre chaque expérience de travail d’équipe et réfléchir sur la façon d’intégrer ce que l’on vit pour pouvoir l’utiliser plus tard dans notre pratique.

 

4-Patricien érudit

Ces termes signifient que l’ergothérapeute, malgré qu’il ait terminé ses études, a le devoir de tenir sa formation à jour. Pour offrir le meilleur service au client, il doit être en mesure d’utiliser les outils qui ont démontré leur efficacité, de chercher l’information pertinente en lien avec la problématique du client, d’améliorer la qualité de sa pratique de façon continue, de vérifier la pertinence des programmes offerts à la population. Un autre volet de ce rôle est le partage de ses connaissances: que ce soit avec le client pour l’amener à bien comprendre sa situation, ou avec les autres professionnels de la santé pour leur permettre de bénéficier de son expertise.

Au cours de mes stages, j’ai pu remarquer cette compétence plusieurs fois. Entre autres, j’ai pu participer à une formation qu’une étudiante finissante de psychologie donnait à l’ensemble du service de la clinique du centre. Dans ce service, il y a un après-midi par mois de prévu pour permettre à un des professionnels (psychologues, ergothérapeutes, médecins) de présenter une conférence sur un sujet de leur choix. De plus, ils organisent un comité de lecture d’articles scientifiques, à raison de deux rencontres par mois.

Pour ma part, étant donné que je suis encore étudiant, chaque jour, je travaille sur l’acquisition de nouvelles connaissances qui me permettront de devenir un ergothérapeute accompli. Pour favoriser cette compétence, il faut que nous développions nos qualités de curiosité et d’argumentation : la curiosité pour être sans cesse assoiffés de nouvelles connaissances et l’argumentation pour nous permettre de réfléchir, d’analyser, de peser le pour et le contre des connaissances que nous rencontrons.

 

5-Professionnel

Les ergothérapeutes se doivent de suivre un code de déontologie et d’éthique. Ce code demande aux professionnels de faire preuve d’honnêteté, de respect, de compassion et d’engagement face aux clients. Il relève de ce code pour l’ergothérapeute de se présenter tel qu’il est selon son titre professionnel. Il engage celui-ci à reconnaître les limites de sa pratique et à respecter les normes relatives à la pratique. Sa pratique doit être compétente et constamment mise à jour. Il respecte la confidentialité du client et promouvoit sa profession (participe à la réglementation).

Cette compétence est le b.a.-ba de la profession d’ergothérapeute. Il relève de nous de montrer aux clients notre professionnalisme. Cela a pour effet de les sécuriser et de favoriser leur participation à la réadaptation. De touts petits gestes peuvent démontrer cette compétence, par exemple, lorsque l’on discute du cas d’un client entre professionnels, fermer la porte pour empêcher d’autres personnes d’entendre. Notre travail est d’aider les gens, ils sont au cœur de notre profession. Ils méritent le respect et l’empathie auxquels ils ont droit. Il est aussi de notre devoir de ne pas discriminer les personnes que nous rencontrons (sexe, culture, âge). Nous devons nous porter à la défense de nos clients lorsqu’une telle situation se présente : il m’a été donné de voir à une occasion une ergothérapeute discuter du langage infantilisant qu’une autre employée de l’établissement utilisait avec les personnes âgées. Par ailleurs, l’ergothérapie est mal connue de la population et du personnel en soins de santé. Nous nous devons de faire connaître notre métier avec les différents professionnels de la santé afin que les clients qui ne reçoivent pas de nos services et qui pourraient en bénéficier n’en paient pas le prix.

Une stratégie d’apprentissage de cette compétence est d’observer les professionnels et d’apprendre de leur attitude. Les appliquer à notre vie d’étudiant nous permettrait de déjà les intégrer pour que nous vivions en professionnel tous les jours.

Agir en tant qu’expert en habilitation de l’occupation

Suite à ma seconde année de formation, j'ai pu constater l'importance du rôle de l'ergothérapeute pour aider les clients à retrouver leur autonomie fonctionnelle et leur bien-être. Par le biais de situations cliniques, j'ai vu à quoi ressemble le travail d'un ergothérapeute. Cette section explore les constatations que j'ai réalisés dans quatre situations différentes.

 

 

 

Agir en tant qu’expert en habilitation de l’occupation pour une clientèle présentant un trouble de personnalité.

