Portfolio de Catherine Boily

Biographie

Image représentant Catherine Boily

Je m’appelle Catherine et je suis née avec une palette de peinture entre les mains. J’aime créer, inventer, mais surtout mettre de la couleur partout où je passe.

 Au secondaire, j’ai mis un peu de jaune autour de moi pour ensoleiller l’atmosphère qui était très stressante. J’ai été l’initiatrice d’une chorale. Ma chorale c’était l’harmonie de vingt à vingt-cinq voix embrassant la même passion, c’était l’alliance d’amitiés entre de jeunes filles de tous les niveaux, c’était l’union de cœurs s’unissant pour n’en former qu’un; Le chœur. Les membres de ce chœur se rassemblaient au moins une fois par semaine pour améliorer leur voix, pour s’exercer à chanter des chants de tous les styles, mais surtout pour s’amuser! La chorale fut ma grande réussite du secondaire. Cela m’a beaucoup fait grandir, ce fut l’école des vertus, celles que l’on n’étudie pas dans les livres. J’ai appris la patience et l’organisation, j’ai aiguisé ma minutie pour qu’elle en devienne une qualité et non un défaut et surtout, j’ai appris à travailler en équipe.

 Durant l’été, depuis trois ans, je travaille dans un camp de jour. Dès mon arrivée, j’ai mis une petite touche de bleu dont j’avais besoin pour réconforter les petits de 5-6 ans qui étaient sous ma charge. Ensuite, j’ai sorti tous mes pinceaux et j’ai utilisé toutes mes couleurs pour leur organiser un arc-en-ciel d’activités aussi différentes les unes que les autres.

 Présentement, je suis la responsable d’un groupe de jeunes de 18 à 35 ans qui a des activités auprès de différents groupes d’âge (famille, enfants, adolescents). De plus, je me prépare à mettre sur pied un groupe d’adolescents qui va se rassembler et faire de l’action sociale, comme aller offrir de la nourriture aux pauvres par exemple.

La couleur de cette activité est une toile monochrome rouge, car pour ce groupe, je me dévoue de toute ma passion.

 Finalement, en ce moment, j’étudie en première année d’enseignement à l’Université de Montréal. Je termine bientôt mon premier stage qui fut très instructif, et même éblouissant. Pour l’enseignement, naturellement, je fais plein de mélanges de couleurs afin de colorer personnellement la vie de chacun de mes élèves. Mais mon secret, c’est le trésor au bout de l’arc-en-ciel, c’est mon amour pour les enfants et mon désir profond qu’ils apprennent et soient fiers d’eux.

Les compétences

http://recit.cstrois-lacs.qc.ca:8080/recit1/spip.php?article104

http://recit.cstrois-lacs.qc.ca:8080/recit1/spip.php?article104

Compétence 1 :

 

Cette année, j’ai fait mon troisième stage en deuxième année du primaire. Au cours du premier séminaire, nous avons parlé des 3 compétences de ce stage. La première compétence ne me disait rien. La preuve est que j’avais écrit dans mon cahier de notes : « J’ai bien d’autres points à améliorer avant de m’efforcer de travailler cette compétence. » Finalement, cela a été bien différent de ce que je croyais.

 

La composante 1 nous indique qu’il faut « faire preuve de curiosité ». Je crois qu’un stage est le moment propice pour s’ouvrir grand les yeux, découvrir et chercher à apprendre de nouvelles choses. Mon enseignante associée était un trésor de ressources, alors ne pas faire preuve de curiosité à l’égard de ce qu’elle pouvait me donner aurait été une perte totale. Finalement, quand je serai enseignante, j’aurai toujours la responsabilité d’être curieuse et d’être ouverte à ce que les autres peuvent m’apporter afin d’améliorer et d’approfondir ma pratique. De plus, si on continue à décortiquer cette composante, on découvre qu’il faut « être capable d’aller consulter des ouvrages pour bien intervenir. » Cet extrait de la composante est très représentatif de mon stage. En effet, tout au  long de mon stage, j’ai dû fouiller dans mes notes de cours pour créer des grilles d’évaluation, chercher un exercice, enrichir mes planifications… De plus, lorsque j’ai rencontré des problèmes, je me suis retournée vers des ouvrages de référence pour me trouver des outils utiles pour réussir à vaincre cette difficulté. Finalement, je crois que la consultation d’ouvrages de référence est à la base de notre pratique enseignante. Ils ont été écrits pour nous aider, pour nous éviter d’avoir à tout construire, alors, pourquoi ne pas les utiliser?

