Portfolio de Karine Deragon-Jean

Biographie

Image représentant Karine Deragon-Jean

Je suis une personne dynamique qui aime avoir du plaisir et être entourée des gens que j’aime mais j’ai également besoin de mes moments de solitude. Contrairement à plusieurs le silence ne m’effraie pas. Le silence me permet de réfléchir et d’apprécier les bons moments. Je ne suis pas une très grande voyageuse, car j’aime bien mon chez moi et être dans mes affaires avec mes routines (car oui j’adore la routine!). Malgré cela, j’ai beaucoup voyagé ses dernières années. Mais pourquoi voyager autant si je suis si bien chez moi?!? Parce que ma passion dans la vie est de jouer au badminton et au niveau auquel je suis rendue, je dois quelques fois par année sortir de ma belle province qui est le Québec pour certaines compétitions. Je suis donc allée dans presque tous les provinces du Canada et quelques-unes plus d’une fois et j’ai également eux la chance de faire deux tournois internationaux dont un en Chine et l’autre en Écosse. Pourquoi le badminton… bonne question! Je joue au badminton depuis l’âge de 8 ans et maintenant ça fait partie de ma vie! En plus d’être sur l’Équipe du Québec depuis déjà plusieurs années, j’ai été membre de l’équipe sportive des Vikings au cegep de Maisonneuve et je fais maintenant partie des Carabins de l’université de Montréal. Le badminton est donc ce qui occupe le plus mes journées, mes soirées et mes fins de semaine. Ce qui fait que je suis une personne très organisée et très persévérante. Je n’aime pas ne rien faire, ce qui fait que je termine toujours ce que j’entreprends avec un grand soin et beaucoup de sérieux lorsque nécessaire.

Ma vision de l'enseignement

Pour moi un enseignant est bien plus qu’une boule de savoir pour un enfant. C’est une personne ressource pour les élèves peu importe leurs problèmes ou leurs questionnements, c’est un modèle pour leurs élèves et c’est surtout la source de motivation ou de démotivation d’un enfant face à l’école. Avoir un professeur dynamique qui fait plein de projets et qui sait mettre un peu d’humour dans la classe est essentiel pour permettre à ses élèves d’évoluer dans une atmosphère agréable. Quoi de plus motivant pour un enfant que de se lever chaque matin et d’avoir hâte de voir son professeur pour savoir quelle blague il a encore préparé ou quel commentaire rigolo il va encore sortir! Bien sûr l’enseignement ce n’est pas que ça. L’enseignant doit avoir une excellente culture générale, il doit être professionnel, dévoué et disponible pour ses élèves, il doit montrer aux élèves qu’il est content chaque matin de se lever pour aller à l’école.

 

Mais l’enseignement n’est pas toujours rose, un professeur doit aussi être capable d’avoir une bonne gestion de classe, de démontrer le sérieux de l’apprentissage et bien sûr d’être impartial et parfois de laisser de côté ses sentiments.

 

L’école doit être un endroit plaisant pour les enfants si nous voulons qu’ils y restent, mais ils doivent aussi comprendre que l’éducation c’est sérieux et qu’il y a des règles à respecter. Ils doivent savoir qu’il y a un temps pour s’amuser, rire et plaisanter mais qu’il y a aussi un temps pour travailler, être sérieux et se creuser les méninges.

Les douze compétences professionnelles

 

Lors de mon premier stage

 

 

Compétence 2 : communiquer clairement et correctement dans la langue d’enseignement, à l’oral et à l’écrit, dans les divers contextes liés à la profession enseignante 

 Pour moi la compétence 2 est bien sûr de s’exprimer à l’oral avec un langage correct et approprié selon les circonstances. C’est de savoir changer son vocabulaire et son timbre de voix selon l’âge de la personne et les circonstances. C’est également de savoirs écrire sans faire de fautes de français et de savoirs corriger adéquatement les textes des autres. Avoir un bon français est un élément essentiel pour un enseignant, car nous donnons l’exemple à nos élèves et rappelons-nous que même un enseignant peut aller regarder dans le dictionnaire lorsqu’il ne connait pas la réponse. Dans cette compétence, il faut également savoir corriger les erreurs des autres à l’oral. Autant si le plan grammatical (ex : les « si » n’aime pas les « rait ») que si le plan professionnel. J’attends par là qu’un élève ne doit pas parler en « langage d’ados » avec son enseignant comme il peut le faire avec ses amis. C’est donc du devoir de l’enseignant de lui faire remarquer l’inadéquation de son langage. Finalement, cette compétence inclut la capacité d’un enseignant à défendre ses idées à l’aide d’arguments justes et justifiés ainsi qu’avec un langage approprié.

