Portfolio de SARAH BASTIEN

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Portfolio

Moi, future enseignante en adaptation scolaire? Voilà la question qui occupait mon esprit depuis les deux dernières années. Au terme de ma première année, je peux maintenant dire que je suis convaincue d’avoir fait le bon choix et j’ai dorénavant l’esprit plus tranquille. Au cours de ce début de formation, j’ai beaucoup appris, tant sur moi-même que sur le métier d’enseignante. Je commence à mieux connaître mes points forts et mes points faibles. Un portrait de ma future carrière se dessine tranquillement dans mon esprit. Je sais maintenant que le milieu secondaire sera mon lieu de travail. Cette décision a été pour moi assez facile à prendre puisque tout me dirigeait vers ce milieu. Lors de ma première année, plusieurs éléments formatifs m’ont marquée. En premier lieu, mon stage en milieu secondaire, ensuite la conférence sur le syndrome de Gilles de La Tourette et, finalement, mes débuts en tant que suppléante. J’expliquerai pourquoi ces trois aspects ont été si marquants et motivants. Il sera question de mes perceptions de ce métier ainsi que des acquis réalisés dans la dernière année.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lors de ma première année de baccalauréat en adaptation scolaire, plusieurs éléments m’ont marquée. Probablement qu’un grand nombre de personnes se retrouvent dans cette situation, mais le stage en milieu secondaire a été l’un d’eux. J’ai fait mon stage à l’école la Cité des Jeunes dans la région de Vaudreuil-Dorion.  Durant cette semaine, ou je me retrouvais à l’approche de faire un choix quant à mon orientation; primaire ou secondaire, chacune des observations que je faisais durant la journée me faisait énormément réfléchir en soirée. Depuis mon entrée au baccalauréat, mon choix était plutôt fait, j’allais travailler en milieu secondaire. Pourquoi? Voilà ce qui était mon inquiétude. Je ne savais pas exactement pourquoi, mais je sentais plus en confiance, plus sûre de mes capacités avec des adolescents. Avant mon entrée à l’Université de Montréal, j’ai fait une technique en éducation spécialisée et j’ai travaillé en intervention en toxicomanie et en santé mentale… toujours avec des adultes. Je me disais donc que ma force se retrouvait probablement là. J’avais donc pris le chemin facile en allant vers quoi je me sentais plus en contrôle. Au cours de ce stage, j’ai pu confirmer sur des bases solides cette fois-ci en quoi ce milieu m’intéressait plus que l’autre. Effectivement, j’ai rencontré des gens formidables qui m’ont guidée dans cette décision importante. Je dois dire que j’ai été choyée quant aux personnes que nous avons la chance de rencontrer au cours de cette semaine enrichissante. Tout d’abord, la psychoéducatrice qui me ressemblait beaucoup dans sa façon d’être m’a beaucoup aidée. Je me voyais dans cette femme et j’ai discuté quant à ses choix professionnels. À ce moment, j’hésitais beaucoup encore entre ses deux professions : psychoéducatrice et enseignante en adaptation scolaire. Elle a su me rassurer et a pris le temps avec moi de regarder le pourquoi de mes inquiétudes. Avec du recul, je sais maintenant que je suis au bon endroit.

 

Au cours de cette semaine, j’ai fait le tour de l’ensemble des clientèles retrouvées en milieu ÉHDAA. J’ai vraiment pu constater où étaient mes forces et mes faiblesses. Deux clientèles ont marqué mon attention plus particulièrement : SMS et Déficience moyenne.  Je vous explique d’abord ce qu’est une classe de SMS. C’est une classe de préparation au travail qui alterne 2 jours de stage et 3 jours d’école. Cette division de journée est l’objectif des deux années qui précèdent l’année où ils seront en stage. Lors de ces deux années, les jeunes avec l’aide des enseignants tenteront de trouver un métier qui les passionnera. Les enseignants montent des cours-ateliers dans lesquels les élèves pourront toucher à plusieurs spécialisations. L’aspect scolaire est mis davantage en arrière-plan afin d’éviter le décrochage. C’est un peu comme si c’était le dernier arrêt avant l’abandon scolaire. J’ai été extrêmement touchée par la force de résilience de ces jeunes. J’ai eu la chance discutée avec eux, et pour certains ils peuvent avoir l’air seulement de jeunes délinquants qui ne font pas d’effort. Cependant, je voyais tellement autre chose en eux que leurs troubles de comportements, qui ne sont qu’une protection. Ils voulaient réellement apprendre, mais à leur façon et surtout à leur rythme. Cette détermination malgré tous leurs échecs m’impressionnait énormément. Je pense qu’avec ce type de clientèle, l’aspect humain de l’enseignant compte pour beaucoup. Il est évident que la relation reste professionnelle, mais je pense que nous devons des confidents pour eux. Je m’identifiais davantage aux enseignants qui portaient ce rôle. Je pense que dans le futur j’aurai toujours besoin de ce côté du métier. J’ai envie d’être plus pour ces jeunes et d’être quelqu’un de significatif dans leur passage à la vie adulte.

