Portfolio de Joviane Bédard

Biographie

Image représentant Joviane Bédard

 

J e suis Québécoise d’origine dominicaine.

O H! combien patiente!

Vivante.

Invitante.

Aimante 

Novatrice.

Emerveillée par la profession d’enseignante.

 

B ien ordonnée.

Épanouie.

De bonne humeur.

Al’écoute des autres.

Respectueuse.

Directe.

Voilà quelques lignes qui me décrivent brièvement. Je suis également trilingue (français, anglais et espagnol) ce qui, je crois, me sera très utile pour faciliter la communication et la collaboration avec les parents de mes futurs élèves.

Ma vision de l'enseignement

 

Pour ma part, j’ai une vision très chaleureuse de l’enseignement. En effet, l’école est en quelque sorte le deuxième foyer pour les enfants, c’est pourquoi il est primordial qu’ils se sentent à l’aise. En d’autres mots, l’école peut se représenter comme une mini société ou encore comme une seconde famille. Nous avons comme mandat, en tant qu’enseignants, de transmettre des connaissances, des compétences, mais également des valeurs, car nous formons de futurs citoyens. Je crois qu’en tant qu’enseignants nous sommes au cœur des expériences de vie de nos élèves et nous devons les guider à travers celles-ci. Nous avons tous des souvenirs de notre primaire c’est pourquoi il faut essayer, je crois, de faire en sorte que ces souvenirs soient des souvenirs heureux pour donner le goût aux élèves de persévérer dans leurs études.

Ma compréhension des compétences

 

La compétence 1;

Je considère que la compétence 1 est la plus complexe, car elle exige un travail d'introspection. En effet, afin de porter un regard critique sur mon rôle social, je dois d'abord me questionner sur mes origines et mes pratiques. Ensuite, si je désire prendre une distance à l'égard de ce que j'enseigne, je dois connaître et comprendre le programme du ministère pour ainsi mieux saisir l'utilité de ce que j'enseigne. De cette façon, je suis en mesure d'adapter mon enseignement à la réalité de mes élèves. Je me considère extrêmement privilégiée d'avoir fréquenté les écoles primaires de Montréal-Nord lorsque j'étais enfant. En effet, je suis aujourd'hui plus empathique face à la situation des quartiers défavorisés. De plus, ayant moi-même été une enfant d'un parent immigrant dont la langue maternelle n'est pas le français, je comprends les difficultés vécues par les enfants et les parents. Étant donné la diversité pluriethnique dans les écoles, je me dois de varier mes méthodes d'enseignement pour stimuler et découvrir les intérêts de tous mes futurs élèves.

La compétence 2;

Il est clair pour moi que cette compétence est d’une importance capitale. En effet, depuis déjà bien des décennies, voire même des siècles, nous nous battons pour conserver notre langue, qui est le français,  au Québec. Pour y arriver, nous devons nous doter d’experts en ce qui a trait à la langue française. Qui sont ces experts? NOUS LES ENSEIGNANTS! Nous sommes les responsables de la transmission du savoir de la langue française au Québec.

Compétence 3:

Le programme d’éducation pour le préscolaire est clair et précis. C’est pourquoi je me dois de concevoir des situations d’enseignements-apprentissage. Afin de pouvoir développer mes élèves au meilleur de leurs capacités, je me dois de réaliser des activités qui seront en mesure de développer les compétences visées dans le programme. De plus, le programme propose plusieurs activités intéressantes qui atteignent les exigences de formation. Ensuite, grâce aux données presque illimitées d’Internet, il est facile de se procurer d’autres matériels pédagogiques stimulants.

 

La compétence 4;

À mon avis, la base de la quatrième compétence est de pouvoir stimuler et capter l’intérêt de nos élèves pour leur donner le goût d’apprendre davantage non seulement en milieux scolaires, mais également en tout autre milieu. Il est certain que nous devons prendre en considération les exigences d’apprentissage, mais pour moi, il est également important d’arriver à faire aimer l’acquisition de nouvelles connaissances ou tout simplement l’apprentissage à mes futurs élèves et cela avec des activités pédagogiques variées et stimulantes.