 

La composante 2 nous invite à avoir un regard critique à l’égard de la discipline enseignée. Je crois que cette composante va se développer avec l’expérience, mais pour l’instant, il y a trop de facteurs que je dois prendre en considération lorsque j’enseigne pour avoir la capacité de prendre cette distance.

 

La troisième composante a été travaillée par le cours d’ECR. Les enfants avaient à se questionner sur leurs talents, leurs différences et sur ce qu’ils pouvaient mettre au service de l’autre pour mieux vivre ensemble.

 

Finalement, comme pour la composante 2, je crois que la composante 4 va se développer avec l’expérience.

  

Compétence 3 :

La compétence 3 est une compétence qui me demande beaucoup d’efforts. Au début du stage, je ne voyais vraiment pas l’utilité de faire un cahier de planification, car c’est une chose qui prend beaucoup de temps. Par contre, après mon stage, je peux affirmer que je suis très fière de mon cahier de planification, car il est beau, clair et complet. De plus, je me suis rendue compte à quel point c’était utile pour ne pas oublier des choses essentielles. Il est important, par exemple, de dire aux enfants l’intention de l’activité, de réfléchir aux compétences qu’on veut leur faire travailler, de réfléchir à comment on va amener l’activité pour qu’elle soit attrayante, de penser aux solutions pour anticiper les difficultés...  Comme je l’ai écrit dans  mon carnet de stage, je ne veux pas que la planification me limite et m’empêche de faire preuve d’opportunisme pédagogique. Par contre, lorsque je fais ma planification, je réfléchis aux étapes afin qu’elles soient cohérentes et qu’elles s’enchaînent de manière harmonieuse et pédagogique et si je change tout à la dernière minute, il se peut que je saute des éléments importants. Ainsi, je crois que je dois essayer de respecter ce que j’ai écrit tout en continuant à m’ajuster afin de respecter les élèves.

D’une autre part, pour ce qui est de la participation à la vie de classe, dès le début je me suis entendue avec mon enseignante associée et ensuite, tout s’est bien déroulé.

Pour ce qui est de l’intervention, j’ai essayé de me servir de ce que j’avais appris durant mes cours universitaires, mais je me suis aussi renseigné auprès de ma professeure associée, car elle est au courant des interventions spécifiques qui fonctionnent avec ses élèves. Finalement, pour tout ce qui est de la planification des séquences d’enseignement apprentissage, je suis allée chercher mes ressources un peu partout, j’ai beaucoup regardé dans les livres pour enfants, car  j’aime bien créer mon matériel. De plus,  je me suis servie d’activités qui ont été présentées dans mon cours universitaire sur l’environnement éducatif à la maternelle.  D’une autre part, au début de mon stage j’avais beaucoup de mal à laisser les enfants jouer spontanément, mais de plus en plus je me suis rendue compte de l’importance de ceci en maternelle. En conclusion, durant mon stage j’ai proposé beaucoup d’activités que j’ai planifiés afin de pouvoir les réutiliser et de pouvoir faire une analyse réflexive pour en réinvestir les résultats dans ma pratique. Enfin, j’aime bien innover et faire découvrir de nouvelles choses aux enfants