 

  

Compétence 4 : piloter des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation 

 Selon moi, la compétence 4 renferme quelques éléments clés. Tout d’abord, il s’agit de motiver les élèves à écouter la leçon. Cela peut se faire de plusieurs façons, comme par exemple : les faire participer en allant au tableau, poser des questions, leur donner l’utilité de cette leçon de façon concrète, varier son ton de voix et bien sûr montrer aux enfants de l’enthousiasme face à cette leçon. Ensuite, il s’agit aussi de ne pas tout leur donner dans le bec. Il faut leurs donner des pistes mais il est important qu’ils trouvent par eux-mêmes la réponse pour se sentir capable de le faire et c’est notre travail de les féliciter et de leur donner confiance en leur capacité. Ce qui fait que l’utilisation du dictionnaire et du Bescherelle à l’école est primordial. L’enseignant devrait inciter les jeunes à chercher dans les outils de références plutôt que de donner la réponse. Enfin, dans cette compétence, l’enseignant doit parvenir à repérer les difficultés des élèves dans sa classe, et ce, même si ceux-ci ne lèvent pas la main pour dire qu’ils ont de la difficulté.

 

 

Compétence 12 : agir de façon éthique et responsable dans l’exercice de ses fonctions 

 Cette compétence englobe tout ce qui est professionnalisme, engagement professionnel, capacité à communiquer lors d’un problème, impartialité, penser avant d’agir lors de ses interventions, respect des autres et bien entendu la confidentialité.  

 

Lors de mon deuxième stage

 

 

Compétence 3 : Concevoir des situations d’enseignement apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.

Lors de mon stage, j’ai observé une très grande amélioration de cette compétence jour après jour. En effet, lors du début de mon stage, j’ai eu beaucoup de soutien de la part de mon enseignante associée pour planifier mes situations d’apprentissages afin de répondre à tous les critères et de m’assurer de la pertinence des activités. Au fur et à mesure que les jours passaient et que le nombre de mes prises en charge augmentait, j’arrivais beaucoup plus facilement à planifier mes situations d’apprentissages afin de répondre adéquatement aux exigences du programme. J’arrivais à saisir davantage les goûts et les besoins des enfants. Mon stage maintenant terminé, je constate que je suis beaucoup plus familière avec les grilles de planification d’une situation d’apprentissage et je réalise que cette grille me fut d’une très grande utilité et elle m’est désormais un outil de travail indispensable. Cet outil nous permet d’arriver préparé lors de nos situations d’apprentissages, et ce, en fonction du programme de formation et des besoins précis de nos élèves. Ainsi, nous sommes prêts à tous les imprévus!

Pour ce qui est de mes interventions auprès des enfants, plus le stage progressait, plus je prenais d’initiatives dans mes interventions et plus j’agissais avec conscience de mes actes. En effet, j’agissais en réfléchissant aux rétroactions reçues avec mon enseignante associée ou aux notions vues dans mes cours. Ces différentes interventions auprès des enfants furent, tout au long de mon stage, de plus en plus naturelles, car j’étais beaucoup plus à l’aise avec le programme du préscolaire et cela m’a permis d’intervenir de concert avec celui-ci.