Les personnes présentant un trouble de personnalité peuvent bénéficier grandement des interventions d’un ergothérapeute. Le volet santé mentale m’était tout à fait inconnu avant le début de mon programme, c’est avec fascination que j’ai découvert cette facette de l’ergothérapie. Par le biais de ce domaine, nous pouvons constater à quel point les occupations sont importantes dans la vie des êtres humains.

 

Connaissances antérieures

Ce que je savais des troubles de la personnalité avant la situation clinique se résume à ce que j’avais pu observer dans mon deuxième stage de première année : j’étais jumelé à une ergothérapeute qui travaillait avec les personnes ayant un trouble de personnalité limite. Dans ce stage, j’ai appris que ces personnes ont de la difficulté à identifier leurs émotions. De plus, ces personnes ont des traits de personnalité amplifiés et leurs réactions sont exagérées lors des situations stressantes. Je savais également que la thérapie comportementale dialectique de Linehan était souvent utilisée avec cette clientèle. Ma superviseure de stage m’avait expliquée que ces personnes doivent être balisées par un cadre thérapeutique rigide. Elles sont souvent portées à vouloir outrepasser ce cadre et utilisent des formes de manipulation tel que le clivage et le transfert.

 

Suite à la situation clinique…

Ce que j’ai appris au cours de la semaine portant sur la situation clinique m’a permis de faire un lien avec ce que j’avais vu lors de mon stage et de comprendre quelques éléments de l’intervention que j’avais alors observés. Entre autres, la méthode de triage qui permet au thérapeute et au client de déterminer les objectifs de la thérapie; l’importance des relations interpersonnelles pour ce type de client; la nécessité de leur apprendre à contrôler leur réaction face au stress qu’ils vivent ainsi que la gestion de leurs émotions. L’ergothérapeute doit agir en tant que modèle, peu importe la situation qu’il rencontre avec ces personnes. En montrant ainsi l’exemple, les personnes souffrant du trouble de personnalité seront portées à imiter ce comportement.

Ces personnes se méfient souvent des gens qu’ils rencontrent, car elles idéalisent leurs relations et voient un refus comme un rejet des autres : les relations interpersonnelles sont donc au cœur de la problématique des troubles de la personnalité. Il faut gagner la confiance des clients, et pour se faire il faut connaître les particularités des différents comportements perturbateurs et être en mesure d’y associer le bon mode thérapeutique pour réussir à établir un lien de confiance. Tel que réalisé en laboratoire, se préparer à différents comportements perturbateurs est un bon moyen pour réfléchir à ce que nous ferions face à une situation semblable dans la vie réelle. Cela nous permet de se connaître mieux.

J’ai également appris la raison pour laquelle il est important de poser un cadre thérapeutique avec ce genre de clientèle. Ce cadre à l’intérieur de la thérapie les prépare aux règles de conduite qu’ils doivent suivre dans la société. Cela leur apporte également une stabilité qui leur permet d’apprendre davantage de leur comportement. 

Un aspect qui est important avec cette clientèle et qui n’est malheureusement que peu suivi, est l’implication de la famille dans le processus thérapeutique. L’ergothérapeute a un devoir d’incorporer les proches du client pour que celui-ci dispose de la plus grande aide possible. En effet, lorsque l’entourage du client comprend mieux la maladie, ils peuvent apporter un plus grand soutien à la personne présentant le trouble.

 

Stratégies

Ce que j’ai pu constater durant différents cours d’ergothérapie et de psychologie, c’est que les connaissances reliées au développement des professions en santé mentale ont beaucoup évoluées au cours des 50 dernières années. De plus, la recherche dans ce domaine est relativement jeune, ce qui me fait penser que certaines approches continueront  d’évoluer et de se développer. Donc, de façon globale, il sera important de se maintenir à jour dans la pratique de cette profession.

De manière plus spécifique, je sais que j’aurai à travailler sur mes compétences de communicateur pour cette clientèle : la relation thérapeutique est le centre de la thérapie et cela passe par la communication. Il faudra également que j’apprenne à me connaître davantage pour pouvoir échapper aux pièges du transfert et du contre-transfert souvent observés avec cette clientèle.

 

 

 

 

Agir en tant qu’expert en habilitation de l’occupation pour une clientèle présentant un trouble anxieux.