La compétence 5;

« Avant de décider comment faire l’évaluation des apprentissages, il faut avoir une idée claire de ce qu’elle est. Pour cela, il est utile de cerner non seulement la nature de l’évaluation, mais également les fonctions qu’elle remplit dans le système d’éducation. » (Jalbert et Munn, 2001 p.48) De plus, il est nécessaire de savoir comment interpréter l’évaluation ce qui nous amène à nous poser la question suivante : Quelle est la différence entre évaluer et mesurer? Cette interrogation me préoccupe, car en tant que futures enseignantes je serai confrontées à cette réalité qui est de : « mesurer et [d’] évaluer constamment et périodiquement les besoins de l’atteinte d’objectifs par rapport à chacun des élèves qui [me saurons] confiés en se basant sur les progrès réalisés »

          Dans un premier temps, être évalué ou évaluer est une chose courante dans la vie de tous les jours, et cela débute dès l’enfance et se poursuit jusqu’à l’âge adulte dans plusieurs domaines (artistique, académique, professionnelle, etc.), et ce, pour connaitre notre degré de performance dans le but de s’améliorer. Toutefois, quelle définition accordons-nous à l’évaluation? « Évaluer, pour le commun des mortels, c’est déterminer la valeur d’un objet, apprécier le talent d’une personne, estimer les mérites d’un travail, d’une œuvre artistique, d’une réalisation quelconque. » (Tousignant et Morissette, 1990, p.9) Autrement dit,  afin d’évaluer il est nécessaire de porter un jugement  sans recourir à une mesure exacte. Alors, en contexte scolaire, l’enseignant est amené régulièrement à évaluer des travaux réalisés par des élèves. L’enseignant a donc la responsabilité d’évaluer l’apprentissage de ses élèves durant la totalité de l’année scolaire et non à un seul moment précis. Ceci dit, je crois qu’il est possible d’évaluer les élèves de manière qualificative, par exemple au moyen de commentaires écrits ou de code de couleurs signifiant leur rendement dans le but de miser sur l’encouragement plutôt que sur l’excellence. Par conséquent, les élèves seraient moins soumis à la comparaison entre pairs, diminuant leur désir de compétition et peut-être même celui de déception. En effet, j’insiste sur l’importance que chacun mise sur leur propre apprentissage en s’appuyant sur leurs forces et leurs faiblesses grâce aux commentaires faits par l’enseignant afin de développer leur motivation intrinsèque.

          Par contre, je sais qu’évaluer est une action humaine qui peut comporter une subjectivité de la part de l’enseignant. Donc, qu’en est-il de l’exactitude de l’évaluation effectuée par ce dernier sur un travail? Pour ce faire, il est de son devoir de bien définir ses critères d’évaluation avant sa correction et de les respecter pendant celle-ci, et ce, afin d’éviter de dévier du but premier. En ce sens : « Pour être d’une qualité vérifiable, l’évaluation doit nécessairement utiliser des critères explicites et conscients, se fonder sur une compréhension et une analyse adéquates des phénomènes entrevus sous divers angles. » (Morissette, 1984, p.31) De cette façon, l’enseignant ne se laissera pas influencé par d’autres critères n’ayant pas été préalablement soumis à l’évaluation. Bref, à mon avis, évaluer est un jugement professionnel que pose l’enseignant dans l’exercice de ses fonctions, pourtant sa nature subjective laisse présager une faille et le rendement scolaire de l’élève ne peut donc pas tout reposer sur cette unique procédure.

 

     Dans un deuxième temps, « Dans l’histoire de l’humanité, la mesure et la quantification ont figuré parmi les préoccupations fondamentales de l’homme; elles constituent des quêtes aussi anciennes que le monde civilisé lui-même. » (Lessard et Meirieu, 2004, p.127). Ainsi, depuis toujours, les hommes utilisent la mesure pour quantifier des objets, pour déterminer la distance entre deux points, pour se situer dans le temps à l’aide d’un calendrier ou d’une montre, enfin la mesure est applicable à plusieurs éléments qui font partie de notre vie quotidienne. Cela nous démontre que les humains ressentent le besoin de tout quantifier afin d’obtenir des résultats de plus en plus précis. En considérant ces indications, je crois que les parents des élèves des écoles québécoises veulent eux aussi de la précision en ce qui a trait à la communication des résultats scolaires de leur enfant. En apportant un aspect quantifiable à l’aide de la mesure dans l’évaluation, nous indiquons précisément aux parents le pourcentage de connaissances que leur enfant a acquis par rapport à l’ensemble des connaissances qu’il y avait à l’étude.

Toutefois, le résultat est-il fiable lorsque nous tentons de déterminer une valeur quantitative au rendement scolaire d’un élève? Selon moi, le résultat ne peut pas être fiable, car pour qu’une mesure le soit, il faut que tous les objets en comparaison puissent être identiques. En ce sens, « La mesure est une information qui permet de comparer les choses entre elles et les individus entre eux en fonction d’une caractéristique de grandeur bien précise et en fonction d’unités de référence identique. » (Lessard et Meirieu, 2004, p.127) Ainsi, la mesure ne peut pas être la seule procédure à suivre afin d’évaluer les élèves, car ceux-ci sont loin d’être identiques.  

