Portfolio de Vanessa Corbeil

Présentation
Commenter cette section

 Mon nom est Vanessa Corbeil et je suis étudiante en ergothérapie à l'Université du Québec à Trois-Rivières. 

 

Je pourrais commencer en vous disant que ce qui m'a poussé à étudier dans ce domaine est sans aucun doute le rôle pivot que peut jouer l'ergothérapeute dans la vie des personnes qu'il côtoie. 

 

De plus, l'ergothérapie étant une profession avec un grand champ d'action, elle offre donc plusieurs opportunités de carrières, présentant toutes plus de défis les unes que les autres.

Les compétences professionnelles
Commenter cette section

Les compétences professionnelles que l'étudiant en ergothérapie acquerra au cours de sa formation universitaire sont au nombre de 7.

Ces principaux rôles sont:

  1. Expert en habilitation de l'occupation;
  2. Communicateur;
  3. Collaborateur;
  4. Gestionnaire de la pratique;
  5. Agent de changement;
  6. Praticien érudit;
  7. Professionnel.

Pour plus d'informations sur ce sujet, il est possible de consulter le Profil de la pratique de l'ergothérapie au Canada, paru en octobre 2007, sur le site web de l'Association canadienne des ergothérapeutes. http://www.caot.ca/

Le praticien érudit
Commenter cette section

En tant qu'ergothérapeutes, les professionnels se doivent de garder leurs connaissances au goût du jour.  En effet, ils doivent se renouveller sans cesse dans leur savoir afin de s'assurer de toujours être à l'affût des nouvelles techniques ou des nouvelles études qui ont été faites et qui pourraient les aider à donner un service encore meilleur à leurs clients.

 

Cela est observable dans tous les milieux.  En effet, lors de mon travail d'été dans un CLSC, j'ai pu observé que les ergothérapeutes se servaient très souvent des études et recherches des bases de données scientifiques afin d'avoir de bonnes références qui appuient leurs interventions. 

 

De plus, les ergothérapeutes utilisent les données probantes pour promouvoir l'ergothérapie dans le CSSS de leur région et pour tenter de développer de nouveaux services.  Effectivement, au CSSS Pierre-de-Saurel, il n'existe aucun service d'ergothérapie à l'urgence. Bien qu'une ergo est prête à y travailler, il faut encore qu'elle réussisse à prouver aux administrateurs les bénéfices de ce nouveau service dans ce département.  Alors, les ergos doivent se documenter sur le sujet, trouver des articles scientifiques et des données probantes qui appuieront leur point de vue.

 

On constate donc très bien que travailler en ergothérapie demande un savoir mis à jour sans cesse. Cela rejoint la compétence de praticien érudit que, selon moi, nous développerons tout au long de note formation.

Le communicateur
Commenter cette section

Pour être un bon ergothérapeute, il est primordial de savoir bien communiquer avec les clients.

 

Au cours de mes stages, j'ai appris que l'ergothérapeute doit adapter sa façon de communiquer selon la personne à qui elle s'adresse. C'est-à-dire employer des termes faciles à comprendre et non les termes utilisés entre professionels.  De plus, l'ergothérapeute doit porer une attention particulière au langage non verbal, qui est lui aussi une manière de communicquer très importante.  En effet, cela peut donner une tonne d'informations sur notre client qui pourront sans doute servir lors d'interventions futures.

 

D'autre part, durant la première année de cours, j'ai vu qu'il est possible d'améliorer la communication lors de relation d'aide, et ce, en utilisant quelques tactiques comme le reflet, la reformulation et plusieurs autres.

 

Finalement, avoir pleinement confiance en soi, en ses connaissances et en ses capacités est atout qui aide beaucoup l'ergothérapeute à devenir un communicateur hors pair.  Pour ma part, cela reste un point à améliorer au cours de ma formation. En effet, puisque j'en suis qu'à ma première année de BAC et que mes connaissances sont limitées, il arrive souvent que je doute de moi lorsque je communique avec les patients.

 

Bref, je crois que la meilleure solution pour m'améliorer dans mon futur rôle de communicateur sera d'approfondir encore plus les différents types et techniques de communication et acquérir le plus de connaissances possibles au cours des années à venir.

 

Le collaborateur
Commenter cette section

À l'université, j'ai appris qu'un des grands principes d'intervention en ergothérapie est la pratique centrée sur le client.  Cela implique donc une relation de partenariat avec le client et non une relation de supériorité de la part de l'intervenant.  On considère donc que c'est le client a la possibilité de faire des choix, qu'il a une part de responsabilité dans les décisions et qu'il a un certain contrôle dans ses interventions. Voilà d'où vient tout l'importance du rôle de collaborateur.

