Portfolio de Marie-Eve Bouffard-Boulais

Biographie

Image représentant Marie-Eve Bouffard-Boulais

Je suis Marie-Ève Bouffard-Boulais.

Je suis présentement étudiante de deuxième année à l'Université de Montréal au baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire.

On a souvent dit de moi que j'étais «tout un personnage». Je crois que cela est dû au fait que ma personnalité comporte plusieurs aspects.

Dans un premier temps, je suis quelqu'un de très polyvalent; je peux faire plusieurs choses en même temps. Cette idée se retrouve notamment dans mon emploi du temps. En effet, en plus d'étudier à temps plein, j'ai deux emplois: je travaille dans une salle de spectacles et dans une garderie.

À titre d'exemple des multiples aspects de ma personnalité, je peux évoquer les divergences de mes emplois. D'un côté, le théâtre me demande un sérieux constant et un rapport professionnel avec des adultes. De l'autre côté, mon emploi en garderie me permet de travailler avec des enfants et de lâcher mon fou. Comme j'adore ces deux emplois, il serait probablement superflu de vous dire que lorsque la salle de spectacles présente un contenu destiné aux enfants, je fais face au meilleur des deux mondes!

Dans un deuxième temps, en ce qui concerne mes intérêts, ils sont très diversifiés. Je suis une passionnée de lecture; j'aime dévorer tous les genres de romans. De plus, il m'arrive à l'occasion de vouloir passer un samedi soir seule, à lire ou à visionner un bon film. Cela représente donc le côté tranquille de mon «personnage».
J'adore faire tous les sports mettant à l'épreuve mon endurance cardiovasculaire. De ce fait, je me permets de dire que je suis une fille active.
J'adore assister à des événements en direct; spectacles d'humour, parties sportives, concerts, etc. Dans le même ordre d'idées, mes ami(e)s sont très importants pour moi. Avec eux, j'aime profiter du soleil sur des terrasses, faire des voyages, aller danser, etc. C'est ici que le côté social de mon «personnage» ressort.

Dans un troisième temps, les voyages représentent un élément omniprésent dans ma vie. Touristiques, culturels ou humanitaires, je les ai tous faits!

Finalement, être «tout un personnage» m'a souvent agacée, mais lorsque je m'arrête pour y réfléchir, je crois qu'il s'agit d'une qualité. Cela va certes m'être utile lorsque je serai enseignante. Que ce soit pour accrocher un élève démotivé en m'adaptant à lui, pour trouver des idées de projets ou simplement des manières d'enseigner, je crois que cela va jouer en ma faveur.

 

Pour me contacter :

Volet personnel

Le volet personnel vous permet d'avoir un aperçu de qui je suis. Vous y découvrirez ma perception de l'enseignement et vous pourrez accéder à mon Curriculum Vitae.

Présentation personnelle

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être enseignante. À mon avis, il s’agit d’une bonne chose, car on entend souvent dire que pour faire carrière en enseignement, il faut avoir la vocation.

Lorsque je fréquentais le primaire, j’étais l’élève qui restait volontairement aux récréations et après l’école afin d’aider l’enseignante à accomplir des tâches : laver le tableau, corriger des examens,  préparer du matériel dans le but de mettre sur pied une activité, etc.

Au secondaire, à cause du regard des autres et de mon manque d’estime de soi, ma façon de démontrer mon intérêt envers l’école se faisait de manière isolée. En effet, j’ai longtemps préparé mes examens en faisant semblant d’enseigner : j’avais un tableau dans ma chambre et j’y inscrivais le contenu à l’étude, tout en m’adressant à un auditoire imaginaire.

Au cégep, lors des inscriptions à l’université, j’ai toutefois douté de moi au point de renoncer à m’inscrire au baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire. Je me suis donc dirigée vers les communications. Il m’a fallu peu de temps pour réaliser que je venais de commettre une erreur. J’ai donc interrompu ma session universitaire pour faire ce que j’aimais plus que tout. Ainsi, du mois d’octobre 2007 au mois de juin 2008, j’ai fait du bénévolat dans une classe de deuxième année à l’école Charles-Bruneau, à raison de deux fois par semaine. Mes tâches consistaient principalement à prendre en charge la moitié du groupe afin de leur faire exécuter toutes sortes d’activités, tant dans le domaine des arts, de la mathématique ou encore du français. Cette expérience a incontestablement confirmé mon choix de profession.