 

 

 

Compétence 9 : Coopérer avec l’équipe école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l’atteinte des objectifs éducatifs de l’école

Dès le début de mon stage, j’ai rencontré les principaux acteurs de l’école qui étaient en contact avec mes élèves : directeur, secrétaire, concierge, bibliothécaire, éducatrice du service de garde, orthopédagogue et les autres enseignantes de maternelle. Toutes ces personnes ont été très réceptives à mon arrivée dans l’école. J’ai donc pu profiter, tout au long de mon stage, d’une très belle dynamique avec le personnel de l’école avec lequel je devais collaborer. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de rencontrer les parents de mes élèves, à quelques exceptions près.

 

 

 

Compétence 11 : S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.

Tout au long de mon stage, j’ai été à l’écoute des rétroactions de mon enseignante associée, ainsi que de ma superviseure. J’ai tenu compte de ses rétroactions pour améliorer mes interventions et mes prises en charge éventuelle. Ces rétroactions m’ont également été utiles lors de mes questionnements et réflexions sur ma pratique enseignante. J’ai fait, à plusieurs reprises, de la recherche sur Internet ou dans des livres pour trouver des activités pertinentes. Une fois l’activité trouvée, mon enseignante associée et moi, l’avons modifiée et adaptée pour cibler les besoins des enfants. Cette démarche fut très pertinente. Enfin, j’ai présenté mon profil de compétences ainsi que mes objectifs à mon enseignante associée afin de travailler de concert à mon développement professionnel. En plus des discussions avec mon enseignante associée, ma superviseure et mes collègues de séminaire, j’ai eu la chance d’avoir de très bonnes discussions et réflexions avec la stagiaire de l’autre classe de maternelle de l’école. Ces discussions furent d’une très grande utilité tout au long de mon stage. Elles m’ont permis de me connaître davantage et d’éclairer la vision que je portais vis-à-vis l’enseignement et l’importance du préscolaire dans le développement des enfants.

 

Lors de mon troisième stage:

 

Compétence 1: Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d’objets de savoirs ou de culture dans l’exercice de ses fonctions.

            Pour moi, cette compétence est très complexe et englobe une grande partie de notre profession. En tant qu’enseignant, il ne suffit pas d’enseigner les éléments qui se retrouvent dans le programme. Nous devons également avoir un esprit critique face au contenu de celui-ci. En effet, un enseignant doit constamment se remettre en question et trouver de nouvelles façons de transmettre la matière en fonction des élèves qui lui sont confiés. La clé de cette compétence est selon moi la curiosité. La curiosité face aux enfants de sa classe, que ce soit au niveau de leur situation familiale, de leur personnalité et de leurs connaissances. Aussi, une curiosité face à la culture générale permet d’enrichir constamment son enseignement et de le rendre plus intéressant pour les enfants. Enfin, il est nécessaire d’être curieux au niveau de l’évolution constante du milieu de l’enseignement (contenu, évaluation, intégration, etc.).

 

Compétence 6: Planifier, organiser et superviser le mode de fonctionnement du groupe-classe en vue de favoriser l’apprentissage et la socialisation des élèves.

            Selon moi, la maîtrise de la compétence six est, en grande partie, ce qui garde une classe en santé. Ce que je veux dire par là, c’est que c’est la base d’une atmosphère de classe agréable pour tous. Tout d’abord, la planification permet d’éviter beaucoup de perte de contrôle de la classe et de perte de temps. Je crois également que les enfants voient lorsqu’un professeur est préparé et cela est sans aucun doute, pour plusieurs, très sécurisant. Ensuite, je considère qu’un enseignant préparé, avec son matériel prêt, est beaucoup plus propice à repérer des problèmes et à en anticiper d’autres dans sa classe. Effectivement, lorsque notre contenu est prêt, nous pouvons consacrer notre énergie aux enfants et essayer de les comprendre et de nous adapter à leur comportement, attitude, humeur, etc.