Compétence 5 :
Pour être une bonne enseignante, il n’est pas suffisant d’être capable de créer de belles situations d’apprentissages, mais il faut aussi être à l’aise de prendre des informations sur les élèves durant et à la fin de leur travail pour être en mesure d’analyser leurs forces, leurs faiblesses et les aider à s’améliorer!
Personnellement, cette compétence sera à travailler tout particulièrement au cours de ma prise en charge qui a commencé cette semaine, car je serai l’intervenante principale en charge de faire le dernier bulletin. Par conséquent, pour réussir ce défi, il faut que je puisse avoir une évaluation juste des élèves et que j’aille assez de preuves pour que mon jugement ne soit pas uniquement basé sur mon opinion, mais sur des faits et des comportements observables et mesurables.
Présentement, j’utilise un carnet de lecture que je feuillette toutes les semaines et dans lequel je laisse beaucoup de commentaires et de pistes d’amélioration aux élèves . De plus, ce carnet me permet d’avoir beaucoup d’informations sur les élèves : persévérance, orthographe, méthode de travail, autonomie, propreté… En d’autres mots, sur beaucoup de compétences transversales.
En conclusion, ce que j’utilise me donne déjà beaucoup d’informations sur les élèves. Si je joins à cela des évaluations ponctuelles dans les différentes matières et des notes personnelles, cela me donnera assez d’information pour : être en mesure d’aider, chaque jour, les élèves à s’améliorer; établir un jugement global sur leur apprentissage et leur degré d’acquisition des compétences; faire un bulletin à la fin de l’année.

Compétence 6 :

La planification est, selon moi, l’outil numéro un pour prévenir bien des difficultés et des problèmes en classe.

 

Lorsque je planifie mon mode de gestion de classe, je sais exactement où je vais  et par conséquent, si les enfants essaient de me tester, je sais comment réagir, intervenir et je peux ainsi être en contrôle du groupe. Cette planification est avantageuse pour moi comme pour les enfants, qui ont le droit de pouvoir travailler dans un climat calme et harmonieux.

Planifier le temps permet d’éviter les temps morts et par conséquent une désorganisation possible. Cette planification m’a aussi permis d’être capable de tout faire ce que je voulais et de ne pas escamoter la boucle pédagogique. Finalement, grâce à cette organisation de mon travail, j’ai été capable de prévoir des activités de différenciation autant pour les élèves en difficulté que pour les élèves surdoués.

 

Finalement, mon plus grand défi en gestion de classe est d’être conséquente et d’appliquer ce que j’ai planifié.

Compétence 7 :


Cette compétence me tient vraiment à cœur. En effet, lors de ma dernière session, je devais faire un choix de cours et j’ai décidé de prendre celui  sur la différenciation pédagogique puisque je considère que c’est un élément crucial dans les classes que nous fréquentons aujourd’hui.
Premièrement, dans le cadre de ce cours, j’ai compris que pour pouvoir adapter
nos interventions aux besoins des élèves, il faut d’abord très bien les connaitre : savoir quels sont leurs forces, leurs faiblesses et leurs intérêts.
Pour ce faire, avant de commencer mon stage, j’ai analysé le profil d’hétérogénéité de ma classe en me référant  à plusieurs personnes,  à quelques observations systématiques et à deux activités dont le but était d’avoir le plus d’informations possible sur les élèves.  Ensuite, j’ai compilé les résultats de cette « enquête » et  de là est née l’idée de faire un carnet de lecture et d’écriture avec les élèves. En effet, mon analyse avait révélé que les élèves avaient un grand besoin de communiquer leur pensée, leurs idées, d’être stimulées par la lecture et l’écriture et d’être motivés par un travail qui ne serait pas rempli de contraintes.
Même si tout ce processus est laborieux, je crois que c’est absolument nécessaire pour tout enseignant qui veut faire de la différenciation pédagogique.
Deuxièmement, au-delà de la différenciation, il y a souvent des adaptations  et des modifications que l’on doit faire dans une classe. Personnellement, je trouve cette étape plus complexe puisqu’elle nécessite une attention particulière pour certains élèves, ce que je ne trouve pas toujours facile à faire dans le contexte  d’une classe.
Dans ma classe de stage, je dois porter un système MF pour permettre à certains élèves de suivre. De plus, je dois aussi m’assurer, chaque fois que je fais une leçon, que tous les élèves ont compris. Pour ce faire, je leur pose des questions ouvertes et je reformule, surtout  avec un de mes élèves, un jeune allemand nouvellement arrivé. De plus, je dois penser à mes élèves dyslexiques et leur permettre d’écrire leurs textes à l’ordinateur. Au début, j’oubliais souvent une ou l’autre des choses et je constatais ensuite la nécessité de le faire en corrigeant leur évaluation. En effet, au début du stage j’oubliais souvent de porter de système MF. Une fois, j’ai donné une dictée sans le mettre et quand j’ai corrigé la dictée, je me suis rendu compte qu’un élève avait inventé des mots puisqu’il n’avait pas bien entendu ce que je disais. Je me suis sentie très triste pour lui et depuis, je ne l’oublie plus, ou si je l’oublie, il y a des élèves qui ont la responsabilité de me le rappeler.
Enfin, je crois qu’au début, toutes ces adaptations peuvent être difficiles, car ils demandent à l’enseignant de s’ajuster, mais lorsqu’elles rentrent dans la routine, je suis maintenant certaine que c’est un avantage pour tout le monde.