 

Ensuite, j’ai eu la chance de découvrir une clientèle qui, jusqu’à tout récemment, ne m’intéressait pas vraiment. La déficience moyenne était pour moi assez inconnue, malgré mes trois années en éducation spécialisée. À cette époque, j’étais certaine de vouloir travailler en délinquance alors je n’avais jamais cherché à prendre contact avec ce type de clientèle. Cependant, je dois dire que cet aspect du stage a été pour moi très important. Je me suis tout de suite sentie à l’aise et compétente avec eux. Lorsque je quitter la classe pour aller dans un autre groupe j’étais toujours heureuse et pleine de joie. Je ne voyais pas le temps passé en leur présence. D’un point de vue éloigné, je me disais que les apprentissages ne seraient pas assez grands pour me motiver. Par contre, lors de ces journées passées avec eux chaque sourire était important. Nous avons travaillé le bois avec eux et je voyais que chaque action était d’une importance capitale dans leur développement. Avec cette expérience, je vraiment l’impression d’avoir trouvé une clientèle j’aimerais travaillé. Je me sens vraiment comblée de cette découverte puisque cet aspect me fait apprécier encore plus mon futur métier.

 

Finalement, j’ai beaucoup apprécié la rencontre des enseignants et j’ai beaucoup aimé la chimie qui régnait entre les intervenants du secteur ÉHDAA. Je sentais qu’il travaillait tout en commun afin d’aider et de faire grandir leur élève. Je fais parfois de la suppléance au milieu primaire et je n’ai pas l’impression que cette chimie est aussi présente que dans une école secondaire et encore moins que dans le secteur ÉHDAA. Je sentais qu’ils étaient tous enivrés de la même passion et cet aspect commun se ressentait énormément. J’aime beaucoup le fait que plusieurs professeurs travaillent avec le même groupe puisqu’ainsi ils peuvent se sentir épauler dans les moments plus difficiles. Très souvent, je voyais un enseignant demander conseille à un autre enseignant ou même à l’éducatrice ou la psychologue. Tout le monde travaillait de concert afin de développer le plus possible le potentiel de ces jeunes. À partir du moment où j’ai ressenti cette cohésion, j’ai tout de suite su que le milieu secondaire était pour moi. J’ai toujours beaucoup apprécié le travail d’équipe et le partage d’opinion. Je pense que de cette façon, nous pouvons actualiser notre potentiel professionnel et ainsi devenir de meilleurs enseignants.

 

 En conclusion, ce stage a été pour moi très important puisqu’il m’a rassurée quant à mon choix professionnel. Chacun des moments passés à l’école de la Cité des Jeunes a été extrêmement formateur.

 

 

 

 

 

2e élément : Le deuxième aspect qui m’a beaucoup marquée est la rencontre que nous avons eue avec Madame Chaput au sujet de la problématique SGT (syndrome de Gilles de la Tourette). C’était notre première conférence lors du cours PED 1001 et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. J’ai été agréablement surprise de rencontrer une femme avec autant d’énergie à partager. Elle nous a d’abord parlé de la maladie en tant que telle. Je pensais que j’en connaissais beaucoup à ce sujet, par contre elle a su m’apprendre énormément sur les interventions concrètes à exécuter. Ensuite, elle a abordé un sujet plus personnel et cela m’a beaucoup touchée. En effet, elle nous a parlé de son fils qui a le syndrome et de sa vie au quotidien avec lui. J’ai ressenti tout l’amour qu’elle avait pour lui et je trouvais ça extrêmement beau de l’entendre parler de ces petites manies. Cette femme m’a beaucoup impressionnée par sa gentillesse et son investissement, tant avec son fils que professionnellement. Elle nous a expliqué qu’elle avait adopté son fils et qu’à partir du moment où ils ont découvert que le syndrome était présent chez lui, elle s’est mise à vouloir en apprendre davantage sur le sujet. De fil en aiguille, elle est devenue coordonnatrice de l’association SGT. Je trouvais admirable qu’elle donne sa vie pour aider tant les familles que les personnes souffrant de ce syndrome. Son enthousiasme était contagieux et m’a vraiment fait voir que cette clientèle m’intéresse beaucoup. Je savais déjà que j’avais un intérêt particulier pour cela, mais avec cette conférence j’ai vraiment conclu que c’était un aspect du métier qui m’intéresserait beaucoup. J’aimerais travailler dans une école spécialisée pour les SGT. Alors, lors de cette conférence, la coordonnatrice m’a épatée, mais surtout la mère. Je trouve admirable que quelqu’un se retrouvant cent personnes se livre à ce point, en parlant de ces difficultés et de ces réussites en tant que mère. Quelle personne admirable! Je suis sortie de cette conférence remplie d’énergie et de confiance en mon avenir professionnel. Je savais qu’il était possible de réussir de grande chose. Je discutais de cette conférence avec une collègue et je sentais vraiment changer. Quand j’ai commencé le Bac je n’étais plus sur de rien j’hésitais entre plusieurs professions, mais sa venue a été pour moi très significative. Tout ce qui a suivi a été plus motivant. Je sentais que j’étais vraiment au bon endroit au bon moment et je dois dire que c’est très rassurant.

