Portfolio de Anne-Sophie MIMAR

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Biographie

Image représentant Anne-Sophie MIMAR

Bonjour, je me présente Anne-Sophie Mimar étudiante en ergothérapie. J’habite à Rosemère un petit coin paisible sur la rive Nord de Montréal. J’ai fait mes études secondaires dans un programme international et mes études collégiales au cégep Lionel-Groulx.

Pour me décrire je dirais tout simplement que j’adore la vie et tous les rebondissements qu’elle apporte. J’ai fait pendant longtemps de la natation, du soccer et du patin artistique. J’adore voyager; cuba, Mexique, république, Tunisie, France, Suisse peu importe l’endroit j’adore découvrir de nouveaux paysages, de nouvelles cultures, de nouveaux horizons. C’est la raison motivant le choix de ma photo; il s’agit d’une photo prise lors d’un voyage à cuba.

Ergothérapie un choix d’avenir? Honnêtement, l’ergothérapie reste un domaine encore vague pour moi. Je me suis inscrite dans ce programme sans être complètement consciente de ce qu’il renfermait. En fait, j’ignore si ce métier s’avère être celui que je souhaite pratiquer. Néanmoins, j’adore le coté humain et entraide que proposent l’ergothérapie. Alors je reste ouverte à découvrir toutes les facettes que ce métier comporte.

Je vous laisse donc découvrir mon portfolio, bonne lecture.

Pour me contacter :

Bilan général

Date de dépot: 20 octobre 2011

Les compétences comportant le plus de sous-compétences inexplorées et nécessitant la mise en place de systèmes pour les développer sont expert, gestionnaire, agent de changement et  professionnel. Les autres compétences requièrent seulement l’ajout de certaines preuves afin que mon portfolio soit représentatif de mon niveau de compétence actuelle. L’aspect général de mon portfolio est tout à fait adéquat. Les dépôts sont organisés selon l’ordre chronologique de leur conception. Cependant, il y a plusieurs mises en contexte qui pourrait être utilisées pour d’autres compétences. Il serait alors nécessaire de dupliquer certaines d’entre-elles pour exposer toutes les compétences que celles-ci affectent. Aussi, un effort supplémentaire doit être apporté au niveau de la syntaxe. En effet, plusieurs dépôts  pourraient être raccourcis sans que le contenu en soi affecté. Aussi, le fait que deux sous-compétences soient en lien avec une seule preuve nuit à la profondeur et l’intégralité des réflexions apportées. Les sous-compétences peuvent partir de la même mise en contexte, mais chacune d’entres elles devraient contenir sa propre preuve, réflexion et orientation vers le changement afin d’avoir un dépôt complet.  La structure des premiers dépôts pourrait également être modifiée pour optimiser l’organisation générale du portfolio et le recherche d’informations. En effet, il serait bénéfique de diviser les points forts des points faibles ainsi que l’orientation vers le changement en deux sujets distincts soit l’objectif et le plan d’action. Une mise en contexte pourrait être ajoutée afin de la séparer de la preuve qui est plus appliquée et spécifique à la sous-compétence.

 

Bilan général suite au modification (12 avril 2012)

 L’aspect général de mon portfolio est tout à fait adéquat. Les dépôts sont organisés selon l’ordre chronologique de leur conception. Cependant, il y a plusieurs mises en contexte qui pourrait être utilisées pour d’autres compétences. Il serait alors nécessaire de dupliquer certaines d’entre-elles pour exposer toutes les compétences que celles-ci affectent. Les compétences comportant le plus de sous-compétences inexplorées et nécessitant le plus d'ajout de nouveaux dépôts ou de dépôts revisités sont expert, gestionnaire, agent de changement et  professionnel. Les autres compétences requièrent seulement l’ajout de certaines preuves afin que mon portfolio soit représentatif de mon niveau de compétence actuelle. Concrêtement, je devrai donc effecuter 7 nouveaux dépôts (1.2; 1.3; 3.1; 4.3; 5.1; 7.2; 6.3) et 5 dépôts revisités (2.1; 4.1; 5.3; 6.1; 7.3). Les dépôts revisité vont venir enrichir mon portfolio car plusieurs preuves dates de plusieurs années. Cela permettera une bonne mise à jour de mon niveau de compétences actuelle. Quant aux nouveau dépôt, il permettront de bonifier plusieurs compétences ou seulement quelques sous compétences étaient exposées.

Les sept rôles de l'ergothérapeute selon l'association canadienne des ergothérapeutes

Le profil de pratique de l'ergothérapie au Canada

Profil competences ACE.pdf

Les compétences de l'ergothérapeute selon l'Association Canadienne des ergothérapeutes (Version 2007)

Communicateur

 

Bilan

Date de dépôt: 19 octobre 2011

Date des modifications: 11 avril 2012

Il m’est possible de mettre cette compétence en application quotidiennement puisque cela est nécessaire pour permettent une interaction efficace avec son entourage. Or mon dépôt dans la sous compétence 2.1 ne représentent pas adéquatement mon niveau de compétence actuel et nécessitent que je le revisite puisque depuis mon entrée à l’université une situation m'a permis de perfectionner cette compétence. Il s'agit de mon travail auprès des autistes qui m’a permis de développer l’élaboration d’un dialogue efficace. Je ferai donc un dépôt revisité dans la compétence 2.1

2.2 Transmettre efficacement des documents écrits et électroniques

Date de dépôt: 29 mars 2011

Date des modifications: 16 avril 2011

Date des modifications (erreurs d'orthographe): 17 avril 2011

 

Contexte :

Le programme d’ergothérapie propose une nouvelle méthode d’apprentissage, soit l’apprentissage par problèmes (APP). C’est dans cette optique que le cours ERT 2412 fut élaboré. En effet, dans ce cours, plusieurs vignettes cliniques nous sont soumises et nous devons les résoudre chaque semaine. Pour ce faire, nous avons été jumelés au hasard dans des équipes de 11 personnes avec lesquelles nous devons collaborées. Les rencontres se déroulent comme suit :

  1. L’allé : période durant laquelle nous recevons notre vignette clinique, nous décidons de nos pistes d’étude (objectif de la vignette, le problème globale, les différents phénomènes en lien avec la vignette) et nous échafaudons une première version de notre C-map mettant en évidence les éléments importants à rechercher.
  2. Travail individuel : recherche à la maison en fonction des pistes d’étude déterminées lors de l’allé
  3. Le retour : Nous revenons en groupe de 11 et discutons de nos recherches respectives, nous devons faire une synthèse de toutes nos discussions et les représenter sur la C-map finale.

Preuve :

Entre l’allé et le retour nous devions travailler individuellement afin de se documenter sur le sujet. Or, il est important que nous élaborions un moyen de nous communiquer cette information afin que nous puissions être sur la même longueur d’onde. C’est pourquoi nous avons trouvé un nouveau moyen d’échange par le biais d’une Cmap ressource que nous effectuons en collaboration. Nous pouvons y déposer nos recherches, nos articles, nos sites internet et clavarder à propos des informations trouvées. Nous pouvons ainsi lire les idées, les recherches, les analyses des autres membres de l’équipe en ligne. Cela crée un document d’études commun où l’opinion de chaque membre peut être exprimé. Cela permet à tous d’être préparés à dire leur point de vue à propos des recherches des autres et ainsi les approfondir leurs recherches. Cela facilite aussi le déroulement du retour car nous avons un aperçu des sujets qui seront discutés ultérieurement. J’ai cependant trouvé plus difficile de toujours baser mes écrits par rapport à un cadre conceptuel basé sur l’occupation. J'avais de la difficulté à intégrer mes informations trouvées dans le modèle que nous avions choisi à l'allé. En effet, souvent j’utilisais des termes qui n’appartenaient pas ou s’intégraient mal au cadre conceptuel choisi. En fait,j'oubliais souvent de mettre une couleur ergothérapique dans les écrits que je proposais sur le document C-map. Par exemple, lorsque venait le temps d'analyser la situation, j'avais tendance à me concentrer davantage sur l'aspect médical. J'oubliais parfois de le faire en considérant l'environnement et l'occupation. Je me concentrais plus sur les causes médicales ou les interventions médicamenteuses pouvant être bénéfiques. Je crois que j'avais de la difficulté à inclure des aspects d'ergothérapie dans mes documents car souvent le cadre conceptuel en lien avec la vignette étant mal établi et me paraissait vague. Aussi, parfois j'oubliais tout simplement de l'utiliser, en effet si le point de vue médical, pharmacologique ou de la physiothérapie m'intriguait davantage je me renseignais sur le sujet et en oubliais ma propre expertise.