Compétence 8 :

 

Les technologies sont pour moi un outil à l’enseignement, mais je crois qu’il ne faut pas forcer les choses (utiliser les TICS parce qu’il le faut).

 

Au cours de mon stage, j’ai créé plusieurs leçons sur le logiciel notebook, que j’ai pu présenter aux élèves sur le tableau interactif. De plus, j’ai fait beaucoup de recherches sur Internet pour me trouver des idées pour construire des exercices pour les enfants.

 

Lorsque je serai enseignante, j’aimerais beaucoup avoir un TBI dans ma classe, mais je crois qu’il faut varier les modes de présentation, alors je n’exclus pas l’idée d’utiliser le tableau vert ou des affiches.

 

De plus, pour ce qui est de l’utilisation des TICS par les enfants, j’ai l’intention de leur apprendre à les utiliser quand ce sera pertinent de le faire.

 

Compétence 9 :

 

Je suis une personne gênée et entrer dans une nouvelle école et devoir travailler de concert avec plusieurs personnes m’effraie toujours un petit peu. Par contre, durant de ce stage, je me suis rendue compte que l’ambiance de l’école aidait beaucoup à la collaboration. Contrairement à ce que je croyais au départ, il a été relativement facile de partager et d’échanger avec les autres enseignantes de maternelle. Il n’y avait pas vraiment de rencontres officielles entre les enseignantes, mais on se partageait, à l’heure du repas, nos idées, nos activités, nos projets. Je trouve que les échanges entre enseignants sont très importants et constructifs. Chaque enseignant a des valeurs et une manière de travailler qui lui est propre. De plus, tous les enseignants vivent des expériences différentes compte tenu de leur classe, par conséquent, ils peuvent amener un point de vue différent qui aide à cheminer. D’autre part, je suis allée au conseil d’établissement avec ma professeure associée afin d’être au courant de ce qui se passe à l’école et pour rencontrer les parents impliqués.

Compétence 10:

Participe activement et de manière continue aux équipes pédagogiques intervenantes auprès des mêmes élèves.


Tout d’abord, je crois important de dire que jamais, dans mes stages antérieurs, j’ai eu la satisfaction de me dire « active » dans l’équipe pédagogique. Au contraire, tous les adultes compétents qui travaillaient auprès des élèves de la classe agissaient comme des acteurs indépendants. Il n’y avait pas de communication entre nous. Par contre, cette année, c’est un peu différent. En effet, dès ma première journée de stage, j’étais, avec mon enseignante associée, dans le bureau de la psychoéducatrice pour qu’elle nous parle des besoins et des problèmes de quelques élèves de notre classe. À ce moment, je n’ai pas beaucoup parlé, mais j’ai pris beaucoup de notes en lien avec les stratégies qu’elle nous donnait pour aider ces enfants à mieux s’intégrer. Immédiatement, j’ai tenté de les mettre en pratique dans la classe. De plus, suite à mon cours de différenciation pédagogique, j’ai découvert l’importance de travailler de concert avec les autres intervenants afin d’être en mesure d’aider les élèves en difficultés sans s’épuiser. Par conséquent, je suis intéressée à savoir quelles sont les mesures qui sont mises en place par l’orthopédagogue afin de pouvoir assurer une continuité entre ce qui se passe dans le bureau de l’orthopédagogue et ce qui se fait concrètement en classe, par exemple : l’utilisation du logiciel Word Q.
En conclusion, bien qu’il y ait une petite amélioration de ma part à ce niveau, je ne peux toujours pas prétendre être « active » et je crois que ça sera difficile tant que je n’aurai pas ma classe. Par contre, j’aimerais me donner comme défi d’assurer une meilleure communication avec l’orthopédagogue. Par exemple, lui demander de revoir telle notion  ou tel texte avec les élèves parce qu’ils ont eu beaucoup de difficulté ou m’informer des stratégies qu’elle leur enseigne afin que ce qui se fait dans son bureau soit cohérent avec ce qui se fait en classe!