              Après avoir analysé et interprété les termes de la mesure et de l’évaluation, je crois qu’il est possible d’affirmer qu’en enseignement, afin d’émettre des diagnostiques à propos du rendement des élèves, qu’il est essentiel de faire l’association des deux méthodes. En d’autres mots, on ne peut dissocier la mesure et l’évaluation lorsqu’il est question de la présentation ou de la remise des résultats scolaires des élèves, car les faiblesses de la mesure sont contrebalancées par les forces de l’évaluation et vis versa.  Je crois que le portfolio serait un outil agréable, efficace et pédagogique pour la transmission des résultats, car c’est un deuxième moyen de communication et la participation des élèves y est sollicitée. De plus, il regroupe tant la mesure des acquits que l’évaluation de ceux-ci.

La compétence 6;

À mon avis, afin d'assurer un cilamt d'apprentissage approprié et éducatif, je dois en tant que future enseignante apprendre à connaître mon groupe classe ses caractéristiques, ses particuliarités et son fonctionnement. De cette façon, il est plus facile d'adapter et de réajuster la dynamique de classe. De plus, les relations et les interventions n'en seront que plus joviales. Je suis une bonne cuisinière! J'iame partager ma passion culinaire avec mes élèves, cat je considère que la nourriture possède quelque chose de réconfortant et d'accueillant. Je constate également que les élèves apprécient énorméement ces petites gâteries. Ces petites pensées nous permettent  de nous rapprocher et de tisser des liens de confiance. Ensuite, afin d'instaurer un climat de coopération et d'entraide, tous les vendredis, je fais un conseil de coopération avec les élèves. Lors de ce conseil, les élèves se positionnent en cercle et écoutent les commentaires faits par les autres membres de la classe. Ces commentaires sont classés en trois catégories; 

  • Je félicite ...
  • Je veux parler de ...
  • Je vis une sitaution difficile...

Ainsi les élèves peuvent s'exprimer librement et trouver des solutions à leurs problèmes. De plus, je considère qu'il est important de changer l'organisation de la physique de la classe pour ainsi permettre aux élèves de travailler avec différent types de personnes.

La compétence 7;

… « Tout groupe humain prend richesse dans la communication, l’entraide et la solidarité visant un but commun : l’épanouissement de chacun dans le respect des différences. »[1]Sachant cela, considérons un instant que la classe ordinaire représente la future société. En tant que citoyen de la terre et transmetteur de connaissances n’avons- nous pas le devoir d’inculquer par le biais de notre enseignement des valeurs telles que la tolérance, l’égalité des chances pour tous et l’acceptation de la différence? Tout être humain a le droit de se développer au maximum de ses capacités quel que soit son niveau de développement. Cet élève possède un véhicule handicapé ou en difficulté ne faisons pas en sorte que son environnement le soit également pour des raisons aussi insignifiantes que l’inclusion nécessite plus de temps, que cela amène des imprévus et demande des adaptations (ce que nous sommes aptes à faire) et une gestion de classe différente. Pouvons-nous vraiment pour ces raisons mettre un individu de côté et par le fait même le priver de son évolution personnelle?

[1] Isabelle, Doucet, Évaluation et intervention auprès des élèves à risques, Université de Montréal, Montréal, recueil de textes, hivers 2011

La compétence 8:

Une des choses qui est la plus constante dans ce monde est le changement. En effet, dans le domaine de l'ensiegnement des nouvelles façons d'entrevoir la transmission des nouvelles connaissances voient le jour grâce à des spécialistes en pédagogie. Le tableau interactif (TBI) témoigne ,selon moi, de l'évolution des méthodes d'enseignement. nous devons aller de l'avant et nous approprier cette nouvelle technologie afin de partager avec nos élèves un repère culturel. Je suis une personne très ouverte d'esprit. J'aime les défis et je suis novatrice. C'est pourquoi je suis enchantée de pouvoir travailler avec le TBI. J'aime mettre ma touche personnelle lorsque je travaille et cette nouvelle technologioe me le permet.

Compétence 9:

Dîner à la salle des enseignants. Saluer les parents le matin avant la rentrée des classes et l’après-midi à la sortie. Mettre en place les dispositifs nécessaires afin de rendre la rencontre des parents accueillante, agréable et enrichissante en échanges, tant pour les parents que pour l’enseignante. Entretenir de bonnes relations professionnelles avec les autres membres de l’équipe-école. Toutes ces actions font parties des éléments qui peuvent améliorer la coopération avec l’équipe-école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l’atteinte des objectifs éducatifs de l’école.