Réflexion :

La situation présentée ci-haut illustre mon niveau de compétence dans le rôle de professionnel plus précisément dans la sous compétence 2.2 transmettre efficacement des documents écrits et électroniques. En effet, cette situation m’a permis de réaliser les bienfaits de transmettre des documents écrits et électroniques. Le fait de transmettre ce type de documents permet d’avoir une trace de ce qui a été dit ou fait. Certes la communication verbale est un aspect indispensable, mais aucun souvenir concret ne découle de ce type de communication. En revanche le fait d’inscrire nos observations, nos pensées, nos recherches, nos réflexions, nous permet de garder une empreinte de notre raisonnement clinique. Il nous est, par la suite, possible de nous référer à nos anciens écrits afin de baser certains de nos plans d’intervention. Du côté légal, il est aussi bénéfique d’avoir gardé certaines informations qui appuient nos gestes. De cette manière, si un cas tourne mal nous pourrons illustrer l’évolution de notre intervention avec le client par des documents écrits. Cela constitue une preuve justifiant nos faits et gestes.

Le fait de transmettre ce type de documents constitue un moyen de prendre le temps d’écrire nos propos. Qu’il s’agisse d’un message personnel, d’un plan d’intervention, d’une analyse que nous souhaitons transmettre à autrui, il est important de prendre le temps de bien structurer nos dires. Parfois, les messages fournis oralement peuvent ne pas sortir comme nous l’avions souhaité. Le message est donc mal communiqué. Le fait de mettre par écrit les messages nous permet de s’assurer que les propos énoncé reflètent bien notre pensée. Nous pouvons nous relire et corrigée les informations qui semblent plus ambiguës.

D’un autre côté, j’ai également réalisé par le billet de cette expérience l’importance de la clarté et de la précision lors de la rédaction de documents écrits. En effet, lorsque l’on veut partager des informations écrites, le destinataire ne peut pas rétorquer pour nous poser des questions ou spécifier certaines informations. Le document doit donc être clair afin que le destinataire de l’information comprenne adéquatement sans aucune explication supplémentaire.L'information recherchée doit également être facile à repérer. Dans notre future pratique d'ergothérapeute par exemple, il est possible que d'autres professionnels ou même des collègues doivent retirer certaines informations précises de nos dossiers. Ceux-ci n'auront certainement pas besoin de lire tous nos écrits, ainsi nos dossiers doivent être clairs, bien séparés et précis pour faciliter la recherche d'informations.

En tant que future ergothérapeute, il est important que je considère cet aspect dans ma pratique clinique. En effet, je devrai concevoir des dossiers de clients de manière claire concise et élaborés à partir d’un cadre conceptuel basé sur l’occupation. En effet, cette méthode me permettra de garder un souvenir des anciens cas cliniques que j’ai résolus. Je pourrai m’y référer pour des nouveaux clients en utilisant les techniques ayant été les plus prometteuses. Aussi, les ergothérapeutes sont amenés à faire plusieurs rencontres interdisciplinaires. Dans de telles circonstances, il est important que les informations à transmettre dans le dossier doivent être claires et précises puisque plusieurs autres professionnels devront si référer. Il est d’autant plus important que nos rapports écrits reflètent notre spécificité en tant qu’ergothérapeute, soit l’occupation. Il est donc important d’utiliser un cadre basé sur l’occupation pour la documentation. Cela nous permet de nous dinstinguer des autres professionnels et d'amener une touche ergothérapique aux plan d'intervention. Afin que l'intervention soit complète et que le clients puissent bénéficier d'un maximum de services, il est important que chaque professionnel, en l'occurence l'ergothérapeute, communique ses propos en utilisant des termes, des approches, des moyens de pensées spécifiques à sa propre discipline. Dans le cas de l'ergothérapie, le fait d'utiliser un cadre conceptuel basé sur l'occupation, nous oblige à prendre en considération cet aspect tout au long de nos rapports. Elle devient ainsi l'élément central de nos écrits. Chaque profession utilisant un cadre conceptuel propre à son champs d'expertise permet d'évaluer, de considérer et d'intervenir auprès du client de manière distinctinte et globale. Chaque aspect est pris en considération, ce qui entraine une prise en charge optimale. Il est important que cela transparaisse dans nos écrits afin que les autres professionnels comprennent notre plan et nos objectifs d'intervention. Le fait, d'utiliser un cadre conceptuel pour baser nos documents écrits permet de spécifier notre champs d'expertise et nous rappelle sans cesse la raison d'être et les modalités de nos interventions.

Points forts/faibles:

J'aime de nature écrire mes observations, mes opinions par écrit et je trouve plus efficace et moins problématique communiquer cette information par écrit ou électroniquement. Je n'ai donc aucune difficulté à tenir des dossiers clairs, précis et adéquats (p.ex., documents écrits ou électroniques) sur les rencontres avec les clients et les plans d’action. J'utilise beaucoup de codes de couleurs et j'insère des titres et sous-titres afin que l'information soit précise, facile à retrouvée et claire.

D'un autre côté, je perds parfois l'objectif d'écrire nos propos selon un cadre conceptuel basé sur l'occupation. Il m'arrive de vouloir noter tout ce que j'observe et ainsi chercher à intervenir à différents niveaux. Cela pourrait me nuire plus tard, car dans une équipe interdisciplinaire chaque professionnel doit accomplir ses tâches respectives dans le même but commun de satisfaire les besoins du client. Si je perds de vue la spécificité de l'ergothérapie je pourrais donc m'approprier des tâches, des interventions qui sont moins reliées à mon champs d'expertise. Il est donc important de toujours communiquer nos informations de manière à faire ressortir un cadre conceptuel propre à notre expertise, soit l'occupation.

Orientation vers le changement:

Objectif: D'ici la fin de la session, soit le 23 juin 2011, je veux être en mesure, lors de mon stage au centre de réadaptation Le Bouclier avec un clientèle pédiatrique, d'écrire au moins un rapport d'évaluation par jour en utilisant un cadre conceptuel basé sur l'occupation et y inclure du vocabulaire spécifique à l'ergothérapie (environnement, occupation, personne).

Plan d'intervention: Pour ce faire je vais utiliser les stratégies suivantes

  1. Je vais relire mes notes et les écrits de la litérratures pour trouver un cadre conceptuel qui s'appliquerait adéquatement lors de mon stage en utilisant des modèles que j'ai préalablement appris (MCRO, modèle de compétence, PPH...) . Je vais m'assurer d'en comprendre tout les aspects.
  2. Après chaque recontre je vais prendre le temps de ressortir le shéma du cadre conceptuel utilisé. Je vais faire mon rapport en utilisant comme titres et sous-titres les principaux aspects du cadre. De plus, chaque fois que j'utiliserai un mot qui se rapporte à l'expertise de l'ergothérapireje vais le surligner pour m'assurer que mon rapport en contienne assez.
  3. Je vais demander une rétroaction de ma superviseure de stage afin de m'assurer que le cadre conceptuel basé sur l'occupation est adéquatement utilisé et lui demander si elle a des conseils afin de m'améliorer.

 

Expert ergothérapeute

Bilan

Mon rôle d’expert nécessite des ajouts de preuves dépôt puisque présentement une seule sous-compétence est exposée. Mes deux cours de formation clinique, où j’ai l’occasion d’interagir directement avec le client et son rendement occupationnel m’ont permis de développer cette compétence. Le cours CSS3900 m’a également permis de réaliser les limites de mon expertise et le bénéfice d’une collaboration avec  les autres professionnels de la santé. Parfois j’ai tout de même de la difficulté à centrer mon raisonnement clinique sur l’occupation.  Il est donc important que je priorise une approche top-down lors de mes stage afin de considérer l’occupation comme une priorité. Je devrai donc effectuer deux nouveaux dépots (sous compétence 1.2 et 1.2) afin d'illustrer mon niveau actuel de compétence.