Compétence 11 :

 

Je suis une personne qui réfléchit beaucoup sur ses actions, une personne très perfectionniste qui cherche à toujours s’améliorer. J’aime beaucoup la période de rétroaction avec mon enseignante, car elle m’aide à me rendre compte des bons et des mauvais coups et m’aide à évoluer. Si je ne comprends pas ce que ma professeure me dit, je lui demande des explications et si je ne suis pas d’accord je lui en fais part, car je suis persuadée que c’est en échangeant avec d’autres personnes qu’on enrichit notre manière de faire et de voir les choses. Chaque jour, j’essaie d’améliorer les points « négatifs » de la journée d’avant afin de devenir une meilleure enseignante. Cette analyse réflexive m’a emmenée à mettre en parallèle; les notions vues à l’Université, ma manière d’agir et d’interagir avec les élèves, et les attentes et les rétroactions de la professeure associée et de la superviseure qui ont de l’expérience dans ce milieu. À l’Université, il y a beaucoup de théorie, mais malheureusement, elle ne s’applique pas nécessaire dans une classe. En tant que personne, nous avons une manière de voir et de faire les choses qui varient selon notre personnalité et nos valeurs, mais il faut savoir s’ajuster pour pouvoir répondre correctement aux besoins des enfants. D’autre part, l’enseignante et la superviseuse sont deux professionnelles qui ont de l’expérience et qui sont un œil extérieur qui remarque des choses qui nous échappent à cause de notre manque d’expérience. Lorsque nous prenons en considération ces différentes opinions, nous arrivons à une conclusion et une pratique plus juste et plus adaptée.

Rapport Synthèse

Ma première année de stage

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1.     Je dégage de mon stage :

 

a)    Mes apprentissages ou mes découvertes;

 

Tout d’abord, sur le plan personnel, j’ai appris que dans la vie il faut foncer les yeux fermés malgré toute la peur qui peut nous envahir. Au début du stage, j’étais terrifiée. J’étais incapable d’appeler ma professeure pour prendre un rendez-vous pour mon pré-stage. Entrer dans ce monde qui m’était inconnu me terrifiait. J’ai appris que souvent la peur n’est pas fondée et qu’il faut passer par-dessus sinon on risque de manquer quelque chose d’extraordinaire.

D’une autre part, j’ai appris à prendre ma place dans la classe en tant que personne professionnelle. J’ai dû apprendre à moduler mon attitude pour passer d’une personne autoritaire et digne de confiance à une enseignante bienveillante qui aime ses élèves et prend soin de chacun comme si elle était leur mère. De plus, j’ai appris comment réagir durant des rencontres de parents. Rapidement, je me suis rendue compte qu’il n’y avait pas un seul mode d’emploi applicable pour toutes les rencontres. Le cas de chacun des enfants est différent et par conséquent la rencontre avec ses parents doit être personnalisée pour chacune des situations. Avant tout, je me suis rendue compte que le professionnalisme devait passer avant notre propre réaction humaine aux situations.

Rapidement, ma professeure associée m’a fait réaliser que j’avais des choses à améliorer concernant ma manière de donner des consignes. Elle m’a expliqué que je devais donner des directives de plusieurs façons différentes afin de rejoindre les différents types d’élèves (auditifs et visuels). J’ai appris à toujours répéter les consignes au moins deux fois, les reformuler et les écrire au tableau et que malgré tout ce soutien aux élèves il y en a quand même quelqu’un que je devrai aller voir personnellement pour m’assurer qu’il suit mes consignes.