La compétence 10;

Pour cette compétence, une expression toute simple me vient en tête afin d'exprimer mon point de vue à ce sujet : deux têtes valent mieux qu’une. Pour moi, il est clair que travailler de pair avec l’équipe-école afin d’offrir du soutien à un élève en difficulté est la meilleure approche. De plus, je crois qu’il est important que les parents puissent avoir une place de choix et qu’ils soient en mesure de prendre des décisions concernant leur enfant. De plus, il ne faut pas négliger l’acteur principal; l’enfant lui-même. Il doit être actif et impliquer dans les stratégies qui lui sont proposées. L’école et la famille doivent être un milieu structuré et encadrant pour l’élève en travaillant en équipe il sera plus facile d’atteindre cet objectif.

Compétence 11:

Dans ma vie personnelle, je me questionne sur mes gouts, mes désirs, mes actions… Dans ma vie professionnelle, je me questionne également. En effet, pour être en mesure de me forger une identité professionnelle et être en mesure de bien cerner mon rôle social, je dois tenir compte de mes évaluations précédentes. Ensuite, je dois réfléchir sur ma pratique et réinvestir mes résultats. Puis, afin de trouver des réponses à mes questionnements, je dois  faire un travail de collaboration afin d’échanger mes idées avec les autres membres de l’équipe.Ensuite, je dois être à l’écoute des conseils qui croiseront ma route. «La connaissance de soi se transforme peu à peu en un sentiment d’identité à partir duquel de développe l’estime de soi»[1]

[1] Doucet, Isabelle, L’intervention éducative au préscolaire, Université de Motréal, Montréal, automne 2009

La compétence 12;

Comme dans tout autre métier, agir de façon éthique et responsable signifie être en mesure de démontrer du professionnalisme. Je crois qu’il est important d’agir en professionnel dans tout ce que nous entreprenons, car nous avons de très grandes responsabilités. Effectivement, nous sommes responsables de nos élèves c'est pourquoi il faut démontrer à ceux-ci et aux parents que nous sommes une figure d’autorité et de confiance. De plus, pour pouvoir jouir d’un environnement de travail sain nous nous devons d’agir de façon adéquate non seulement en ce qui concerne nos élèves, mais également tout le personnel de l’école.

Gestion de classe

« La classe est un environnement complexe qui se distingue des autres environnements par ses caractéristiques intrinsèques, lesquelles déterminent en quelque sorte comment elle peut être gérée. Celles-ci sont présentes dans toutes les classes et influent sur les participants, peu importe le mode d’organisation de l’enseignement ou conceptions de l’enseignant quant à sa tâche ou à l’apprentissage. »[1]

 

Durant les stages précédents, je n’ai malheureusement pas eu le temps de faire une observation approfondie de mes groupes étant donné le court laps de temps qui nous était alloué. Grâce au stage 4, je suis maintenant en mesure de faire une analyse plus rigoureuse et certainement plus adéquate afin de faciliter ma gestion de classe.

Afin d’assurer un climat de classe propice aux apprentissages, je dois travailler sur la gestion de classe, car je constate que quelques lacunes représentent un obstacle au bon fonctionnement et à l’efficacité de la classe.