Date de dépôt: 19 octobre 2011

1.3 Procéder à une évaluation complète et adéquate du rendement occupationnel.

Date du dépôt: 4 avril 2012

Contexte :

Dans le cadre du cours ERT3460 du programme d’ergothérapie, j’ai eu la possibilité d’entreprendre un stage clinique à l’hôpital St-Eustache auprès des personnes hospitalisées. J’évaluais,  je traitais et j’assurais un suivi auprès d’une clientèle très diversifiée (clients atteints d’AVC, de perte d’autonomie, de chirurgies orthopédiques, de traumatismes crâniens). Mes tâches incluaient également à orienter les patients à leur sortie de l’hôpital à la suite de mes évaluations. Par exemple, certains patients ne détenaient plus les capacités nécessaires pour demeurer à domicile, je devais donc selon leurs besoins les orienter vers d’autres ressources comme des résidences pour personnes en perte d’autonomie, des centres de réadaptation, des centres d’hébergement de longue durée…

Preuve :

Lors de ce stage, j’ai eu l’occasion de mettre en pratique mon rôle d’expert. En effet, j’ai appris à évaluer un client en prenant en considération tous les aspects de son rendement occupationnel. Pour ce faire, j’effectuais une entrevue initiale pour avoir la perception du client quant à ses capacités/limites antérieures, pour connaitre les rôles/tâches qu’il assumait dans son quotidien et pour me renseigner sur les ressources du client (environnement social, environnement physique, services offerts…). Par la suite, j’effectuais plusieurs mises en situation (hygiène à la douche, habillage, gestion du budget, préparation d’un repas, transfert…) afin d’évaluer les capacités physiques, mais aussi cognitives du patient. Si cela était nécessaire, j’effectuais des tests cognitifs standardisés afin d’évaluer de façon plus approfondie la personne à ce niveau. Je devais par la suite dans un rapport effectuer une synthèse en faisant ressortir les
forces, les faiblesses et les ressources (services offerts, environnement physique et environnement social) du client. Par la suite, je devais évaluer si en tant qu’ergothérapeute, si j’étais en mesure d’aider le patient ou s’il était préférable que je fasse une référence à un autre professionnel de la santé. Afin d’avoir un portrait holistique du patient, il était parfois nécessaire que je contacte des proches (famille, amis) du patient afin de me renseigner davantage ou de valider certaines informations provenant des propos du patient lui-même. Cette étape était plus difficile pour moi, j’avais plutôt tendance à me contenter des dires du patient sans aller chercher de l’information d’une autre source. Cela m’a cependant aidée à plusieurs reprises et permis d’élaborer un plan d’intervention mieux adapté au patient.

 

Réflexion :

Cette expérience m’a permis de voir qu’il est important de considérer notre patient de façon holistique. Il faut considérer chaque aspect de sa personne et de son environnement afin de pouvoir établir une synthèse complète et exacte de ses aptitudes. Dans le cas contraire, le patient ne recevrait pas des soins optimaux et spécifiques à sa situation. En tant que future ergothérapeute, il est d’autant plus important que j’acquiers cette compétence. En effet, chaque jour, je serai amenée à
évaluer des patients différents qui me seront au départ totalement inconnus. Il sera de mon devoir d’effectuer une évaluation complète, approfondie et valide afin de pouvoir mettre en évidence les capacités et limites du patient. Le client doit être évalué dans son ensemble et pas juste selon le diagnostic qu’il reçoit ou selon ses problèmes les plus apparent. Tous les aspects de sa personne, son environnement et ses occupations doivent être pris en considération. Pour ce faire, il est, notamment, important d’établir un bon lien thérapeutique afin que le client se sente à l’aise de se confier. En effet, certaines difficultés ou certains problèmes sont plus gênants à avouer, il est donc important de mettre le client à l’aise.

Points forts/points faibles :

Je considère que je suis assez douée pour faire une évaluation complète du client (évaluation initiale, mises en situation, tests standardisés). En effet, je crée facilement et rapidement un lien avec mes patients, il m’est donc possible d’avoir les détails véridiques sur leur rendement occupationnel. De plus, étant une personne quand même inquiète, j’aime m’assurer que les clients ne présentent pas des difficultés plus subtiles qui pourraient facilement passer inaperçues. Je procède donc toujours à une évaluation complète.

Or, j’ai plus de difficulté à inclure dans mon évaluation l’opinion, les informations en provenance de l’entourage du client (amis, famille, collègue). Cela constitue un élément important de l’évaluation, car parfois le client n’a pas la même perception de lui-même qu’un individu de l’extérieur a. Dans le même ordre d’idée, il peut arriver qu’un patient ne veuille pas partager avec des détails qui pourraient être essentiels. Dans de telles circonstances, une deuxième opinion de l’extérieur est essentielle.

 

Orientation vers le changement :

Objectif : D’ici le mois de mars 2013 (soit à la fin mon dernier stage clinique dans le cadre du cours ERT6060), je serai en mesure lors de mon stage clinique de discuter avec une source autre que le client (amis, familles, collègues) au moins 3 fois/semaine afin de compléter ma synthèse sur l’évaluation occupationnelle d’un patient.

 

Plan d’action :

  1. Lors de mon travail d’été comme aide-ergothérapeute dans une clinique privée, je vais me proposer pour contacter les membres de la famille lorsque nécessaire. Aussi, si le client vient accompagné de sa famille, je vais me donner comme défi d’inclure ceux-ci dans mon entrevue avec le client.
  2. Lors de mon stage clinique, je vais préalablement discuter avec ma superviseure des situations qui selon elle, requièrent que je contacte la famille. À la fin de chaque entrevue, je vais me questionner à savoir si je devrais contacter une personne de l’entourage du client ou non et de la raison qui motive mon choix. J’écrirai dans un journal de bord ces réflexions. Si je décide de contacter un proche, j’écrirai également dans mon journal comment cette discussion a enrichi la conversation.



1.2 Reconnaitre les limites de son expertise personnelle

Date du dépôt : 20 février 2012

Date des modifications: 20 mars 2012

Contexte

Le programme d’ergothérapie inclut dans son curriculum le cours CS3900 (collaboration en science de la santé 3). Il s’agit d’un cours permettant d’expérimenter une rencontre interdisciplinaire (infirmer, travailleur social, physiothérapeute, médecin) en vue de trouver d’un commun accord des solutions, des pistes d’interventions. Le cas clinique nous est fourni à l’avance afin que l’on puisse en discuter entre étudiants du même programme pour se préparer. Aussi, lors de la rencontre interdisciplinaire, il y avait un patient témoin souffrant d’une des maladies exposées dans notre cas clinique qui pouvait interagir et nous guider dans nos réflexions.

La preuve :

Lors de cette situation, plusieurs étapes ont contribué à me faire réfléchir sur ma propre expertise professionnelle. Tout d’abord, lors de l’étape préalable, je devais me préparer à la contribution que j’allais apporter à la patiente dans la vignette clinique. Je m’étais donc préparée en pensant surtout aux bénéfices et objectifs de la cliente d’un point de vue d’ergothérapie. J’avais élaboré un plan de traitement en considérant les particularités de la cliente d’un point de vue occupationnel et en ayant comme but d’optimiser son autonomie. Je dois avouer que lors de la séance de préparation, je n’ai pas réellement demandé conseil à mes collègues ergothérapeutes, et ce même si parfois j’avais quelques interrogations. En fait, je me disais que je devais avoir, au même titre que les autres étudiants ergothérapeutes, les mêmes capacités pour réfléchir et traiter ce cas clinique. Ma préparation s’est donc surtout faite de façon individuelle. Aussi, lors de cette préparation à la rencontre, je dois avouer que j’ai trouvé difficile de réfléchir adéquatement, aux rôles que les autres professionnels auraient auprès de ce client. J’étais beaucoup plus centrée sur ma pratique professionnelle relative au rendement occupationnel. Je n’avais donc pas pensé aux différentes références à d’autres professionnels de la santé qui auraient été pertinentes pour le client.

Lors de la rencontre interdisciplinaire, j’ai réalisé que j’avais apporté une bonne réflexion en ce qui concerne une hiérarchisation des services offerts au client. En effet, j’avais élaboré une priorisation des soins à prodiguer au client en concédant
que parfois les services relatifs au rendement occupationnel doivent être suspendus au profit d’un autre type de services, et ce dans le meilleur intérêt du client. Par exemple, dans le cas de notre vignette clinique la patiente avait des problèmes de santé prioritaire à régler avant d’optimiser l’occupation dans son quotidien. 

Finalement, grâce à l’intervention du patient témoin, il a fallu que tous les professionnels se mobilisent pour élaborer un suivi une fois que le patient aurait quitté l’hôpital. En effet, dans la vignette clinique les professionnels travaillaient dans un hôpital, il fallait donc qu’il s’assure que le client reçoit les services nécessaires à sa guérison même lorsque ce dernier aura quitté le milieu hospitalier. Cela a nécessité qu'on la réfère à des organismes communautaires, au CLSC où des soins à domicile peuvent être prodigués, s’assurer de faire de l’enseignement à ses proches pour qu’ils
détiennent le plus de ressources possible pour appuyer la cliente.