J’ai été initiée à la collaboration avec plusieurs  intervenants (orthopédagogue, T.E.S et stagiaire de la T.E.S). J’ai découvert l’importance d’une T.E.S, dans une classe pour aider à l’organisation, la concentration, l’adaptation, etc. d’un enfant et dans une école pour aider à résoudre des problèmes de grande ampleur.

J’ai appris à me détacher de la matière que j’ai à enseigner afin d’être apte à avoir une vision globale de la classe et être apte à faire de la gestion tout en enseignant. Tranquillement, j’ai appris à reconnaître la voix de chacun de mes élèves afin d’être capable de distinguer qui parle et leur demander de cesser de perturber l’ambiance de la classe, même si j’ai le dos tourné ou je suis occupée à autre chose.

J’ai appris à faire un horaire et à être organisée parce qu’en enseignement, il est préférable de ne pas se prendre à la dernière minute, car on ne sait jamais ce qui peut se produire. J’ai appris à être souple, mais c’est encore un point que j’ai à améliorer.

J’ai découvert le tableau intelligent que je compte bien utiliser lors de mes prochains stages et lorsque je serai enseignante, car c’est un outil de travail révolutionnaire.

J’ai appris de nombreuses autres choses, mais je dois m’arrêter à ces quelques points, car je suis limitée par le nombre de pages.

 

b) Des liens entre mes cours et la pratique;

 

Au cours de mon stage j’ai réalisé, à ma grande déception, que tout ce que nous avions appris en classe concernant les systèmes d’émulation n’étaient pas vrais dans le véritable contexte d’une classe. Les théoriciens dénonçaient avec ardeur l’utilisation de ces systèmes alors que dans toutes les classes, il y en a un qui a l’air de bien fonctionner et d’aider à la gestion de la classe.

Le cours de didactique des mathématiques m’a servi, car il m’a appris l’importance d’expliquer le pourquoi des concepts mathématiques. Par conséquent, dans ma classe, lorsque j’ai donné une leçon sur l’addition à la manière traditionnelle, je ne leur ai pas donné uniquement une formule à suivre et appliquer, mais je leur ai expliqué pourquoi il y avait des retenues.

Dans mon cours de gestion de classe, j’ai appris la technique du disque brisé (le fait de répéter une même consigne jusqu'à ce que l’élève l’exécute). Je trouve que cette technique est très efficace en classe, car elle permet de ne pas toujours donner des justifications aux élèves et par conséquent de rester une figure d’autorité. Au contraire, si on se met à discuter avec l’élève on risque de ne jamais le convaincre par nos arguments et alors de perdre la face.

 

C) Des manifestations concrètes des compétences professionnelles  2,4 et 12 dans ma pratique;

Compétence 2 : À plusieurs moments durant mon stage, j’ai dû sortir un dictionnaire afin de donner une définition juste d’un mot, ou afin de m’assurer de ne pas avoir fait d’erreurs d’orthographe. Régulièrement, je me suis reprise lorsque j’utilisais des termes anglophones par exemple : « c’est cool », « go, vous pouvez commencer »  ou bien je demandais aux élèves de me trouver le mot correct.

Compétence 4 : Afin de m’assurer que les élèves aient compris mes consignes, très régulièrement je demande à un élève de me répéter, dans ses mots, la ou les consignes. Durant tout mon stage, j’ai cherché de nouvelles manières de présenter ma matière d’une manière intéressante et innovatrice. Pour le cours d’univers social qui était uniquement de la lecture et de la prise de note, j’ai trouvé une manière intéressante de faire interagir les élèves; un système où les enfants doivent bouger leurs doigts dans les airs pour simuler une lumière rouge qui indique qu’ils ont trouvé une information importante. Cette technique m’a permis d’avoir l’attention de tous, même ceux qui n’avaient aucun intérêt pour cette matière. Aussi, j’ai cherché à varier mes méthodes d’enseignement afin de rejoindre le plus d’élèves possible (travail individuel, en équipe, en groupe…)

Compétence 12 : Tous les matins durant mon stage j’arrivais très tôt afin de bien me préparer (cours, activités…) et je partais souvent assez tard afin de finir mes corrections. J’ai été à toutes les formations et aux réunions de niveau ou de cycle. J’ai été à l’écoute des enfants et respectueuse envers le personnel de l’école.

d) Mes questions…

Comment fonctionne le portail de l’école? Est-il possible d’avoir une adresse électronique pour pouvoir, tout comme le professeur associé, communiquer avec les parents ou avec les élèves? Lors de mon prochain stage, il faudra que je me renseigne sur ce point.  