            Pour ma part, je suis une personne très organisée et j’aime que le déroulement d’une journée soit bien défini afin d’éviter les pertes de temps et la désorganisation de la classe. Bien sûr, la planification peut être modifiée en cours de route, mais j’essaie toujours d’éviter les moments où les enfants n’ont « rien à faire ». Enfin, je crois avoir une bonne vue d’ensemble du groupe afin d’éviter les écarts de conduite et par le fait même de mettre en œuvre des moyens afin d’améliorer la situation lorsqu’un problème se pose. Par exemple, j’ai suggéré à mon enseignante associée de changer le bureau de place d’une petite fille de la classe. En effet, elle était souvent distraite à fouiller dans son bureau ou à parler avec ses voisines. Son bureau était disposé dans la classe de sorte que de m’approcher d’elle était très difficile. Ainsi, nous l’avons assise en avant avec une amie qui ne la dérangera pas. Je peux donc intervenir auprès d’elle plus facilement et de façon plus discrète.

 

Compétence 8: Intégrer les technologies de l’information et des communications aux fins de préparation et de pilotage d’activités d’enseignement-apprentissage, de gestion de l’enseignement et de développement professionnel.

            Pour ce qui est de cette compétence, je vois beaucoup d’avantages à utiliser les technologies de l’information et des communications. En effet, lors de préparation et de planification d’activités, il est très intéressant de faire des recherches sur Internet. Cet outil est génial. Il nous permet de trouver des idées originales et innovatrices de projets, de nous informer sans cesse sur divers sujets ainsi que d’apporter un support visuel très intéressant pour les enfants. Parfois, une activité sur une feuille bien simple peut devenir beaucoup plus attrayante pour un enfant lorsque la mise en page est belle et que l’aspect visuel est bien exploité. Aussi, malgré le manque de ressources dans certaines écoles en matière de technologie, je crois que de simplement consacrer une période d’informatique par semaine avec les enfants peut être très enrichissant. Par contre, lorsque je parle d’une période d’informatique, je n’entends pas par là une période libre aux ordinateurs, mais plutôt une période avec un projet de mis en place. Par exemple, écrire un courriel à ses parents ou faire la dictée de la semaine.

            Puisque je suis une personne qui a le souci du détail et qui aime lorsque le matériel à utiliser est efficace et attrayant, l’utilisation des technologies m’aide beaucoup. En effet, je profite de cet outil pour créer du matériel à mon image qui sert à m’organiser et à savoir où je m’en vais. Par exemple, j’ai conçu une grille de planification qui contient les éléments que je trouve pertinents et qui est bien sûr pratique et plus plaisante à remplir.

 

Lors de mon quatrième stage:

 

Compétence 10: Travailler de concert avec les membres de l’école pédagogique à la réalisation des tâches permettant le développement et l’évaluation des compétences visées dans le programme de formation, et ce, en fonction des élèves concernés.

 

Pour moi, cette compétence signifie que nous devons arriver en stage avec l’optique d’être un enseignant à part entière dans l’école et que la classe de notre maitre associé est aussi notre classe. Dans ce sens, les décisions qui doivent être prises lors de notre stage devraient être prises en concert avec l’enseignant de la classe et le stagiaire. Nous devons donc nous impliquer dans toutes les facettes de la tâche enseignante et il est important de garder en tête que la tâche enseignante dépasse les quatre murs de notre classe!

Je suis plutôt fière de moi en ce qui a trait à cette compétence, car je trouve que j’ai su prendre ma place rapidement dans la classe et dans l’école. Je discute beaucoup avec ma collègue de niveau. Je considère que nous avons un bon partage d’idées lors de nos discussions (nous sommes d’ailleurs en questionnement sur le thème que nous aborderons au retour de la relâche!). Aussi, je parle beaucoup avec l’orthopédagogue de mon niveau. En effet, je veux débuter un projet de lecture dans ma classe au retour de la semaine de relâche et je suis allée lui présenter mes idées pour discuter avec elle de ce qui pouvait être possible de faire (À suivre!). Finalement, j’ai dû appeler les parents de deux élèves au courant de la première semaine de mon stage. Les discussions se sont bien déroulées et je crois avoir créé un lien de confiance avec ces deux mères.



Compétence 7: Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d'apprentissage, d'adaptation ou un handicap.