 

Réflexion :

Cette situation m’a permis de mettre en pratique ma compétence d’expert de l’occupation et plus précisément la sous-compétence 1.2, reconnaitre les limites de son expertise professionnelle. En effet, j’ai réalisé l’importance de bien connaitre ses limites personnelles et professionnelles afin de pouvoir référer les clients à d’autres professionnels, au moment opportun. J’ai également appris à considérer le client de façon holistique. Ce point sera primordial dans ma future pratique d’ergothérapeute
puisque je serai souvent appelée à travailler en groupe interdisciplinaire. Je devrai donc m’habituer à bien référer le client en fonction de ses besoins particuliers. Pour ce faire, je devrai parfois le référer à un autre professionnel du domaine de la santé, car la demande du client dépasse mon expertise professionnelle. Dans d’autres cas, il sera
également bénéfique que je puisse me référer à d’autres ergothérapeutes dans le but d’enrichir mes réflexions. En effet, avoir l’avis de collègue me permettra de voir le problème du client d’un autre point vu. Il est également intéressant de demander avis à un même professionnel que soi, afin de valider une de nos pensés, d'enrichir notre processus ou de rafraichir des connaissances. Aussi, le domaine de l’ergothérapie étant très vaste, parfois il me sera utile de bien connaitre mon expertise professionnelle afin de pouvoir référer le patient à un autre ergothérapeute plus spécialisé pour répondre aux besoins du client. Dans le cas contraire, le client ne recevra pas les meilleurs soins disponibles puisque je ne pourrai lui procurer la même qualité de services qu’un
ergothérapeute spécialisé dans le domaine spécifique. 

Dans le domaine de la santé, il faut souvent sortir de notre cadre de référence ergothérapique et regarder les priorités du patient d’un point de vue global. Il est possible que le patient, bien qu’il bénéficierait de services occupationnels, ait tout d’abord besoin d’autres services (médical, physiothérapeute, psychiatrique…). Je crois qu’il est parfois bénéfique pour le client de bénéficier d’autres soins pour être encore plus enclin à recevoir des soins ergothérapeutiques.

Finalement, l’ergothérapeute pouvant travailler au sein de plusieurs services agissants à différents niveaux, dans différents milieux, il est nécessaire qu’il s’assure que le client reçoit un suivi adéquat tout au long de son processus de réadaptation. Un ergothérapeute travaillant dans le milieu hospitalier auprès d’un client en perte d’autonomie devra s’assurer que celui-ci soit bien référé à la sortie de l’hôpital. Si cela n’est pas fait adéquatement les services que le client a reçus à l’hôpital cesseront brusquement, le client se retrouvera donc dans la même situation de perte d’autonomie qui pourra engendrer une rechute et provoquera le retour à l’hôpital. Le client sera pris dans ce cercle vicieux pour la simple raison qu’il n’a pas reçu le suivi adéquat.

 

Points forts/points faibles :

Je crois détenir les capacités nécessaires pour considérer le client d’un point de vue holistique et ainsi pouvoir élaborer une priorisation dans les interventions. Je suis capable de réaliser et concéder que parfois, il est préférable pour le client de recevoir d’autres soins avant de pouvoir s’investir adéquatement dans un processus l’ergothérapie.

Or j’ai expérimenté plus de difficulté à reconnaitre les limites de mon expertise professionnelle se traduisant par une difficulté à déceler la nécessité de référer un client à un autre professionnel. En effet, je suis beaucoup centrée sur ma propre pratique oubliant parfois qu’il serait bénéfique pour le client d’être référé à d’autres professionnels.


Orientation vers le changement :

Objectif :
D’ici le mois de mars 2013 (soit après mon dernier stage clinique dans le cadre du cours ERT6060, en mars 2013), je serai en mesure lors de mon stage clinique de faire référer un client à un autre professionnel de la santé au moins une fois par semaine.

Plan d’action :

  1. D’ici à ce que le stage clinique de la maitrise (ERT 6060) débute, je pourrai lors du cours ERT 3411, dans lequel une série de vignettes cliniques nous est présentée, tenter de référer les clients de ces cas cliniques. Pour ce faire, pour chaque vignette je vais allouer une partie de mon temps d’étude pour inscrire les besoins du client et quel professionnel pourrait y répondre. De cette  manière, je pourrai référer chaque patient à au moins un autre professionnel. Je pourrai également en parler avec les membres de mon groupe pour avoir leur avis.
  2. Lors de mon stage en ERT 6060, je vais me faire une liste des différents rôles
    assumés par les différents professionnels de mon milieu clinique. Par la suite, pour chaque client je vais dresser une liste de leurs besoins (recueillis suite à discussion avec le client et observations). Par la suite en me référant à la liste des tâches professionnelles pour trouver le professionnel le plus apte à répondre aux besoins du client, je vais émettre une recommandation de références. Je pourrai également en discuter avec ma superviseure de stage pour m’assurer de la pertinence de mes références.

Agent de changement

Bilan

Date de dépôt: 19 octobre 2012

Date de modification: 12 avril 20112

Mes dépôts d’agent de changement sont adéquats mais sont basés sur des expériences qui se sont déroulées il y a longtemps. Or, de récentes expériences m’ont également permis de développer mon rôle d’agent de changement. En effet, l’ergothérapie étant un domaine souvent méconnu par les clients ou les autres professionnels, les stages ou les rencontres interdisciplinaires (cours CSSS3900) m’incite à communiquer le rôle et les avantages de l’ergothérapie. Je vais donc effectuer un dépot revisité à ce sujet dans la sous compétence 5.3. Les cours de formations cliniques (I et II) durant lesquels je dois effectuer des interventions auprès des clients dont l’autonomie est atteinte m’obligent à promouvoir les possibilités/participation occupationnelle du client. Je vais donc effectuer un nouveau dépôt dans la sous-compétence 5.3 par rapport à mes stages cliniques.

5.1 Promouvoir les possibilités occupationnelles, le rendement occupationnel et la participation occupationnelle des clients.

Date du dépôt: 20 mars 2012


Contexte :

Dans le cadre du cours ERT3460 du programme d’ergothérapie, j’ai eu la possibilité d’entreprendre un stage clinique à l’hôpital St-Eustache auprès des personnes hospitalisées. J’évaluais,  je traitais et j’assurais un suivi auprès d’une clientèle très diversifiée (clients atteints d’AVC, de perte d’autonomie, de chirurgies orthopédiques, de traumatismes crâniens). Mes tâches incluaient également l’orientation des patients à leur sortie de l’hôpital à la suite de mes évaluations. Par exemple, certains patients ne détenaient plus les capacités nécessaires pour demeurer à domicile, je devais donc selon leurs besoins les orienter vers d’autres ressources comme des résidences pour personnes en perte d’autonomie, des centres de réadaptation, des centres d’hébergement de longue durée…

Preuve :

Durant ce stage, j’ai dû faire preuve d’agent de changement afin de promouvoir tous les aspects de l’occupation auprès du client et auprès des autres professionnels. En effet, j’ai dû démontrer comment l’occupation peut avoir des bienfaits sur l’état de santé d’un patient. J’ai également démontré l’importance que le client conserve un rendement et une participation occupationnelle maximale, et ce malgré sa perte d’autonomie. Pour ce faire, je devais m’informer des ressources présentement disponibles pour monsieur que ce soit des services extérieurs dont il bénéficie déjà ou le soutien que lui offre son entourage. Par la suite, avant de donner congé à un patient, je devais me prononcer sur les services qui devaient être mis en place pour que le patient retourne à domicile tout en conservant un bon rendement occupationnel. Cela pouvait être une recommandation d’aide du CLSC pour les bains ou la préparation de repas, la popote roulante, des COOPS de ménages… Or, parfois, cela signifiait un changement de milieu de vie, il fallait parfois relocaliser certains patients dans des résidences avec plus de services pour personne en perte d’autonomie. Cette situation se produisait lorsque le patient, présentant une trop grande perte d’autonomie, ne
pouvait plus réaliser ses occupations de façon autonome s’il était retourné à domicile. J’ai trouvé plus difficile de trouver et m’assurer que les personnes en perte d’autonomie reçoivent le financement et les meilleures ressources possible. Je suis compétente pour cerner les besoins occupationnels du client et les promouvoir, mais parfois j’avais de la difficulté à trouver les organismes ou le financement nécessaire pour combler les besoins occupationnels des patients.  J’utilisais également l’occupation comme moyen thérapeutique pour amener le patient à réaliser ses objectifs. Je faisais par exemple, du reconditionnement à la marche en supervisant les clients lors de séances de marches, je faisais des jeux de motricité fine pour les patients atteints d’AVC, j’effectuais des jeux de motricité globale debout (jeux de ballon) pour pratiquer l’équilibre… Évidemment, étant donné de récentes diminutions de budget, nous étions assez limités dans le matériel que nous pouvions utiliser. Or, étant une personne de nature créative, je n’avais pas de difficulté à utiliser le peu d'équipement disponible pour élaborer des
séances d’exercices. Je devais également faire de la promotion et de la prévention en enseignant aux patients de saines habitudes vie à adopter dans leur quotidien. Il est important de faire valoir les droits et la justice occupationnelle des différents patients en préconisant leur autonomie dans l’hôpital. En effet, à plusieurs reprises j’ai dû promouvoir l’occupation auprès des autres professionnels. Je devais m’assurer que le patient effectue le maximum de tâches occupationnelles dans la mesure de ses capacités. Parfois, les préposés par exemple avaient tendance à trop vouloir en faire et effectuaient une tâche que le patient pouvait faire de manière autonome. En agissant ainsi, il brime sans le vouloir leur autonomie. Je devais donc faire de l’éducation afin de m’assurer que le client puisse exploiter son plein potentiel occupationnel.