Pour être en mesure de réaliser mon défi de gestion voici comment je compte procéder. Tout d’abord, il est important en gestion de classe de prendre en considération l’organisation physique de la classe. En effet, cet aspect peut modifier l’atmosphère qui règne en classe. J’aimerais intégrer une approche qui est axée sur la coopération et l’entraide. C’est pour cette raison que je désire former des équipes de quatre élèves. Ces élèves seront choisis avec précaution afin que les habilités (comportement exemplaire, attitude de leader positif, bon rendement scolaire) des uns puissent aider les autres, car chaque élève est différent. En d’autres mots, l’apprentissage coopératif en groupe restreint est une approche interactive de l’organisation du travail en classe selon laquelle les élèves apprennent les uns des autres, ainsi que du monde qui les entoure.[2] La formation des groupes hétérogènes amène une certaine stabilité en ce qui concerne l’égalité des équipes. De plus, ce type de classe développe le « tutorat » des grands. Ensuite, selon Philippe Perrenoud, professeur de la faculté de psychologie et des sciences de l’éducation de l’université de Genève, le travail en équipe peut favoriser la concrétisation d’un esprit et de valeurs communautaires.[3] De plus, cette formule pédagogique augmente la motivation des étudiants quant à la tâche à accomplir et aux apprentissages à réaliser. »[4] Ensuite, il est à noter que la formation d’équipe au sein d’une classe est un outil qui peut favoriser la formation personnelle ainsi que sociale. En effet, les situations vécues par les élèves au centre de leurs équipes leur permettent d’acquérir toute sorte de compétences (« leadership », être responsable, s’ouvrir aux autres, faire valoir ses idées, affirmer son point de vue, à écouter, etc.) Puis, le travail d’équipe est une formule de travail qui est utilisée en général dans presque tous les secteurs, dont  celui de de l’éducation. En effet, les enseignants doivent collaborer avec leurs collègues homologues ainsi qu’avec les parents, les intervenants et la direction pour assurer les conditions maximales d’apprentissage. Il est important surtout aux 3 cycles de rationaliser les procédures comme celles du travail d’équipe, car à cet âge, les pairs prennent plus d’importance que l’autorité il faut donc, les motiver à agir et les conscientiser sur l’effet de la coopération sur leur avenir. En effet, ils auront surement plus tard dans leur vie, à titre de citoyens, de parents, de contribuables, etc., à s'engager dans des groupes pour lesquels la formule de travail en équipe est privilégiée.[5]

Durant ce stage, j’aimerais améliorer les transitions, car les transitions peuvent parfois être la cause de la perte du « momentum » ou du rythme des élèves. Ce qui peut occasionner des perturbations en ce qui concerne les comportements des élèves.  C’est pourquoi, il très important de bien planifier les périodes transitoires. En effet, ces points qui marquent le changement sont des moments très durs à gérer. Pour mieux gérer ces périodes transitoires, il est suggéré de mettre en place des routines (procédures répétées de la même manière à la même heure).[6] Les routines sont des procédures établies dont la principale fonction est de régler et de coordonner des séquences précises des comportements. La gestion efficace des routines permet avec le temps d’établir une « routinisation » des activités qui donne la chance à l’enseignant de passer beaucoup plus de temps sur le contenu ainsi sur des moyens originaux pour enseigner ce contenu. De plus, cette technique permet une économie de temps et d’énergie à l’enseignant qui peut plutôt s’attarder aux besoins de sa classe. Ensuite, « le fait d’installer des routines semble constituer un mécanisme important pour maintenir l’ordre dans la classe. L’établissement de routines permet ainsi de conserver le rythme durant des dérangements, car les élèves savent ce qu’ils ont à faire. »  Mes élèves doivent effectuer une routine de lecture chaque matin et lorsqu’ils reviennent du diner. Je crois que cela les aide à garder leur calme durant ces transitions majeures. Par ailleurs,  la gestion des transitions devient capitale lorsqu’on sait que les comportements inacceptables surviennent deux fois plus souvent durant les moments de transition que n’importe quels autres moments.[7] « La planification des transitions comprend la structure des activités suivantes : transmettre les consignes pour les déplacements, pour l’utilisation du matériel, écrire et énoncer les étapes de la transition, en annoncer la durée, et le temps qui reste à l’activité, etc. »[8] En effet, « il est important de préparer les élèves aux transitions. Les enseignants qui ont des transitions harmonieuses préparent les élèves par des messages comme : «Dans 5 minutes, nous commencerons le concours d'épellation».[9] De plus, les transitions sont parfois considérées comme des indicateurs d'une bonne gestion du temps si elles offrent un indice du niveau général des comportements hors tâche et à la tâche dans la classe.

 

[1] Archambault J. et Chouinard R. (2003). Vers une gestion éducative de la classe, 2 édition. Boucherville, QC : Gaétan Morin.

[2] Larouche, Claudette, Éléments de base en gestion de classe, Université de Montréal, Montréal, hiver 2009

[3] Entretien avec Philippe Perrenoud, htp:// www.cndp.fr/actualités/question/équipe/entretien-Imp.html, (2009-02-16)

[4] Aïcha Alaoui, Thérèse Laferrière et Danièle Meloche, Apprendre à collaborer avec d’autres… Théorie et pratique à l’intention des étudiants et des étudiantes du premier cycle, Université Laval, septembre 1996

[5] Ibid

[6] Larouche, Claudette, Éléments de base en gestion de classe, Université de Montréal, Montréal, hiver 2009

[7] Ibid

[8] Ibid

[9] Arlin, M. (1979). Teacher Transitions Can Disrupt Time Flow in Classrooms. American Educational Research Journal, 16(1), 42-56.