Toujours en ce qui concerne mes expériences qui se rattachent au contact avec les enfants, je travaille dans une garderie depuis près d’un an. Même si le milieu scolaire est divergent de celui d’un service de garde, je suis capable d’évoquer certains parallèles qui me permettent de conclure que c’est avec les enfants que je désire travailler.

De plus, j’ai également donné des cours d’été à un élève en difficulté d’apprentissage. Cela m’a permis de réaliser qu’à mes yeux, la réussite des enfants est ce qu’il y a de plus important.

Dans un autre ordre d’idées, lorsque je m’arrête et que je réfléchis à qui je suis et à ce que j’aime, je peux en tirer certaines conclusions. Dans un premier temps, si j’ai choisi de me diriger en enseignement, c’est parce que pour moi, les enfants représentent l’avenir. Ce sont eux qui vont poursuivre ce qui a déjà été commencé. Ce sont eux qui vont changer certaines choses afin qu’elles soient meilleures. Ce sont eux qui vont mettre au monde d’autres enfants, et donc qui vont permettre à la roue de continuer à tourner. C’est pour cela que je suis convaincue qu’en leur donnant un enseignement de qualité et qu’en leur transmettant des valeurs ainsi que des idées, un enseignant peut contribuer à ce que l’avenir prenne une bonne direction. L’impact d’une certaine action posée maintenant par un enseignant a certes des effets à long terme dans la vie d’un enfant.

Dans un deuxième temps, je suis une personne amoureuse des enfants, désireuse de leur faire découvrir des choses, ouverte d’esprit, positive, organisée, patiente et dynamique. Dans un troisième temps, ma façon de percevoir les enfants me permet de confirmer mon choix de carrière. En effet, je crois que les enfants apportent tellement de bien dans la vie d’une personne, tellement de gratitude. De plus, je crois les enfants détiennent une vérité qu’il est impossible pour les adultes de voir, car le monde n’est pas perçu de la même manière à travers les yeux d’un enfant. Je crois que, même si le métier d’enseignant consiste à apprendre aux enfants des choses, ces derniers permettent tout autant à l’adulte en question d’apprendre. C’est pour toutes ces raisons que j’ai décidé de faire de l’enseignement la profession que j’exercerai jusqu’à ce qu’on m’ordonne de prendre ma retraite.

Ma perception de l'enseignement

Selon moi, enseigner est beaucoup plus que la simple transmission de connaissances d’ordre scolaire. Enseigner, c’est transmettre des connaissances, oui, mais également des valeurs, des convictions, des savoir-faire, etc. Enseigner permet aux enfants d’avoir l’esprit plus ouvert, de découvrir des choses auxquelles ils n’auraient pas été attirés à première vue. Enseigner, c’est permettre à nos enfants de s’épanouir par le biais d’une ambiance enrichissante. C’est aussi former la génération qui constituera l’avenir.

Ainsi, ma perception de l’enseignement prend deux directions, pour arriver à une seule destination. D’un côté, j’ai la conviction qu’il s’agit d’un métier incroyable, car il nous permet de voir les jeunes s’épanouir. Apercevoir le regard brillant des élèves lorsqu’ils ont enfin compris quelque chose, les voir argumenter pour défendre leur point de vue, remarquer que l’un d’eux a pris l’initiative d’aider un camarade qui éprouve de la difficulté…Selon moi, c’est incontestablement gratifiant. D’un autre côté, l’enseignement est un métier exigeant, car il faut parfois penser plus loin afin de réussir à accrocher un élève, un seul. Car ce n’est pas un travail de «9 à 5», puisque même à la maison, l’enseignant pense à comment il serait possible d’améliorer une situation dans la classe, à comment parvenir à captiver les élèves en leur parlant d’un sujet moins intéressant. Car parfois les gens jugent le travail accompli par l’enseignant de leur enfant, ne sachant pas à quel point cela peut être ardu. Mais je ne cesse de m’imaginer devant une classe et je ne peux que sourire. À mes yeux, l’enseignement, c’est vraiment le plus beau métier du monde.

Curriculum Vitae

CurriculumVitae.doc

Voici, en fichier attaché, mon curriculum Vitae.

Parcours ÉTUDES

Voici le parcours qui m'a menée ici.