Réflexion :

Cette expérience m’a permis de réaliser que l’occupation peut-être utilisée autant comme une modalité thérapeutique qu’une finalité. En effet, l’objectif premier de plusieurs individus est d’être fonctionnel dans leur activité de tous les jours. Il peut donc s’agir d’un bel objectif final permettant une meilleure motivation pour le client d’adhérer aux traitements. D’un autre côté, il peut s’agir d’une modalité utilisée pour améliorer une problématique physique. Le client développe ses capacités sans que cela soit perçu comme un travail puisque l’activité est utilisée comme moyen thérapeutique. J’ai également pris conscience de l’importance de bien promouvoir l’occupation comme une nécessité dans la vie de tous les jours. En tant que future ergothérapeute, je serai amenée à le faire tous les jours, il est donc important que je développe dès maintenant cette compétence. En effet, en promotion, il faut agir avant l’apparition d’un problème de santé. J’ai donc pu réaliser que la promotion de l’occupation permet d’éviter l’apparition de plusieurs problèmes de santé et problèmes fonctionnels. Or, en tant que
professionnel de la santé, il est primordial de prendre cette tâche au sérieux en assurant également la promotion de la sécurité. En effet, il faut s’assurer que l’occupation est réalisée de manière sécuritaire en utilisant par exemple des stratégies d’action comme l’enseignement, l’expérimentation, les démonstrations, le modeling… Je considère que plus il y a de stratégies de promotion utilisées, plus le potentiel des effets de la promotion est optimisé. Je considère également que la créativité est essentielle à acquérir pour cette compétence. En effet, les limites institutionnelles, personnelles, financières constituent souvent un obstacle à la promotion de l’occupation. Il faut donc pouvoir utiliser le peu de ressources disponible tout en s’assurant de procurer les meilleurs soins aux patients en ce qui concerne ses occupations. Finalement, je considère qu’il est essentiel de revendiquer les droits occupationnels d’un patient puisqu’il s’agit d’une base à son intégrité personnelle.

Points forts/points faibles :

Je suis assez douée pour revendiquer le droit occupationnel de mes patients et pour gérer mon rôle d’agent de changement (en promotion de l’occupation) en fonction des ressources ou services limités. En effet, j’ai une bonne capacité d’adaptation, qui me
semble essentielle dans cette situation. Je trouve donc facilement des alternatives malgré la limitation des ressources ou des services dont le client peut bénéficier.

Or, j’ai plus de difficulté à bien supporter le client dans ses efforts pour obtenir le financement et les services requis les mieux adaptés pour répondre aux besoins de Monsieur. En effet, il existe plusieurs organismes ou services qui peuvent être offerts pour supporter les patients dans l’exécution de leurs occupations. Je dois avouer que je néglige quelque peu mon expertise à ce niveau, car j’ai plutôt tendance à recommander des services ou ressources que je connais sans pousser plus loin mes recherches. Parfois, cela peu être bien pour le client puisque connaissant déjà l’organisme, je connais la qualité de leur travail. Cependant, parfois il peut exister d’autres services ou ressources tout aussi intéressants et peut-être même davantage. D’où l’importance de bien s’informer à ce sujet.

Orientation vers le changement :

Objectif : D’ici le mois de mars 2013 (soit à la fin mon dernier stage clinique dans le cadre du cours ERT6060), je devrai être en mesure de présenter deux ressources de services ou de financement possibles à tous les patients en nécessitant.  

Plan d’action :

  1. Lors de mes cours ERT 3411, je vais, lors de chaque nouveau cas clinique présenté, chercher plusieurs ressources ou financements pertinents à utiliser pour soutenir le patient dans la réalisation de ses occupations. Je ferai une liste des avantages et désavantage de chacun. Je choisirai les deux qui me semblent
    les plus pertinentes pour présenter au patient afin que celui-ci puisse faire un choix.
  2. Lors de mon stage ERT 6060, je vais tout d’abord me renseigner auprès de ma superviseure afin de savoir les ressources de financement et de services fréquemment utilisées dans mon milieu de stage. Je vais les inscrire dans un cahier afin de me créer une banque de ressources possibles. Je vais pousser mes recherches en allant m’informer plus en détail sur les différents organismes mentionnés. Je serai ainsi les avantages, les désavantages et l’utilisation de ses ressources. Afin d’enrichir cette banque de données, je vais tenter de trouver un nouvel organisme par semaine pouvant offrir de telles ressources. De cette manière, lorsqu’un client aura besoin de financement et de services j’aurai une bonne banque de données et je serai assez informée pour savoir laquelle prioriser.

5.2 promouvoir les besoins occupationnels associés aux déterminants de la santé, au bien-être et à l’équité pour les clients recevant des services.

Contexte :

Dans le cadre de mon cours ERT 1461 (accompagnement en milieu communautaire), j’ai eu la possibilité de m'associer à la société de l’autisme des Laurentides. En effet, cet organisme m’a offert un emploi au sein de leur société. Celui-ci consiste à assister tous les samedis un groupe d’enfants souffrants d’autisme. Il s’agit d’une journée d’activités organisées avec les enfants afin de donner du répit à leurs parents. Chaque monitrice (soit moi) se voit assigner à un groupe de jeunes TED (3 monitrices pour 10 jeunes) et doit les accompagner dans les différentes activités proposées (temps libre, jouer à l’extérieur, jeux de gymnase, bricolage, trampoline, ordinateur, film, piscine…)

Preuve :

Durant mes journées d’emploi j’ai eu la possibilité d’aider des jeunes autistes à s’épanouir un peu plus à l’aide de diverses activités et occupations. Or, dans les différents groupes les enfants ont des personnalités très différentes certains sont plus extravertis, alors que d’autres plus timides et intravertis ont tendance à s’isoler davantage. En tant qu’animatrice, il était de ma responsabilité de m’assurer, que chaque enfant puisse profiter au maximum de leur journée en incluant au groupe les plus intravertis. Dans plusieurs groupes ,certains « clans » s’étaient formés, certains enfants se retrouvaient donc seuls et ne pouvaient bénéficier des mêmes services que les autres car la notion du jeu et de l’amusement n’y était plus. Je tentais donc de les impliquer dans le groupe en les initiant aux jeux d’équipe qui requierent la participation de tous. En effet, en tant qu’animatrice j’avais la responsabilité de repérer les enfants plus vulnérables et marginaux et trouver des moyens pour favoriser leur participation par l’intermédiaire de l’activité. Pour ce faire je devais cerner les barrières qui empêchaient les enfants d’avoir adéquatement accès aux services, pour par la suite pouvoir agir sur celles-ci en permettant au jeune de s’impliquer. Dans la situation présente, il m’a semblé facile de repérer les enfants qui semblaient plus vulnérables et marginaux car ils se mettaient toujours à l’écart. De plus, il m’a semblé tout naturel d’aller leur parler pour tenter de comprendre la situation. En effet, j’ai un petit côté sensible pour les enfants qui sont plus rejetés, c’est comme un instinct maternel qui me pousse à aller aider les plus faibles. Or, il me semble plus ardu de les intégrer dans le groupe.