Le stress fait partie de notre instinct de survie : pour réaliser des choses, le stress fonctionne un peu comme un moteur. Par contre, certaines personnes vivent avec l’effet inverse : un stress les empêche de fonctionner, réduit leurs activités. C’est une sensation de complète incapacité à faire face qui survient alors.

 

Connaissances antérieures

Mis à part quelques situations personnelles passagères de stress, je n’avais jamais rencontré personne qui souffrait de trouble anxieux. Les connaissances que j’en avais était donc limité : les seules répertoriées étaient en lien avec le cours de psychopathologie que j’avais suivi lors de ma première année en ergothérapie.  Ce que j’en avais retenu concernait surtout les phobies et la technique de désensibilisation qui pouvait s’y attacher.

 

Suite à la situation clinique… 

Suite à la situation clinique, j’ai pu constater toutes les implications au niveau du fonctionnement qu’un trouble anxieux peut apporter à une personne. Plusieurs questionnaires existent pour évaluer l’intensité de stress qu’une personne vit. Puisque l’occupation est au centre de notre profession, nous devons explorer toutes les activités que la personne n’est plus en mesure de faire (que ce soit prendre l’autobus, ou même de regarder dehors). Lorsque nous évaluons une personne, nous devons explorer ce qu’elle vit, et tenter de la comprendre, même si parfois cela semble irrationnel. Le client est l’expert de ce qu’il vit.

Une fois l’évaluation terminée, plusieurs interventions sont possibles. La désensibilisation est spécifique aux troubles anxieux. Cette méthode d’exposition progressive au stress est beaucoup utilisée avec cette clientèle et elle a fait ses preuves au point de vue de l’efficacité. Nous pouvons également intervenir au niveau de la restructuration cognitive : certaines pensées obsèdent le client, mais ces pensées ne sont pas nécessairement fondée : nous devons l’amener à penser à quelque chose de plus optimiste plutôt que de toujours ressasser les mêmes « idées noires ». Nous pouvons aussi contribuer à la réduction de l’insomnie par l’enseignement de technique de relaxation, ou de gestion du sommeil.

 

Stratégies

Les connaissances que l’on acquière dans le cadre de nos cours peuvent nous être profitable autant dans notre travail que dans notre vie personnelle. Le sujet des troubles anxieux ne fait pas exception à la règle, et ma curiosité est piquée au vif. Tant de ressources sont disponibles, il nous suffit de les trouver et de les consulter. Je désire particulièrement explorer tous les questionnaires liés au stress, et me familiariser avec leur administration. Il en va de même pour les interventions telle que la désensibilisation, et la restructuration cognitive. À propos de la restructuration, j’avais de la difficulté à bien saisir l’objectif de cette intervention : l’étudier de nouveau, et si possible avoir un exemple me permettrait de mieux comprendre cet outil thérapeutique.

Agir en tant qu’expert en habilitation de l’occupation pour une clientèle présentant une blessure médullaire.

Je dois avouer que j’ai un certain attrait pour les situations cliniques qui touchent la réadaptation physique. Ma formation dans ce domaine y est certainement pour quelque chose. Je me sens dans mon élément lorsque nous abordons la condition physique d’un client. Cependant, l’ergothérapie apporte une nouvelle dimension aux interventions à réaliser avec les clients : tous les aspects de la vie sont évalués et traités.

 

Connaissances antérieures 

Ce sujet m’était inconnu avant la situation clinique de cette année. Bien que je possède une formation en réadaptation physique, je n’avais jamais été en contact avec ce genre de situation. Bien sûr, je connaissais les conséquences d’une blessure au niveau de la moelle épinière : perte de sensation ou de motricité ou les deux, dépendamment de la partie de la moelle qui est touchée. Je connaissais les évaluations de la douleur, de l’équilibre assis et des transferts, ainsi que les bilans articulaire et musculaire. Je détenais également des informations sur les interventions nécessaires ayant un rapport avec ces évaluations.

 

Suite à la situation clinique… 

Lorsque je disais que l’ergothérapie amène une nouvelle dimension, je pensais autant aux évaluations qu’aux interventions. Par exemple, l’ergothérapeute explorera l’aspect psychologique, visitera le domicile et le lieu de travail pour évaluer les changements à apporter,  vérifiera la capacité du client à conduire une automobile. De plus, il attribuera le fauteuil roulant qui remplacera les jambes de l’individu.