 

Lors de mes stages, j'ai remarqué que cette compétence est très présente en clinique externe.  Cela est peut-être dû au fait que les gens qui en bénéficient sont tout à fait autonome et présent d'esprit pour s'impliquer dans le processus.  De plus, selon mes observations, j'ai trouvé que l'ambiance de ces milieux se prêtait bien à la collaboration. Par contre, en centre hospitalier, je l'ai beaucoup moins observé, sûrement pour les raisons contraires.

 

Quant à moi, je ne crois pas que j'ai vraiment pu mettre cette compétence en pratique au cours de cette première année.  Lors des stages, j'ai plus souvent fait de l'observation que des interventions auprès de patients. Cependant, bien que le rôle de collaborateur soit en grande partie avec les clients, il y a aussi une collaboration avec les autres professionnels de la santé.  C'est sans doute ce que j'ai le plus vécu jusqu'à présent.

Le professionnel
Commenter cette section

Je crois qu'un bon professionnel doit être capable de nommer ses forces et ses faiblesses. En fait, un ergothérapeute qui se connaît est, selon moi, beaucoup plus en mesure d'offrir des traitements de meilleure qualité à ses clients. Pour arriver à une bonne connaissance de soi, cela prend sans aucun doute plusieurs années.  On y parvient peu à peu et le processus débute dès les premières années d'étude. Pour moi, les premiers stages m'ont fait beaucoup apprendre sur ma personne. 

 

C'est donc dès le moment où l'on identifie nos forces et nos faiblesses qu'il nous ait permis de travailler ces dernières! Par exemple, lors de mon stage au centre ospitalier de Trois-Rivières en santé physique 65 ans et plus, j'ai pu constaté que les évaluations à l'hygiène me rendaient extrêmement mal à l'aise. J'ai compris que cette tâche était au-delà de mes limites personnelles pour l'instant. Par contre, puisque j'ai compris que ce genre d'interventions posait un problème pour moi, j'ai pu, avec l'aide de mon ergothérapeute, mettre quelques trucs en pratique afin de passer par-dessus cette épreuve. travailler sur moi-même et donc améliorer mes points faibles.

 

Bref, il est évident que je ne suis pas encore tout à fait confortable avec ces situations. Cependant, en me raisonnant et en me disant bien que si le client ressent mon malaise, la situation devient très désagréable autant pour lui que pour moi. Cela n'est aucunement souhaitable.

 

Finalement, les stages de cette première année m'ont montré qu'il y a une tonne d'étapes à franchir, d'expérience à acquérir et à vivre pour développer la compétence de professionnel. De petits détails comme dans l'exemple précédent, aussi subtils soient-ils, peuvent faire tout une différence dans la qualité de nos interventions.

L'expert en habilitation
Commenter cette section

L'expert en habilitation est la compétence clée de toutes les compétences de l'ergothérapeute.  En effet, peu importe le milieu dans lequel nous sommes que ce soit le CLSC, les services à domicile, la clinique externe ou l'hôpital, pour n'en nommer que quelques uns, l'habilitation de l'occupation est au centre de la pratique ergothérapique.

 

Cela est entre autre dû au fait que la majorité des interventions de l'ergothérapeute vise surtout à trouver des trucs et des moyens pour modifier l'environnement du client. Ce cette façon, leurs activités de la vie quotidienne sont facilitées et le but principal est atteint.

 

L'importance de cette compétence m'a été très observable dans mon travail au service à domicle du CLSC de ma région. Lea ergothérapeutes de ce département se rendent chez leurs clients afin d'analyser leur rendement occupationnel dans leur milieu de vie réel. Cela leur permet donc d'apporter les modifications de l'environnement ou les aides techniques qui auront réellement un impact sur la vie des gens.  En effet, la réadaptation en clinique a de très bons côtés et est plutôt réaliste. Par contre, rien n'est comparable au vrai milieu de vie de la personne.

 

De plus, en observant le travail des ergothérapeutes en CLSC, j'ai constaté qu'il est primordial de rester très terre-à-terre dans notre rôle d'expert en habilitation de l'occupation. Effectivement, il faut toujours réussir à faire avec les réalités financière et physique de nos clients qui sont parfois très précaires.

 

Finalement, l'observation est un excellant  moyen d'apprendre et d'enregistrer une tonne d'informartions qui nous servira à devenir un excellent expert en habilitation. La pratique et les expériences qui restent à venir nous en apprendront tout autant, sinon plus!