Réflexion :

La preuve ci-haut illustre mon niveau de compétence dans le rôle d’agent de changement plus précisément dans la sous compétence 5.2 promouvoir les besoins occupationnels associés aux déterminants de la santé, au bien-être et à l’équité pour les clients recevant des services. En effet, en tant qu’animatrice j’avais la responsabilité de repéré les enfants plus vulnérables et marginaux et trouver des moyens pour favoriser leur participation par l’intermédiaire de l’activité. Pour ce faire je devais cerner les barrières qui empêchaient les enfants d’avoir adéquatement accès au service, pour par la suite pouvoir agir sur celles-ci en permettant au jeune de s’impliquer. Cette expérience m’a fait réaliser qu’il est important de trouver la cause qui empêche l’enfant de bénéficier de manière optimale des services qui lui sont offerts. De cette manière, il est possible d’agir directement sur celle-ci afin de s’assurer que le client reçoit les services qui lui sont dus. Il est beaucoup moins efficace de tenter de résoudre le problème de diverses manières sans en savoir la cause. Par exemple, si un enfant s’isole durant un jeu de ballons, il est important de prendre le temps de se demander pour quelle raison particulière, il refuse de jouer à ce jeu au lieu d’uniquement tenter de l’impliquer par diverses méthodes. En prenant le temps de se questionner peut-être qu’on pourra apprendre que l’enfant à peur des ballons, le trouve trop dure, n’aime pas la texture, a peur de ses adversaires, trouve les gymnases trop bruyants… Par la suite, il sera certainement plus efficace d’agir sur la cause spécifique qui engendre ce comportement de vulnérabilité. Une dernière étape primordiale est de favoriser l’intégration des personnes plus marginales. Suite à cette réflexion, j’ai réalisé que cette étape me semble davantage efficace si la personne croit qu’elle s’est intégrée elle-même dans le groupe. En effet, il est préférable d’intégrer un client lors d’une activité qui requiert nécessairement sa participation. De cette manière, il n’aura pas le choix de s’intégrer et les autres de l’accepter. Le jeu ou l’activité est selon moi un médium thérapeutique en soi car il permet à la personne plus vulnérable de s’intégrer sans que cela semble forcé. Pour illustrer mes propos je dirais qu’il est préférable d’amener un client à participer à une activité de groupe (une soirée de jeu de société où il doit amener son jeu préféré) que de lui demander d’aller parler de ses sentiments qui causent son comportement marginal devant un groupe de personnes dans le but de s’y intégrer.

Dans la situation présente, il m’a semblé facile de repérer les enfants qui semblaient plus vulnérable et marginale car il se mettait toujours à l’écart. De plus, il m’a semblé tout naturel d’aller leur parler pour tenter de comprendre la situation. En effet, j’ai un petit côté sensible pour les enfants qui sont plus rejetés, c’est comme un instinct maternel qui me pousse à aller aider les plus faibles. Or, il me semble plus ardu de les intégrer dans le groupe. J’ai parfois l’impression d’en faire trop et de ne pas laisser l’enfant s’exprimer et s’intégrer à son rythme. Alors comment trouver un équilibre (laisser l’enfant s’intégrer vs lui venir en aide)? Je crois que parfois les enfants on besoin d’un petit coup de main et de beaucoup d’encouragement pour les inciter à s’intégrer. J’ai réalisé que les encouragements peuvent être donnés sous diverses formes (encouragements verbaux, accompagnement, élaboration d’objectif personnel…). Ceci permet d’augmenter le niveau de motivation de l’enfant à s’impliquer. Or, il faut être vigilant et les laisser découvrir par eux-mêmes, les laisser prendre leur place petit à petit. Dans le cas contraire, je suppose que le client va associer sa participation occupationnelle à ma présence. Il se sentira peut-être incapable d’intégrer un autre groupe si je ne l’appuie pas. Je crois que cet aspect est crucial pour permettre la généralisation des apprentissages.

En tant que future ergothérapeute, cette compétence est essentielle à la pratique. En effet, dans plusieurs aspects de la profession il sera essentiel de pouvoir déterminer les patients les plus marginaux et vulnérables afin de les faire profiter au maximum de la thérapie. Par exemple, il est fréquent que les thérapies de groupe soient utilisées en ergothérapie. Dans de telles conditions, les thérapeutes devront faire face à plusieurs clients à la fois, il sera donc essentiel de posséder les capacités permettant d'intégrer les clients plus vulnérables, isolés et marginaux. De cette manière, il sera possible de prévenir un isolement plus grand et tenter de favoriser leur implication dès le début. Celui-ci pourrait être favorisé en demandant aux clients de former des dyades, les clients vulnérables n’auraient alors pas le choix de s’impliquer dans l’activité. Sinon, le thérapeute peut organiser une activité ou chaque personne a un rôle spécifique ou que chacun d’entre eux doit présenter quelque chose. Par exemple, en proposant une thématique de voyage où tous les participants doivent apporter une photo de leur meilleur voyage ou d’une destination qu’il aimerait visiter. Cette action est importante afin de procurer à tous les clients des services équitables. Une thérapie de groupe doit être profitable à tous les clients, aucun d’entre eux doivent être considérés comme figurant à la thérapie.

Points forts/ faibles :

En ce qui concerne mes points forts, je trouve assez naturel et aisé de repérer les clients qui semblent plus vulnérables et marginaux. Habituellement je n’ai pas de difficulté à leur parler et à les inciter à se confier quant à la nature de leur problème. Je me sens à l’aise de discuter avec les gens dans le but de leur venir en aide et de mieux pouvoir intervenir.

 

Or, certains aspects de cette compétence demeurent encore problématiques pour moi. En fait, j’ai plus de difficulté à tenter de revendiquer adéquatement au nom des plus vulnérables. Je veux trop les aider à ma manière que j’en oublie leur barrière personnelle et le fait qu’ils doivent collaborer à cette action. Bref, je m’éloigne du but voulant que le client soit au centre de la thérapie, car mes propres valeurs/désirs prennent le dessus.

Orientation vers le changement :

Objectif: D’ici la fin de la présente session, soit le 24 juin 2011, j’aimerais, lors de mon stage (dans le groupe de développement de pré-requis scolaires) être en mesure de pouvoir intégrer les personnes plus vulnérables au groupe sans le faire entièrement à leur place en dressant une liste de comportements adéquats à adopter.

Plan d'action: Pour ce faire, Je vais suivre certaines stratégies:

  1. Lorsque je me retrouve dans un groupe quelconque (à mon emploi avec les groupes de jeunes, dans mon stage, lors de mon prochain bloc d’APP qui débute le 21 février 2011)  je vais me retrouver en stage avec les enfants dans le groupe de développement pour les pré-requis scolaire, je vais déterminer la personne qui selon moi s’intègre le moins au groupe et donc qui ne peut adéquatement bénéficier des services offerts.
  2. Par la suite, je vais dresser une liste (dans une section réservée de mon journal de bord) de comportements que je pourrais entreprendre afin de permettre à cette personne de s’intégrer de manière active au groupe et les mettre en action.
  3. Je vais les appliquer pour tenter d’aider la personne à s’intégrer.
  4. Je vais  surligner chaque fois qu’un de mes comportements vont effectivement permettre d’intégrer la personne dans le groupe .
  5. Lorsque je vais croire que j’ai réussi à revendiquer les droits de la personne afin de l’intégrer dans la thérapie mais sans oublier ses propres capacités, je vais aller discuter avec cette personne.
  6. Afin de pouvoir mesurer l’efficacité de mes techniques, je vais demander à la personne les actions que j’ai porté qui l’on vraiment aider et celles que j’aurais pu faire. je vais demander une rétroaction à mon superviseur de stage quant à mon intervention. Je vais cocher les actions portées qui ont effectivement été bénéfiques selon elle et prendre en note celles que j'aurais dû accomplir.
  7. À chaque fois je vais noter le temps que cela m’a pris et demander à la personne que j’ai aidé de donner une note sur 10 quant à l’efficacité de mon intervention. De cette manière je pourrai voir l'évolution de mes capacités. À chaque fois je dois m'être améliorer par rapport à la précédente. (enlever en date du 8 avril)

Date de dépôt: 4 février 2011   

Date des modifications: 3 mars 2011

Date des modifications: 26 mars 2011

Date des mofications: 8 avril 2011

Date des modifications: 20 avril 2011

Professionnel

Bilan

Date de dépôt: 19 octobre 2011

Date des modification: 12 avril 2012

Pour actualiser cette compétence, de nouveaux ajouts de preuves comme mon attitude professionnelles lors des stages cliniques démontreraient mon engagement à offrir une pratique compétente. Je ferai donc un nouveau dépot dans la sous-compétence 7.2.  Aussi, le fait de faire valoir mon opinion, mes privilèges professionnels demeure une difficulté que je dois régler prioritairement. Je vais appuyer cette affirmation en ajoutant un dépôt revisité dans la sous-compétence 7.3 par rapport à mon attitude en stage.  Pour y remédier, je dois apprendre à me faire confiance et ne pas hésiter à faire valoir mes privilèges professionnelles face aux clients et aux autres professionnels.