 

Tout d’abord, pour parvenir à adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques de ses élèves, il faut d’abord apprendre à les connaitre. En tant qu’enseignant, nous devons d’abord avoir constamment en tête le PIA de nos élèves (ceux qui en ont) puisque celui-ci présente les moyens concrets qui sont mis en place pour optimiser l’apprentissage de l’enfant. Bien sûr, la connaissance du PIA d’un enfant ne fait pas en sorte que nous connaissons notre élève. Il est également important d’observer comment il se comporte en classe, de parler avec lui, d’apprendre à connaître son tempérament, sa personnalité, ses qualités, etc. Il est important de créer un lien avec l’enfant pour que celui-ci soit à l’aise avec son enseignant et que les interventions soient le plus bénéfiques possible. Enfin, il est à noter que de planifier nos activités permet à l’enseignant d’intégrer plus facilement la différenciation pédagogique afin d’être à l’écoute des besoins de ses élèves en difficulté, mais aussi des besoins de ceux qui ont plus de facilité.

 

 

Pour ce qui est de la présence de cette compétence dans mon stage, je crois que plusieurs situations m’ont permis de la consolider. J’ai tout d’abord participé de façon active à la création de 2 plans d’intervention en plus de la réévaluation de 5 autres. Je connaissais, en effet, suffisamment mes élèves pour en faire un portrait juste et proposer des moyens concrets. Également, je profite régulièrement des explications en grand groupe pour faire reformuler les élèves ayant plus de difficulté ou semblant distraits afin de m’assurer de leur compréhension et de leur permettre de mettre des mots sur ce qu’ils comprennent. Aussi, lors de mes planifications, j’ai pris l’habitude de prévoir des petits défis pour les plus rapides. Ces défis ne sont pas obligatoires et demandent souvent une grande habileté de réflexion aux enfants. Enfin, la rencontre de parent du 2e bulletin a été pour moi très enrichissante. C’était une opportunité pour mon enseignant associé et moi de poser des questions aux parents et de discuter avec eux de leur enfant, et ce, autant à la maison qu’à l’école. La vision des parents a souvent éclairci beaucoup de petits détails et m’a permis de me questionner sur certaines interventions qui pourraient éventuellement être mises en place. Pour une première rencontre de parents dans ma formation, je peux affirmer que celle-ci a été bénéfique pour le parent, mais également pour moi et mes futures interventions.

 



Compétence 5 : Évaluer la progression des apprentissages et le degré d’acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre.

L’évaluation est une pratique quotidienne pour un enseignant. En effet, évaluer ne signifie pas uniquement de corriger un examen. Évaluer, c’est également observer la démarche et les stratégies des élèves lorsqu’ils travaillent, d’observer leur implication à la tâche, etc. L’évaluation des élèves est un très bon moyen pour l’enseignant de se réajuster à la compréhension du groupe et de chacun des individus de sa classe. Un enseignant n’enseigne pas pour faire passer un examen, il enseigne plutôt pour que les élèves acquièrent des connaissances et des compétences qui seront, en effet, utiles pour les travaux futurs en classe, mais aussi très utiles à réinvestir dans la vie de tous les jours. En plus d’évaluer ses élèves en classe, l’enseignant doit avoir une bonne capacité à porter un jugement éclairé sur l’acquisition des compétences de chaque enfant. Pour ce faire, il doit donc utiliser les outils appropriés et parvenir à justifier et expliquer ses conclusions aux parents.

Lors de mon stage, plusieurs situations m’ont permis de me familiariser avec les différentes composantes de la compétence en évaluation. En effet, j’ai vécu une fin d’étape comprenant une SAE en français et une en mathématique à présenter, piloter et corriger. J’ai également évalué les élèves en communication orale avec une grille d’observation que j’ai conçue selon mes exigences. Aussi, j’ai eu la chance de rencontrer plusieurs parents pour parler avec eux (avec le soutien de mon enseignant associé) des stratégies mises en place dans classe pour aider le plus possible leur enfant. L’étape maintenant terminée, je peux me concentrer davantage sur une observation constante et continue des enfants lors des différentes tâches qui s’offrent à eux. La durée de ce stage étant plus longue, il est beaucoup plus facile d’intégrer des variantes pour les enfants ayant plus de facilité ou plus de difficulté pour répondre aux besoins de chacun.