Les accidents vasculaires cérébraux
Commenter cette section

Pour la situation clinique portant sur les accidents vasculaires cérébraux, j’avais déjà quelques notions sur les conséquences et les limitations fonctionnelles qu’une telle condition engendre. En effet, le cours Cognition et Ergothérapie suivi à l’automne 2009 m’avait fourni certaines connaissances au niveau des habiletés cognitives souvent atteintes lors d’un AVC. Notamment, j’avais pu approfondir certains phénomènes comme les différents types d’aphasies et les praxies. Alors, cet ASC m’a permis de me concentrer sur tous les types d’intervention possible au niveau cognitif, mais aussi pour les limitations d’ordre physique. Par exemple, j’ai retenu qu’il est primordial d’enseigner la position préparatoire à la tâche pour cette clientèle. Bref, j’aimerais au cours de mes futurs stages avoir la chance d’expérimenter les modalités de façon plus concrète et réelle. De plus, afin de tenir mes connaissance au goût du jour, il sera important de prendre compte des données probantes sur le sujet.

Les blessures musculo-squelettiques du membre supérieur
Commenter cette section

La situation clinique sur les blessures musculo-squelettiques a sans aucun doute été une des plus intéressantes à mon avis. Le cours Anatomie du système locomoteur suivi à l’automne 2008 a été une bonne source d’informations pour l’innervation des muscles de la main. De plus, le laboratoire faiten Occupation chez les adultes I, sur la goniométrie du membre supérieur, a été très utile pour la conception des orthèses. Alors, j’ai appris les différentes modalités à utiliser pour les lésions musculo-squelettiques. J’ai aussi pris note qu’il est très important de garder la couleur ergothérapique puisqu’il ne faut pas oublier personne et ne traiter que le membre lésé. Il faut prendre en compte les occupations significatives et les intérêts de la personne afin de les intégrer à notre plan d’intervention. Finalement, puisque cette clientèle m’intéresse beaucoup, j’aimerais avoir la chance d’approfondir les notions en lien et de voir un centre spécialisé dans le traitement du membre supérieur. En effet, j’aimerais pouvoir faire le dernier stage de maîtrise en Californie, au cœur de la recherche en ergothérapie, afin d’élargir mon expertise.

Les troubles bipolaires
Commenter cette section

La situation sur les troubles de bipolarité était assez intéressante. Lors du cours Introduction à la psychopathologie, j’avais appris certaines notions en rapport avec les critères diagnostiques du DSM-IV. Par contre, je n’avais pas vu celles en lien avec les interventions possibles en ergothérapie avec cette clientèle. C’est donc ce que j’ai appris lors de cette situation. J’ai aussi observé qu’il est très important d’évaluer l’urgence suicidaire avec ces personnes lorsqu’on le soupçonne. De plus, contrairement à ce que je croyais, il est possible de traiter les gens qui sont en phase maniaque. Il suffit de trouver des activités significatives qui rejoignent leur haut niveau d’énergie et d’essayer de les amener tranquillement vers un niveau plus bas. Également, j’ai vu qu’il est primordial que le client ait une bonne compréhension de sa maladie, afin de bien gérer celle-ci et de prévenir les changements d’humeur. Ce sujet est souvent exploré lors de groupes psychoéducatifs. Cependant, un point important qu’il me reste à travailler est mon interaction avec les personnes suicidaires. J’espère avoir la chance d’améliorer cette partie de mes interventions,  car cela me rend souvent très mal à l’aise que je ne sais plus comment interagir avec ces personnes. Je crois qu’il serait aidant de me procurer des références traitant de ce sujet afin de mieux comprendre comment ces personnes pensent lors des moments où ils veulent mourir. De plus, il serait pertinent de revoir les modes thérapeutiques dans le livre The intentional relationship de R.R. Taylor.

 

Les troubles anxieux
Commenter cette section

Le phénomène des troubles anxieux a été vu lors du cours Introduction à la psychopathologie, à l’hiver 2009. Nous avions étudié les différents types de troubles et d’états, tels que le trouble phobique, l’état de stress post-traumatique et le trouble obsessionnel-compulsif, pour ne nommer que ceux-là. Alors, lors du cours Occupation chez les adultes I, j’ai appris les évaluations et les interventions possibles en ergothérapie avec cette clientèle. Entre autre, il est important d’évaluer et d’identifier les aspects qui influencent le fonctionnement quotidien de la personne ayant un trouble anxieux. J’ai aussi observé qu’il est important d’enseigner des techniques de respiration et de relaxation lors des interventions. De plus, j’ai  noté qu’il est bon de travailler les schèmes de pensés avec le client. Finalement, je vais pouvoir approfondir les notions apprises lors de ces deux cours durant le stage avec la clientèle de santé mentale.