 

 

3es éléments : Le troisième élément qui fut marquant n’est pas en milieu universitaire, mais y est directement relié; la suppléance. Depuis le mois d’octobre, je fais de la suppléance tant au milieu secondaire qu’au milieu primaire. Lorsque j’ai commencé, j’ai eu peur de ne pas être à la hauteur et de me décourager. Je dois dire que je sentais inquiète d'entreprendre mon futur métier sans expérience. Cependant, l’expérience s’est très bien déroulée et j’ai vraiment pu confirmer que ma place était bel et bien en enseignement. Quand j’ai commencé, je n’avais pas encore eu de stage, par contre, je savais que je voulais aller au secondaire. En fait, les jeunes enfants m’intimidaient davantage que les adolescents. J’avais peur de ne pas avoir les bonnes techniques avec eux et de ne pas être capable d’être autoritaire et à la fois maternelle. Ma première expérience au primaire fut avec une classe de 2e année, complètement désorganisée. Je remplaçais une nouvelle enseignante qui en remplaçait déjà une. Les élèves n’étaient donc pas faciles. Je sentais que j’étais en mode survie tout au long de la journée. J’ai trouvé cette journée très éprouvante et je me disais que le primaire n’était vraiment pas fait pour moi. Cependant, par la suite, j’ai eu à retravailler dans ce milieu et avec le temps que j’ai trouvé mon style d’enseignement. Je me sens maintenant plus en confiance que je vais dans une classe de 1er cycle. J’ai trouvé des trucs pour intervenir avec eux et ainsi je perds moins de temps à faire de la discipline. Je dois dire que même si tout se déroule mieux à présent je suis convaincue que je suis meilleure avec les adolescents. J’aime le fait que je peux leur expliquer clairement mes attentes et qu’ils le comprennent bien. Lors de mes passages dans plusieurs écoles j’ai rencontré énormément d’enseignants. Certains m’ont aidée en me donnant des trucs afin de faciliter mon travail. Je trouve que faire de la suppléance en même temps que mon baccalauréat est un avantage immense. Je sens que je peux mettre en pratique directement ce que j’apprends dans les cours. Par exemple, le cours de gestion de classe que nous avons à la session d’hiver est un cours très pratique où nous faisons plusieurs mises en situation. Par la suite, lors de mes journées de suppléance je peux appliquer les techniques que nous avons vues réellement. Je trouve que c’est une grande chance pour moi, je sens que j’apprends davantage et que j’évolue dans ma méthode d’enseignement. J’apprends à connaître mes points forts et mes points faibles directement sur le terrain. Je suis contente d’avoir cassé la glace tout de suite. Je suis ainsi beaucoup moins inquiète à l’idée d’avoir ma première classe. Pour ce qui est des travaux que nous avons dans certains cours où il nous demande d’imaginer des interventions ou du matériel possible à utiliser, je me sens beaucoup plus outillée pour les réaliser. Lorsque j’ai fait mon stage, j’étais très nerveuse de débuter et de prendre ma place dans une classe. Je prenais donc les devants et je faisais beaucoup plus d’intervention sans être trop inquiète des répercussions.