Primaire
Au primaire, j'ai fréquenté l'école Charles-Bruneau, à Brossard.

Secondaire
J'ai ensuite poursuivi mes études secondaires au Collège Jean-de-la-Mennais, à LaPrairie.

Cégep
Au cégep, je suis allée au Collège André-Grasset. J'ai obtenu une formation en sciences humaines.

Université
J'ai ensuite interrompu mes études pour une période d'un an, période durant laquelle j'ai fait du bénévolat à l'école Charles-Bruneau (voir «présentation personnelle»). Ensuite, certaine de mon choix, je me suis inscrite à l'Université de Montréal en éducation préscolaire et enseignement primaire.

 

Certains éléments parsèment mon parcours d'études...


Pendant l'été séparant le secondaire du cégep, j'ai fait un voyage humanitaire au Costa Rica d'une durée de 2 semaines. Ce voyage était organisé par l'école secondaire que je fréquentais. L'objectif était d'aider une ferme à prendre de l'expension.

Au cégep, j'ai été tutrice en français pour les élèves en difficulté d'apprentissage.

Durant l'année où je ne suis pas allée à l'école, j'ai été tutrice pour un élèves de deuxième année qui était en difficulté.

Parcours STAGES

Cette section met de l'avant le milieu dans lequel j'ai effectué mon premier stage, soit le stage EDU1002.
De plus, elle fait état des trois compétences principales qui ont été développées durant le stage EDU2002.

Description du milieu: École Georges-P.-Vanier

Le stage que j’effectue présentement a lieu à l’école Georges-P.-Vanier. Cette école se situe à Brossard. Je suis dans une classe de deuxième année du troisième cycle, soit une classe de sixième année du primaire.

Le milieu socio-économique dans lequel vivent les enfants fréquentant cette école est relativement favorisé. L’indice de pauvreté est de 3 (1 étant le moins défavorisé). À noter qu’en début d’année, la fondation Vanier offre à environ dix élèves dans le besoin un sac d’école neuf comprenant le matériel nécessaire pour compléter l’année scolaire.

En ce qui concerne la population fréquentant l’école, il y a 385 élèves. 33% de ces élèves proviennent d’une culture autre que québécoise et sont donc allophones. Cela peut engendrer quelques problèmes de communication, car certains parents ne parlent ni l’anglais ni le français. Le cas échéant, un autre membre de la famille doit servir d’interprète.

 Dans cette école, il y a deux orthopédagogues, mais seulement l’une d’entre elles a reçu la formation universitaire dans ce domaine. L’autre personne est en fait une enseignante du préscolaire et du primaire qui a été engagée afin de combler ce poste. Il y a également une psychologue, une psychoéducatrice, une infirmière ainsi qu’une orthophoniste. Néanmoins, ces spécialistes sont pour la plupart seulement présents à temps partiel. De plus, il y a deux classes, dirigées par des  techniciennes en éducation spécialisée, pour les élèves ayant des troubles de comportement. Bien entendu, il y a des professeurs d’éducation physique, d’anglais, d’arts plastiques et de musique. L’école offre des activités parascolaires, de l’aide aux devoirs ainsi qu’un service de garde.

La classe dans laquelle j’effectue présentement mon stage a pour maître un homme dans la trentaine. Il y a un système d’émulation avec de l’argent scolaire, un tableau des devoirs, un tableau des responsabilités ainsi que des routines bien établies. Le système d’émulation permet aux élèves de participer à un encan à la fin de chaque étape et de se mériter des prix reliés au contexte scolaire (par exemple des ciseaux, des crayons, des collants, des gommes à effacer, etc.). De plus, avec cet argent, et ce tout au long de l’étape, les élèves peuvent «acheter» des congés de devoir ou de dictée ou encore «acheter» la permission d’aller à la toilette. De son côté, le tableau des devoirs permet aux élèves de vérifier s’ils ont bien remis ce qu’ils devaient rendre et ainsi s’assurer d’être à jour. Pour sa part, le tableau des responsabilités permet à chaque élève de se tenir occupé à un certain moment de la journée et ainsi contribuer à former un esprit de groupe. Finalement, les routines permettent aux élèves d’exécuter ce qu’ils ont à faire, tout cela dans le calme. Selon moi, le fonctionnement dans cette classe est adéquat et il permet aux élèves d’agir convenablement. D’un autre côté, l’enseignant tente d’établir certains liens avec ses élèves, ce qui rend le climat d’autant plus agréable. Dans un autre ordre d’idées, depuis le retour des vacances de Noël, un élève ayant un trouble de comportement a été intégré dans la classe. Ainsi, dans la classe de monsieur Dulude, il y a 29 élèves dont un élève TC, trois dysphasiques et une élève qui a de la difficulté à s’exprimer en français.