 

2. ANALYSE d’une intervention auprès d’un élève et identification des raisons de la réussite ou de sa non-réussite

 

Je vais vous raconter l’intervention faite auprès de Cédric (nom inventé pour garder la confidentialité). Les élèves de la classe devaient lire un texte et répondre à des questions. Pendant que j’aidais une élève de la classe, j’ai entendu Cédric rire des réponses que donnait sa compagne.  Alors, je me suis tournée vers lui et je lui ai demandé, d’un ton sec, de se retourner et de travailler en silence, sans rire.  Alors que je continuais à poser des questions à l’élève qui avait des difficultés, j’ai, encore une fois, entendu et vu rire Cédric. Fâchée, j’ai éloigné son bureau de celui de sa compagne et je lui ai dit d’un ton sévère que j’étais très déçue de sa manière d’agir et que j’allais monter son nom dans l’échelle de couleur (système d’émulation installé dans la classe), mais son nom était déjà dans le rouge (le niveau le plus élevé). Alors, je lui ai dit : « tu n’es pas respectueux envers ton amie qui a de la difficulté, ton attitude est blessante et je suis très fâchée, je vais parle au professeur et nous te trouverons une conséquence. »  Ensuite, je suis allée voir le professeur et je lui ai demandé ce que je devais faire lorsque je voulais « punir » un élève qui était dans le « rouge » ! Elle m’a dit : « C’est un cas coup de pouce! », c'est-à-dire que nous l’envoyons voir une T.E.S pour qu’il trouve une réparation. De plus, il perd automatiquement sa récompense à la fin de la semaine.

Je crois que j’ai agi un peu trop rapidement et que je me suis trop laissée mener par mes sentiments de colère. J’étais à l’école une élève en difficulté et je crois que j’ai personnellement été touchée par le rire de cet enfant. Ainsi, je crois que c’est pour cette raison que ma réaction a été aussi forte. Par contre, l’attitude de Cédric était un réel manque de respect envers sa compagne et je crois que c’est intolérable, alors d’une manière où d’une autre il méritait une conséquence. D’une autre part, si l’élève n’avait pas déjà été dans le « rouge » à cause d’une accumulation de comportements inadéquats, la conséquence n’aurait pas été si grave.

Personnellement, je crois que malgré l’impulsivité de cette intervention, celle-ci a porté du fruit.  La réparation, une lettre d’excuse, lui a fait prendre conscience que ses réactions peuvent blesser, mais d’un autre côté, elle a permis à la compagne en difficulté de lui pardonner son geste et de faire en sorte qu’il ne garde pas de remords. De plus, je crois que cette intervention lui a fait réaliser que même si je ne suis qu’une stagiaire, je suis capable d’intervenir lorsque quelque chose ne fonctionne pas. À partir de ce moment, une confiance s’est développée entre nous deux et nous avons passé du bon temps ensemble.

 

3. CONFIRMATION de mon choix et PRÉCISION de deux défis personnels et les moyens envisagés pour les surmonter.

 

Oui je le veux.

J’accepte toutes les conditions reliées à l’exercice de cette fonction, car je suis tombée follement amoureuse de cette profession. De cette union, je veux engendrer le désir d’apprendre chez de nombreux enfants. Je veux voir leurs yeux pétiller, je veux les aimer et tout leur donner.

 

Mais, comme dans toute relation, il y a des défis. Il faut changer des choses chez nous pour que la relation soit plus agréable et que les enfants vivent dans un environnement favorable à leur développement. Alors, pour ce faire, voici ce que je veux changer.