 



Lettre à un futur stagiaire de première année

Bonjour,

 

À l’approche de ton stage, il est important que tu sois préparé et que tu te sois posé plusieurs questions. Le stage est l’un des éléments les plus formateurs de notre formation et, pour en ressortir grandi, il faut se donner à fond dès le début du stage, puisque n’oublions pas qu’il ne dure que 18 jours, ce qui passe très rapidement. Le stage permet en partie de répondre à toutes les interrogations que tu t’ai posées. Il permet de confirmer ton choix ou de l’infirmer. Tu dois donc arriver au stage avec le goût d’apprendre sur ta future profession. Il ne faut surtout pas être gêné. Tu dois arriver dans la classe et montrer aux élèves que tu es toi aussi un professeur et une personne ressource pour eux. Mais pour que les élèves te considèrent de cette façon, tu dois avoir confiance en toi et tu dois prendre ta place. Tu dois également savoir de quoi tu  parles et être bien préparé lors de tes prises en charges, car les élèves posent beaucoup de questions. Tu dois donc avoir fait des recherches et en connaître un peu plus sur le sujet.

 

Une autre chose importante à faire, qui est selon moi beaucoup moins naturelle pour plusieurs, est de se faire soit même des rétroactions. De réfléchir le soir à ta journée et de voir les bons points et les moins bons. De te questionner et de trouver des solutions aux problèmes survenus pour savoir quoi faire la prochaine fois. Bien entendu le professeur associé est là pour t’aider, mais je crois que de trouver toi-même des solutions et de lui en parler après est beaucoup plus formateur que de ne pas se poser de questions et de laisser le professeur associé nous former à notre place. Bien sûr, les séminaires sont d’une très grande utilité pour ces rétroactions, car de parler aux autres de nos expériences nous fait prendre conscience de tout ce que nous avons accompli lors de notre stage. Il est donc important d’arriver au séminaire avec le goût de partager nos expériences.

 

Enfin, le stage a été pour moi une confirmation de mon choix de carrière. Je n’ai pas toujours aimé les cours que j’ai eus à l’université et ça m’a fait douter sur mon choix de carrière, mais si tu te donnes à fond dans ton stage tu verras le vrai coté de la profession enseignante avec ses avantages et ses inconvénients…      

 

Bon stage et profite bien de cette facette de notre formation si enrichissante!

Présentation de certaines rétroactions reçues lors de mon premier stage

J’ai reçu plusieurs rétroactions de mon enseignant associé tout au long de mon stage et également lors de mon évaluation. Pour mon évaluation, mon enseignant l’a fait de son côté et je m’en suis également faite une à moi-même. Lorsque nous avons mis ça en commun, ce fut très plaisant et encourageant de voir que notre évaluation était très similaire. En effet les points positifs que je m’étais donnés rejoignaient ceux de mon enseignant et les points plus négatifs à améliorer étaient également très semblables. Ce fut donc très encourageant pour moi de voir que j’avais une bonne conscience de mes capacités et que j’étais capable de prendre conscience par moi-même de mes forces et mes faiblesses. J’ai également reçu quelques rétroactions de mes élèves à la fin de mon stage. En effet ils m’ont chacun écrit un petit mot! J’ai eu une agréable surprise de lire leurs commentaires, car contrairement à l’évaluation de mes apprentissages que mon enseignant associé a faite et celle que j’ai faite qui était très similaire, la perception que les jeunes avaient de moi était très différente de ce à quoi je m’attendais. Entre autre, parait-il que j’étais très drôle selon une grande partie de la classe, j’étais même pour plusieurs la meilleure stagiaire et pour d’autre la meilleure remplaçante qu’ils avaient eue. J’ai même réussi à faire aimer les triangles à certains!

 

Un petit fait cocasse qui m’est arrivé à ma dernière journée de stage juste avant mon départ, je leur disais que j’allais essayer de revenir les voir d’ici la fin de l’année si je pouvais, mais que ça dépendait de mon emploi d’été. Un petit garçon de ma classe m’a regardé et il m’a dit : « comment ça un emploi d’été tu t’es fait congédier!! »