Portfolio de Emilie Loubert

Biographie

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Je m'appelle Émilie Loubert et je souris à la vie =)

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En tant que future enseignante de français au secondaire, je m’imagine très passionnée. Ce qui me motive surtout à vouloir faire ce métier est tout d’abord ma passion pour la littérature et l’envie que j’ai de la transmettre aux futures générations. Je crois que je serai une enseignante très compréhensive, car il s’agit de l’une de mes grandes qualités, et je juge cela comme étant primordial lorsque l’on a à gérer une classe d’adolescents. Aussi, ma patience et mon sens de l’humour sauront se faire apprécier des élèves. Par contre, je suis très – trop – perfectionniste et j’ai tendance à exiger beaucoup des autres, et il faudra que je sache adapter cela dans ma façon d’enseigner, car je suis parfois trop exigeante et mes attentes sont souvent trop hautes. Je crois que ce qui me plaira le plus dans l’enseignement, ce sera de transmettre  mon savoir aux élèves, de sentir que je leur apporte quelque chose qui leur sera bénéfique. De plus, j’adore la tranche d’âge des adolescents, ils sont en plein apprentissage, mais en même temps, l’on apprend beaucoup d’eux aussi, j’ai donc très hâte de travailler avec eux. Ce que je pense aimer le moins, étant donné que je suis quelque peu orgueilleuse, ce sera certainement de devoir vivre avec le fait que certains élèves échoueront, j’ai peur de me laisser affecter par cela de façon trop personnelle.

Réflexions

RÉFLEXION 1

À ma première journée de stage du 3 avril, j’ai beaucoup plus appris au sujet du personnel œuvrant au sein d’une école secondaire que sur les élèves. Cela s’explique notamment par le fait que cette journée était une pédagogique et qu’il n’y avait donc pas d’élèves. Or, l’enseignante qui s’occupait de nous  était plus que préparée et nous avait tout de même fait un bel horaire bien chargé. En plus de rencontrer la direction et d’autres membres du personnel, nous avons aussi rencontré d’autres enseignants, et ce qui m’a le plus impressionnée est à quel point certains d’entre eux sont dévoués. En fait, j’ai eu l’impression que pour bien exercer le métier d’enseignant, il faut être animé d’une grande passion. Les enseignants rencontrés semblaient tous avoir vraiment très à cœur non seulement la réussite et le succès de leurs étudiants, mais aussi leur bien-être et leur développement personnel. Lorsqu’ils nous parlaient et s’entretenaient avec nous, l’on pouvait sentir l’amour et le dévouement qu’ils ont pour leur métier et pour leurs élèves. Plusieurs, en plus d’avoir de nombreux groupes à leur charge, s’occupaient d’activités parascolaires, ou de comités quelconques. Bref, ils adorent tous ce qu’ils font et je trouve cela merveilleux. J’espère sincèrement avoir, moi aussi, cette piqûre lorsque je ferai mes débuts en tant qu’enseignante. Souvent, dans ma vie, j’ai entendu des enseignants dire que leur métier était le plus beau du monde, sans réellement être en accord avec ce qu’ils disaient, ou sans vraiment le comprendre. Maintenant que je fais de plus en plus partie de ce milieu, je comprends, et surtout, je crois le message qu’ils véhiculent. Ma hâte d’exercer ce métier s’intensifie toujours un peu plus, à chaque pas que je fais vers mon avenir.