7.2 S’engager à offrir une pratique compétente.

Nouveau dépôt : 4 avril 2012

Contexte :

Dans le cadre du cours ERT3460 du programme d’ergothérapie, j’ai eu la possibilité d’entreprendre un stage clinique à l’hôpital St-Eustache auprès des personnes hospitalisées. J’évaluais,  je traitais et j’assurais un suivi auprès d’une clientèle très diversifiée (clients atteints d’AVC, de perte d’autonomie, de chirurgies orthopédiques, de traumatismes crâniens). Mes tâches incluaient également à orienter les patients à leur sortie de l’hôpital à la suite de mes évaluations. Par exemple, certains patients ne détenaient plus les capacités nécessaires pour demeurer à domicile, je devais donc selon leurs besoins les orienter vers d’autres ressources comme des résidences pour personnes en perte d’autonomie, des centres de réadaptation, des centres d’hébergement de longue durée…

Preuve :

Cette situation m’a permis de m’engager à procurer aux patients une pratique compétente. En effet, j’ai à plusieurs reprises dû m’informer et me conformer aux règles de l’ordre des ergothérapeutes afin de m’assurer que je prodiguais aux clients les soins adéquats. Par exemple, lors d’une évaluation d’une Madame atteinte d'Alzheimer, j’avais conclu qu’il était impossible d’envisager un retour à domicile, elle devait être déménagée dans une résidence spécialisée pour les personnes atteintes d’Alzheimer. Or, cette dernière refusait d’adhérer à nos recommandations niant tous troubles cognitifs. Nous nous retrouvions donc dans une position difficile, nous ignorons si le fait de lui faire signer un document de refus de traitement était suffisant pour nous protéger ou si nous devions aller en curatelle en cours. Suite à des discutions avec l’avocat de l’hôpital et des recherches dans les recueils de lois (la charte des droits et libertés, le code déontologique de l’ordre des ergothérapeutes),nous avons réalisé que
nous détenions une responsabilité professionnelle et qu’en se soumettant aux normes professionnelles relatives à la pratique il ne serait pas légalement et professionnellement correct de laisser madame retourner à domicile dans étant donné l’état critique dans lequel elle se trouvait. Il a donc fallu que je m’assure de procurer au client une pratique compétente. Dans un autre ordre d’idée, il était important que je garde à jour mes compétences. En effet, à l’hôpital notre clientèle est très variée et notre case load se modifie souvent. Il est donc important de mettre à jour nos compétences en ce qui concerne les nouveaux diagnostics, les conditions associées et les limitations fonctionnelles que présentent les différents clients. J’ai trouvé cet aspect plus difficile, je ne prends pas l’initiative de chercher par moi-même pour garder mes compétences à jour.

Réflexion :

Cette situation m’a fait réaliser qu’au niveau législatif, il est important de bien s’informer sur les différentes réglementations reliées à notre pratique. En tant que futur
ergothérapeute, il arrivera souvent que nous fesions face à des situations nécessitant une consultation de recueil législatif afin de pouvoir adopter une pratique des plus compétentes. J’ai réalisé que lorsqu’une telle situation se présente il est important de noter adéquatement tous les facteurs qui justifient notre décision. En effet, lorsqu’il est nécessaire de consulter des lois pour résoudre un cas clinique, il ne faut pas négliger le fait qu’il y a une possibilité de plaintes faites par le patient ou ses proches. Il est donc important de pouvoir avoir un dossier solidement construit pour pouvoir se protéger contre d’éventuelles poursuites. Il est toujours important de se questionner à savoir si les soins qu’on prodigue au client sont effectués dans le meilleur de nos connaissances. Pour ce faire, l’ergothérapeute peut utiliser des stratégies comme demander conseil à ses collègues, suivre des formations spécifiques pour augmenter son niveau de connaissances, se renseigner dans la littérature…

Points forts / points faibles

Je suis relativement douée pour m’informer en ce qui a trait aux lois. En effet, je trouve
facilement une information législative spécifique. Ayant plusieurs chartes ou recueils de réglementation en version électronique je peux aisément trouver l’information recherchée en utilisant le mode recherche par mots clés. Je suis également apte à appliquer ses trouvailles dans ma pratique clinique

Or, j’ai plus de difficulté à prendre l’initiative de tenir à jour mes compétences dans le
but d’offrir une pratique compétente. Cela demeure un point primordial à développer puisqu’il s’agit d’un élément essentiel pour pouvoir réagir rapidement lors de situations imprévue, plus complexe et plus rare. Il serait donc adéquat que je prenne l’initiative d’enrichir mes connaissances dès que le besoin se fait sentir. Pour ce faire, il est possible de pouvoir assister à différentes conférences, de faire des recherches dans la littérature, demander des conseils à d’autres experts.

Orientation vers le changement :

Objectif : D’ici la fin de la session d’automne 2013, je serai en mesure, dans le cadre de mon programme, de pousser mes recherches sur un sujet X ayant été abordé dans un cours, à raison d’une fois par semaine.

Plan d’action :

  1. Je vais choisir un sujet qui est pour moi plus méconnu et pour lequel je souhaite enrichir mes connaissances.
  2. Je vais rechercher dans la littérature des données probantes afin de mieux me
    renseigner à ce sujet Je pourrai demander des informations à des experts soit à des professeurs ou des cliniciens invités. De cette manière, j’aurai un avis extérieur sur le sujet choisi.
  3. Si nécessaire, je pourrai m’informer s’il se donne des conférences ou séances d’information sur le sujet choisi.
  4. Je vais me garder un cartable comprenant toutes ses informations afin de pouvoir préserver mes apprentissages.

7.3 Se montrer sensible à la diversité et aux questions de pouvoir qui entrent en jeu dans une relation professionnelle.

Date de dépot: 3 mars 2011

Date des modifications: 26 mars 2011

Date des modifications: 8 avril 2011

Date des modifications: 20 avril 2011

 

Contexte :

Depuis la fin du mois de mai 2010, je travaille dans un familiprix comme technicienne en laboratoire. Mes tâches consistent à accueillir les clients, leur ouvrir un dossier médicamenteux, entrer leur prescriptions, prendre les commandes téléphoniques compter et préparer les divers médicaments, commander les médicaments manquants, les faire vérifier par une pharmacienne, remettre aux clients leurs prescriptions et les faire payer.

Preuve :

En travaillant comme technicienne de laboratoire, j’ai assisté à de nombreuses situations qui m’ont permis de réfléchir. En effet, lors de mon emploi, il est arrivé à plusieurs reprises que les clients se montraient agressifs et arrogants envers les pharmaciennes et aussi les techniciennes. Certains agissaient ainsi à cause de leur maladie, leur valeur ou leur culture. Je devais donc m’adapter et accepter ces différences. La situation la plus fréquente m’ayant permis de mettre en pratique cette compétence de professionnel est lorsque les clients réquisitionnaient leur médication alors qu’il n’y avait pas le droit. Par exemple, plusieurs personnes prennent des médicaments qualifiés de narcotiques. Ceux-ci sont contrôlés car il est possible d’en développer une dépendance. Il est donc fréquent que les gens ne respectent pas leur posologie et en prennent davantage que prescrits. Dans de telles circonstances, les clients se présentent en pharmacie plus tôt trouvant des excuses pour qu’on leur donne leur médicament d’avance. Ils ont souvent un comportement impulsif et agressif. Je me souviens d’une situation bien particulière où une dame s’est énervée et s’est mise à crier dans la pharmacie car la pharmacienne et moi avions posé beaucoup de questions sur la prise des médicaments et étions réticentes à lui en donner d’autres avec autant d’avance. Dans de telles circonstances, il est difficile de gérer la situation adéquatement car d’un côté il faut amener la patiente à comprendre les conséquences de ses actes, mais nous devons également répondre à nos responsabilités personnelles et lui fournir un bon suivi médical. Nous ne pouvons refuser de donner aux patients ses médicaments, car il en a réellement besoin. Or, nous nous trouvons dans une position ambigüe puisque seul le patient est responsable de son manque de médicaments. En refusant de suivre les recommandations et la posologie que nous lui avions établies, il se retrouve dans cette situation.

Réflexion :