Somme toute, je suis satisfaite du milieu dans lequel j’effectue mon stage. En effet, il me permet de voir plusieurs facettes de la réalité d’aujourd’hui, tant au niveau culturel qu’au niveau des problèmes de comportement qui peuvent se présenter dans les écoles.

Rapport de stage

Rapport synthese.doc

Voici le rapport synthèse du stage EDU1002.

Les trois compétences professionnelles du stage EDU2002

Les compétences professionnelles mises de l'avant lors du stage EDU2002 sont au nombre de trois.

Dans un premier temps, en ce qui a trait à l'acte d'enseigner, le stage visait la capacité à «concevoir des situations d'enseignements-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation». Ainsi, tout au long de ces dix-huit jours, j'ai dû créer des activités d'éveil, des ateliers d'arts plastiques, etc. À l'aide d'outils de planification, tel le cahier «La planif», j'ai pu concevoir des activités selon certains buts précis: m'assurer que lesdites activités touchaient les compétences du programme de formation de l'école québécoise, m'assurer qu'elles rejoignent l'intérêt des enfants, être certaine que des activités semblables n'avaient pas déjà été effectuées, réfléchir à la façon dont j'allais présenter l'activité, me questionner à savoir quel matériel je nécessitais, etc. Bref, j'ai réalisé qu'au préscolaire, même si les journées ne se déroulent pas toujours comme il était prévu, la planification est inévitable. De fait, cette compétence professionnelle a incontestablement été développée durant ce stage et je me sens réellement outillée pour planifier diverses activités, au préscolaire comme au primaire.

Dans un deuxième temps, du côté des compétences professionnelles concernant le contexte social et scolaire, j'ai dû «coopérer avec l'équipe-école, les parents, les partenaires sociaux et les élèves en vue de l'atteinte des objectifs éducatifs de l'école».
J'affirme avoir coopéré avec l'équipe-école, que ce soit en dinant avec le personnel, en assistant à diverses réunions, par exemple le comité social, le CPEE, une assemblée générale, etc. J'ai trouvé que le fait de s'impliquer, même si j'étais un peu effacée, avait facilité mon intégration dans l'école, puisque tous savaient qui j'étais, engageaient la conversation et me demandaient comment mon expérience se déroulait. Ma présence à la fête de Noël du personnel confirme également mon implication vis-à-vis l'équipe-école.
Du côté des parents, le fait d'avoir assisté à la rencontre de fin d'étape a certes été bénéfique pour moi, car j'ai pu voir à quoi ressemblait ce type de rencontre et j'ai pu créer un contact avec les parents afin que ces derniers puissent apprendre à connaitre la personne qui avait la charge de leur enfant.
Le fait d'avoir assisté au Conseil d'Établissement m'a permis de rencontrer diverses personnes qui sont en contact direct avec l'école.
Finalement, la relation empreinte de coopération que j'ai créée avec les élèves de ma classe, mais aussi de l'autre classe de maternelle, a incontesablement joué en ma faveur lors de ce stage.  
Pour toutes les raisons énumérées précédemment, cette compétence professionnelle concernant le contexte social et scolaire a été développée lors de ce stage.

Dans un troisième temps, en posant un regard sur le développementde l'identité professionnelle, je me suis «engagée dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel». En posant des questions à mon enseignante associée, aux autres enseignantes, aux remplaçantes, au technicien en éducation spécialisée, etc., j'ai pu réfléchir sur mon développement professionnel. Le fait de demander des rétroactions à mon enseignante fait également office d'une démarche de développement professionnel. Finalement, en réfléchissant régulièrement sur les journées passées et les journées à venir, sur mon implication dans l'école, sur ma relation avec les autres, sur mes compétences, mes forces et mes faiblesses, je confirme m'être engagée dans une démarche, tant collective qu'individuelle, afin de sortir le plus épanouie possible de ce second stage.