 

Premièrement, je veux être capable de donner des consignes claires et simples aux élèves. Pour ce faire, je vais tout d’abord m’obliger à faire des consignes concises auxquelles je vais donner des numéros. Ensuite, je vais personnellement m’engager à toujours les écrire au tableau afin de soutenir les enfants visuels. Finalement, je vais me contraindre à utiliser un niveau de langage adapté au groupe d’âge à qui je parle et si des mots sont plus complexes, je vais m’arranger pour les vulgariser afin que tous les comprennent. J’ai tendance à tenir pour acquis que les élèves vont tous comprendre du premier coup ce qui est absolument faux. Bien au contraire, il y a à peu près 1% des élèves qui comprennent du premier coup.

 

Deuxièmement, mon deuxième défi est la gestion du temps. Lorsque je commence à enseigner une matière, je suis tellement concentrée sur la matière, la gestion de classe et l’interaction avec les élèves que j’oublie le temps qui continue d’avancer. Ainsi, régulièrement,  lorsque la cloche sonnait, je devais faire fermer les cahiers en vitesse, sans avoir le temps de clore l’activité. Ainsi, mon défi est d’être capable de bien gérer mon temps afin de pouvoir fermer mes activités. Pour ce faire, j’ai déjà commencé à demander à quelques élèves responsables de devenir mes gardiens du temps. Cette méthode  fonctionne assez bien, mais elle n’est pas parfaite. À quelques reprises, mes gardiens du temps oubliaient, eux aussi, l’heure, car ils étaient très absorbés par leur travail . De plus, cette technique ne convient pas à tous les groupes d’âge. Ainsi, pour mon prochain stage je vais me procurer une minuterie, qui se met autour du cou, et que je programmerai pour qu’elle fasse un son, au moment voulu, pour m’avertir de la fin de l’activité.

 

 

4.     PRÉSENTATION du portrait de l’enseignante que je souhaite devenir

 

Tout d’abord, je veux rester moi. Je veux garder mes valeurs, mes qualités et me servir de mes défauts et de mes erreurs pour éduquer les enfants. Par exemple, je sais que je suis une personne impulsive, conditionnée par mes émotions qui jaillissent parfois comme la lave d’un volcan. Ainsi, si à cause de ce défaut je blesse un élève, je vais aller le voir et je vais m’excuser de mon indélicatesse. En faisant cela, j’espère donner l’exemple à mes élèves pour qu’à leur tour, ils suivent cette démarche lorsqu’ils commettent des erreurs.

J’ai toujours trouvé que l’image de la mère représentait bien ce que je cherche à être pour les élèves. Je veux être une personne qui prend la décision de s’oublier pour se tourner vers les autres, vers ceux qu’elle aime. Je veux donner de mon temps, de mon énergie, de ma joie, de moi pour en faire grandir d’autres. Je veux que ceux qui sont sous ma protection se sentent en confiance et aimés. Je veux que sous mon aile, mes élèves apprennent, se développent et grandissent pour ensuite voler de leurs propres ailes. Je veux que ces enfants écrivent mon histoire, ma vie.

 

Je veux être une enseignante jardinière. Je veux planter dans le cœur de chacun de mes élèves une graine qui fera germer une plante nommée « le désir de se dépasser ». Je veux aussi planter 10 graines de « bonne volonté », deux graines de « courage », trois de « confiance en soi » et pour embellir leurs jardins je veux planter une graine de « sourire ». Toutes ces graines mêlées avec les qualités des élèves et leur désir d’apprendre peuvent donner des jardins éblouissants. Il ne reste plus qu’à les entretenir, en leur donnant de l’eau (l’enseignement de toutes les matières), un peu de soleil (ma bonne humeur, ma joie, mon énergie) et finalement, les nutriments dont chaque jardin a besoin (devoirs, exercices, examens, soutien individuel, récupération…)

 

Je veux être une enseignante bergère. Je veux connaître chacune de mes brebis par son nom. Je veux connaître l’histoire de chacun des élèves et je veux les aimer comme ils sont. Je veux être prête à tout pour les faire vivre et pour qu’ils évitent de se blesser (tristesse causée par de mauvaises notes, frustrations causées par l’incompréhension). Je veux que chacune de mes brebis ait ce dont elles ont besoin pour se rassasier (que chaque élève ait toujours un nouveau défi qui rassasie son désir d’apprendre et de se dépasser). Je veux être la bergère qui aime ses brebis plus que tout au monde.

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