Lors de ces journées de suppléance, j’apprends aussi beaucoup avec les éducatrices présentes sur place. Je travaille souvent en milieu ÉHDAA, donc la plupart du temps une éducatrice vient pour une période ou deux travailler avec moi. Je suis très ouverte aux trucs qu’elle peut me donner. J’observe ses interventions avec les jeunes, cela est très formateur pour moi. J’ai aussi eu de bonnes discussions avec les directeurs et directeurs adjoints sur leur vision de l’école. Je sais qu’il m’en reste beaucoup à apprendre, mais je pense que la suppléance m’aide à me perfectionner davantage. Lorsqu’on est en stage, il est plus difficile de prendre sa place et d’essayer des choses avec les jeunes. Cependant, quand j’enseigne, je n’ai pas le choix, car je ne peux pas me fier sur personne pour reprendre mon intervention ou m’aider. Je fonce plus et ainsi j’apprends plus. Il est certain que parfois, il y a des journées où je me sens moins compétente et où je sors de ma journée découragée. Par contre, même quand la journée ne se déroule pas comme prévu, il reste que l’expérience est très instructive. Je me rappelle alors mes erreurs et j’essaie de trouver différentes façons de ne pas les répéter dans une prochaine journée. Souvent, lors des cours à l’université, je demande l’avis d’un enseignant. Je peux ensuite essayer concrètement leurs suggestions. Cette partie de ma première année est énormément marquante puisque j’exerce mon métier. Je ne pouvais pas passer à côté de son point qui est le centre principal de mes semaines.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je dois dire que je n’ai pas vu passer ma première année scolaire et je pense que c’est positif. Au terme de cette première année, je me sens déjà beaucoup plus en confiance et je sais que je suis au bon endroit. Voilà pour moi quelque chose d’une grande importance puisque je sens que mes efforts seront récompensés par un travail passionnant. Au cours des trois années qui suivront, qui se développeront dans un cadre secondaire, j’espère en apprendre plus précisément sur les interventions auprès des adolescents. J’espère rester proactive dans cette formation et toujours chercher à aller plus loin dans mes interventions. Je souhaite prendre davantage confiance en moi et mes aptitudes d’enseignante. Je sais qu’avec les différents cours et avec la poursuite de mon travail de suppléance, mes connaissances vont beaucoup se perfectionner. J’aimerais avoir plus d’expérience pour gérer les situations de transition en classe, ce que je trouve le plus difficile. Après ces deux sessions, j’ai confiance en la qualité de ma formation et je suis convaincue que mes apprentissages seront de plus en plus grands au fil du temps.  

Annexe:

Conférence 1: Cette conférence a été pour moi très informative et motivante. Tout d'abord, je dois dire que Mme Chaput m'a beaucoup impressionné par son enthousiasme et son positivisme vis-à-vis cette problématique. Ayant par le passé été en contact avec des jeunes souffrant de ce trouble, je ne pensais pas en apprendre autant sur le syndrome. Les informations données par Madame étaient très claires. J'ai aussi beaucoup apprécié toute la documentation qu'elle nous a remise au cours de cette conférence.  Cela a permis de renforcer son propos. L'étape où il était question de la description des tics et de ce que cela faisait vivre à l'enfant a été très informative pour moi. Effectivement, je connaissais, visuellement, ce que ces tics étaient. Cependant, je ne pouvais m'imaginer intérieurement ce que cela faisait vivre à l'enfant. En tant que future enseignante en adaptation scolaire je trouve qu'il est vraiment primordial d'arriver à se mettre dans la peau de l'enfant. Il sera alors plus facile pour nous de comprendre sa réalité et de ne pas le juger par rapport au dérangement qu'il peut causer. Je pense que c'est à nous, futurs enseignants, de sensibiliser notre entourage sur des problématiques parfois inconnues tels que le sydrome de Gilles de la Tourette. Les tics moteurs, vocaux, simple, etc., ne peuvent être controlés par l'enfant. En gardant toujours cette optique en tête, je pense que nous serons de meilleurs intervenants.

Pour ce qui est de la médication, je pense que parfois elle est nécessaire et parfois elle peut être remplacée par des techniques alternatives. Cependant je pense que de priver un enfant de cette médication, si elle est vraiment utile, n'est pas la chose à faire. Je suis consciente du grand débat qui tourne autour de cette question et je pense vraiment que parfois, pour l'enfant , cela peut être une bonne aide. Je sais qu'elle peut entraîner des effets secondaires désagréables, mais sont-ils davantage dérangeants pour l'enfant que les symptômes dont il souffre en permenance?

 

Finalement, je dois souligner que la feuille sur les conseils généraux est, et sera d'une grande utilité pour moi. Je trouve qu'il est important d'avoir concrètement des exemples d'intervention à faire et à ne pas faire. J'aurais aimée parler davantage de cette partie.

 

Évidemment, je veux remercier Mme Chaput de nous avoir informé sur cette problématique. Cette femme avait une énergie contagieuse et elle m'a vraiment motivée pour la suite du baccalauréat. Cela n'a fait que confirmer que j'étais au bon endroit. Merci beaucoup.

 

 

 

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