 Les compétences de la communication, d’agents de changements et de collaborateurs sont importantes dans le travail de l’ergothérapeute puisque celui-ci aura beaucoup d’enseignements à donner au client pour bien l’informer des répercussions de son atteinte médullaire sur son fonctionnement dans la vie quotidienne. Ensemble, le client et le thérapeute élaboreront les objectifs du traitement : quels sont les besoins immédiats selon le client?  Encore une fois, l’ergothérapeute doit s’assurer de communiquer avec les proches de la personne pour vérifier leurs besoins en support psychologique et leur enseigner ce qu’implique une blessure médullaire.

 Un aspect très important chez cette clientèle est la prévention des plaies. L’ergothérapeute insistera énormément sur cet aspect, car l’apparition d’une première plaie cause des dommages au niveau de la résistance de la peau par la suite.  Puisque ces personnes sont dans la position assise toute la journée, les techniques de relâchement de pression sont indispensables dans leur cas.

 

Stratégies

 Cette situation clinique m’a captivé d’un bout à l’autre. Dans ce genre de situation, je crois qu’il me serait facile de continuer à explorer cette matière et à en apprendre plus en consultant diverses ressources. J’ai plusieurs forces qui m’aideront avec ce genre de client : je suis de nature empathique et optimiste, j’adore la réadaptation physique et je m’intéresse beaucoup à la physiologie humaine et à la capacité du corps humain à retrouver la fonction de ses systèmes. La première des stratégies à effectuer, serait de revoir toute la documentation fournie dans le cadre de cette situation clinique : il y en avait beaucoup, et le temps m’a manqué pour consulter en profondeur quelques unes des ressources bibliographiques.

Agir en tant qu’expert en habilitation de l’occupation pour une clientèle présentant une amputation du membre inférieur.

Les personnes présentant une amputation, peu importe à quel niveau ou la raison, font face à une diminution de leur rendement occupationnel : toutes leurs habitudes de vie sont bouleversées.

  

Connaissances antérieures

Ce que je connaissais de cette situation clinique, c’était l’importance des transferts dans la vie de ces personnes. En tant qu’ergothérapeute, nous serons appelés à enseigner les transferts à toutes sortes de clientèle. Il est donc primordial de bien connaître de quelle façon s’effectuent les transferts pour la sécurité du client, ainsi que les proches aidant et les thérapeutes qui auront à transférer ces clients. De plus je connaissais certaines évaluations utilisées, par exemple pour l’équilibre, la force musculaire, la douleur, la mobilité, le bilan trophique…

  

Suite à la situation clinique…

Plus j’explore les situations en santé physique, plus je me rends compte que c’est le champ d’expertise qui m’attire le plus. Et le volet occupationnel qui se rattache à l’ergothérapie m’intéresse énormément.

Ce qui m’a frappé avec cette situation clinique, c’est le degré de concordance entre ce que font les physiothérapeutes et les ergothérapeutes. Je savais que les deux disciplines étaient fortement corrélées, mais j’ignorais jusqu’à maintenant que nous avions les mêmes objectifs. En fait, toute l’équipe poursuit des buts communs. Bien entendu, l’ergothérapeute applique sa couleur occupationnelle et fonctionnelle. Nous permettons à notre client de réaliser à nouveau leurs loisirs grâce à notre faculté à analyser les activités. Cette analyse nous permet de scinder l’activité en tâches, que nous pouvons ensuite utiliser pour entraîner notre client à regagner son autonomie.

 

Stratégies

Cette situation clinique me faisait beaucoup penser à ma formation en réadaptation physique et j’y étais très confortable, peut-être même un peu trop. Je m’explique : puisque ce que je lisais ressemblait beaucoup à ce que j’avais déjà vu avant, je me suis assis sur mes lauriers et j’ai l’impression de ne pas y avoir mis autant d’effort que pour les autres situations cliniques. Bien entendu, ce n’est qu’une hypothèse, ma formation précédente m’a peut-être simplement facilité mon étude. Quoiqu’il en soit, je vais retourner dans la documentation fournie par le professeur et regarder les notes que j’ai prises lors de mon étude de la situation et je vais comparer avec les objectifs du cours spécifiés dans le cahier de l’étudiant.