RÉFLEXION 2

À ma deuxième journée de stage du 17 avril, nous n’avons pas encore eu de contact direct avec une classe de cours et des étudiants, cela se fera pendant les cinq journées de mai. Or, l’enseignante répondante avait, une fois de plus, une belle journée de planifier pour nous. Nous avons encore une fois rencontré des membres du personnel, dont une enseignante en question, laquelle est sexologue de formation, ainsi qu’un intervenant en toxicomanie. Tous deux m’ont amenée à des réflexions quant au manque de prévention dans les écoles. Tout d’abord, les cours de formation personnelle et sociale ont été abolis dans les écoles, ce qui est très dommage. L’école où je fais mon stage a par contre choisi de créer un cours intitulé « Bien-être et sexualité »,  et je trouve que c’est une excellente idée. Avec la société dans laquelle nous vivons, je trouve primordial que les adolescents reçoivent au moins une base minimale en éducation sexuelle. Lors de l’entrevue avec la sexologue, elle nous disait à quel point les élèves lui posaient des questions démontrant une grande lacune dans leur éducation sexuelle, ce qui est déplorable. Je trouve bien que cette école ait choisi de tenter de remédier à ce fléau. Puis, la rencontre avec l’intervenant en toxicomanie était des plus intéressantes. Je ne croyais pas que la drogue était aussi présente au secondaire. En fait, oui, je savais qu’il y en avait, mais je ne savais pas qu’il y avait tant de jeunes ayant des problèmes de consommations graves. Cela m’amène à me question quant au rôle de l’enseignant qui remarque une dépendance à la drogue chez l’un de ces élèves. Je me demande ce qu’il se doit de faire, ce qu’il a le droit de faire ou ne pas faire. À quel point l’enseignant peut-il se permettre d’entrer dans la vie privée d’un élève si cela est fait dans le but de l’aider ? Puis, à quel point est-ce que les informations qu’échange un élève avec son enseignant doivent rester confidentielles ? Bref, sur le fait, je n’ai pas pensé à poser ces questions à des enseignants, mais certes, j’essaierai de le faire. J’aimerais bien qu’ils me racontent les expériences qu’ils ont eues par rapport à cela, puisque cela ne doit pas toujours être facile d’avoir à composer avec ce problème.

RÉFLEXION 3

Dans le cadre du stage d’observation, j’ai eu la chance de pouvoir comparer différentes méthodes d’enseignement, vu les nombreuses classes visitées. Certes, lorsque je comparais les méthodes, je devais tenir compte du fait qu’il y a diversesclientèles dans cette école. Il y a, bien évidemment, les classes de groupes réguliers ayant un cheminement normal, mais il y a aussi des classes ressources, des groupes présemestriels, ainsi que des concentrations en linguistique et en athlétisme.

Pour ce qui est des classes ressources, où les élèves présentent certaines difficultés et ont besoin de plus d’encadrement, les enseignants sont beaucoup plus maternels. Ils concentrent plus leur énergie sur le développement de stratégies d’apprentissage que sur la matière en tant que telle. Leur but ultime est de permettre à l’élève de réussir et de passer au niveau suivant en lui fournissant les outils nécessaires.

Ensuite, en ce qui a trait au cas plus pertinent en ce qui me concerne des classes régulières, il était très intéressant d’observer les différents types d’enseignants. À l’école où j’étais, j’ai eu la chance de voir à l’œuvre d’excellents enseignants. L’un en particulier enseignait les mathématiques de deuxième secondaire. J’ai rarement remarqué une aussi belle harmonie entre des élèves et leur enseignant. Lorsqu’il parlait ou expliquait, tous écoutaient très attentivement, tout en se permettant de petits commentaires humoristiques de temps à autres, mais jamais cela ne dérapait, les élèves connaissaient les limites. Puis, je suis allée dans une classe présemestrielle de deuxième secondaire où les élèves étaient âgés d’environ 15 à 18 ans. Leur enseignante d’arts plastiques avait une excellente attitude avec eux, elle savait se faire respecter et les motivait beaucoup. Aussi, j’ai remarqué que les élèves adorent que leurs enseignants leur racontent des anecdotes, ce qui était notamment le cas d’un jeune enseignant d’éthique et de culture religieuse, lequel réussissait à rendre son cours si intéressant que moi-même j’étais captivée par ce qu’il racontait.

Puis, pour ce qui est du négatif, j’ai retenu deux exemples en particuliers. Tout d’abord, il y avait un enseignant d’éthique et de culture religieuse de quatrième secondaire qui n’avait aucun contrôle sur sa classe. Il était dépourvu d’autorité et donnait l’impression d’avoir peur de déplaire à ses élèves s’il osait sévir contre eux. Les élèves se lançaient leur matériel, parlaient au cellulaire, sortaient de la classe avant même la fin du cours, et l’enseignant ne réagissait pas, ou le faisait très mollement. Le deuxième cas était celui d’une enseignante de français de deuxième secondaire. Bien que cette dernière avait relativement un bon contrôle sur sa classe, il ne semblait pas y avoir la moindre complicité entre elle et ses élèves. Il n’y avait aucune chaleur dans cette classe, les élèves semblaient désintéressés et ennuyés, et cela avec raison.