La situation présentée ci-haut illustre mon niveau de compétence dans le rôle de professionnel plus précisément dans la sous compétence 7.3 se montrer sensible à la diversité et aux questions de pouvoir qui entrent en jeu dans une relation professionnelle. En effet, cette situation m’a permis de prendre conscience de l’importance d’une bonne relation équilibrée entre le professionnel de la santé et le client. Chacun a des droits et des obligations qu’ils se doivent de respecter afin de préserver une bonne relation thérapeutique. En effet, la preuve déposée m’a fait réaliser qu’il est primordial d’écouter le client et de tenter de comprendre sa situation. Parfois, il m’est arrivé de juger trop rapidement certains clients car leurs valeurs et leur manière de rationnaliser différaient beaucoup des miennes. Dans de telles circonstances je crois qu’il est essentiel de tenter de se mettre dans la position du client et d’essayer de ne pas agir qu'en fonction de nos propres valeurs. Cela aidera sans doute à mieux le comprendre. Or, parfois le client peut dépasser les limites comme dans l’exemple ci-haut. Il a donc été essentiel que je fasse valoir mon pouvoir afin qu’il comprenne qu’il me doit respect. En effet, il est primordial de faire valoir son autorité aux clients tout en essayant qu'il se sente compris et écouté. Il faut être sensible à leur besoin, désir ou valeur. Il est essentiel dans la pratique professionnelle de tenter de trouver un équilibre entre notre responsabilité professionnelle et la conscientisation des patients face à leurs actes déplacés. En effet, dans certaines situations, comme celle expliquée précédemment notre pratique professionnelle nous oblige en quelque sorte à céder en faveur du patient. Or, il est important de s’assurer que ce dernier ait compris la gravité de ses gestes. Cette situation m’a fait réaliser que parfois les patients se sentent attaqués ou agissent par impulsivité. Je crois que dans de telles circonstances, il est donc bénéfique pour le patient mais aussi pour nous même de se laisser un moment pour se calmer et réfléchir aux propos que nous voulons dire. Le message véhiculé est donc exposé avec plus de considération des faits. Lorsqu’un patient nous met dans la situation délicate nous obligeant à transgresser les règles éthiques de notre pratique, il est important de démontrer notre autorité face à la situation. Dans le cas contraire, le client aura la perception qu’il peut nous manipuler afin d’arriver à ses fins. Je crois donc qu’il est essentiel de lui faire sentir que nous sommes maitre de la situation et lorsque nous n’avons pas d’autres choix que de répondre à ses besoins comme dans la preuve exposée lui faire sentir notre réticence, voir même lui donner une conséquence à ses actes dans le but d’améliorer son mode de vie. Par exemple, si la situation se représente, je suppose qu’il aurait été adéquat de l’avertir que si un incident de la sorte se reproduit nous n’aurons d’autres choix que de contacter son médecin afin qu’il lui procure un médicament plus adéquat ou l’orienter vers des ressources appropriées si nécessaire. Je suis venue à me demander jusqu'à quel point et surtout comment nous pouvons démontrer nos privilèges professionnels? Dans le même ordre d’idée je me suis questionnée sur le niveau de pouvoir que peut avoir le client? Je crois qu’en tant que professionnel il est important de faire sentir au client que bien que nous sommes pour l’aider, notre relation doit rester professionnelle. Nous ne sommes pas ami avec les clients mais bien professionnel. Nous détenons certains privilèges tels; avoir une certaine autorité face au client, détenir le savoir et les connaissances nécessaires à leur bien-être… Or, d’un autre côté le client a également un pouvoir sur nous. Il est important que nous prenions en considération leur point de vue, leur valeur propre, leurs besoins. Le client doit avoir une participation active dans la thérapie et se sentir respecté. En tant que future ergothérapeute, il est important de prendre ses aspects en considération. Je vais éventuellement être en contact quotidiennement avec plusieurs clients possédant des idées, des valeurs, des besoins qui diffèrent des miens. En effet, il est possible durant la pratique que certains clients aient des besoins et nous incitent à transgresser certaines règles de l’éthique. Par exemple, il est possible qu’un client ait besoin de sentir que nous sommes disponibles en tout temps pour répondre à ses besoins. Il peut donc nous demander de lui donner notre numéro de téléphone personnel pour nous rejoindre en cas de crises en dehors des heures de bureau. Dans de telles circonstances, il est de notre responsabilité de répondre à son besoin de sentir que nous sommes disponibles pour lui. Or, il n’est pas éthique de donner son numéro de téléphone personnel à un client. Il faut savoir différencier le travail, de notre vie personnelle. En agissant ainsi on transgresserait certaines règles éthiques et beaucoup trop de pouvoir serait accordé au client. Il est donc important d’agir afin de répondre au client mais en restant sensible à notre privilège professionnel nous permettant une certaine intimité. Je pourrais par exemple, prendre le temps de lui expliquer qu’il doit gérer ses crises tout seul car je ne serai pas toujours pour l’aider mais que je comprends son besoin de parler à quelqu’un lors de ses crises, je lui proposerais donc le compromis suivant; appeler à mon numéro au travail et laisser un message et que je retournerais son appel dans les jours suivants. Aussi, je lui donnerais le numéro de ressources disponibles 24 heure sur 24 pouvant l’aider dans sa situation. Il est donc possible de constater qu’il est important d’adapter mon comportement afin de laisser le client se sentir à l’aise de s’exprimer mais s’assurer qu’il comprenne mon rôle. Cela permettra une meilleure relation thérapeutique. Cette manière de faire va également me permettre de bien saisir mon rôle et de pouvoir mieux me situer pas rapport au client. En sachant adéquatement mes privilèges et en sachant comment réagir si un client abuse de son pouvoir je vais me sentir plus apte à réagir.

Points forts/ faibles :

En ce qui concerne mes points forts, je suis assez douée pour être sensible aux besoins, à la culture et aux valeurs des gens. Je considère naturellement ses éléments dans mes interactions avec les clients.

Or d’un autre côté, je plus de difficulté a faire valoir mes privilèges et par conséquent démontrer une certaine autorité face au clients. J’ai plus tendance à laisser trop de pouvoir au client.

Orientation vers le futur

Objectif : D’ici le début de la session d’automne 2011, soit le 29 août 2011, j’aimerais,  lors de mon stage, auprès des enfants au centre de réadaptation Le bouclier, être en mesure d’exprimer les privilèges associés à mon rôle de professionnel dès que je pense qu’il est nécessaire et ce même si je crains la réaction du client.

Plan d’action :Souvent les enfants comprennent mal le rôle et les responsabilités associées à un thérapeute. Je suppose donc que plusieurs fois il faudra les ramener à l’ordre en leur démontrant leur droit et notre responsabilité. Pour ce faire je vais utiliser les stratégies suivantes lors de mon stage, auprès des enfants au centre de réadaptation Le bouclier :

  1. Souvent les enfants comprennent mal le rôle et les responsabilités associées à un thérapeute. Je suppose donc que plusieurs fois il faudra les ramener à l’ordre en leur démontrant leur droit et notre responsabilité. (enlevé le 8 avril)
  2. À chaque fois qu’un enfant semble exprimer un besoin qui va à l’encontre de ce que je crois adéquat je vais le noter dans mon cahier de stage.
  3. À côté, je vais noter la solution qui me semble la plus adéquate à faire ou à dire pour bien répondre au besoin de l’enfant tout en respectant notre rôle de professionnel.
  4. Je vais tenter de le mettre en application.
  5. À la fin de la séance je vais faire part de mes observations à ma responsable en lui demandant si mon comportement fut adéquat et quelles autres stratégies j’aurais pu utiliser. Je vais surligner les comportements adéquats et inscrire les conseils de ma superviseure.
  6. À la fin de mon stage, je devrai donc avoir le plus d’intervention souligner en vert que possible. (enlevé le 8 avril)

 

 

 

DÉPÔT REVISITÉ (23 mars 2011)

Date des modifications: 9 avril 2012

Ajout d'une preuve: 

 

Contexte:

Dans le cadre du cours ERT3460 du programme d’ergothérapie, j’ai eu la possibilité d’entreprendre un stage clinique à l’hôpital St-Eustache auprès des personnes hospitalisées. J’évaluais, traitais et assurait un suivi auprès d’une clientèle très diversifiée (clients atteints d’AVC, de perte d’autonomie, de chirurgies orthopédiques, de traumatismes crâniens). Mes tâches incluaient également l’orientation des patients à leur sortie de l’hôpital à la suite de mes évaluations. Par exemple, certains patients ne détenaient plus les capacités nécessaires pour demeurer à domicile, je devais donc selon leurs besoins les orienter vers d’autres ressources comme des résidences pour personnes en perte d’autonomie, des centres de réadaptation, des centres d’hébergement de longue durée…

Preuve:

Durant ce stage, il m’est arrivé fréquemment d’intervenir avec des patients qui n’étaient pas du même avis que moi en ce qui concerne leur niveau de capacités ou l’orientation que je proposais comme étant la plus adéquate pour eux. En effet, les patients voulaient souvent demeurer à domicile et niaient donc leur problème ou refusaient de suivre mes recommandations. Dans de telles circonstances, je faisais preuve d’empathie en les écoutant et en tentant de me mettre dans leur situation pour mieux comprendre leurs besoins, leurs opinions et leurs valeurs. De cette manière, il était possible de faire des compromis en incluant l’opinion et les idées du client dans la prise de décisions. J’ai remarqué qu’ainsi le client présentait une meilleure observance à la thérapie. Or, il a été important dans ses situations que je fasse valoir mon pouvoir en tant que professionnel de la santé. Il doit y avoir un équilibre, le client doit sentir
que je l’appuie et le considère, mais je dois lui faire comprendre qui ne peut pas prendre toute les décisions et qu’il doit lui aussi faire preuve d’ouverture en écoutant mon avis professionnel. J’ai cependant eu de la difficulté à manifester ou mettre en valeur mes privilèges professionnels, ce qui parfois me mettait en situation d’infériorité par rapport au client. Par privilège professionnel, je veux parler de mon autorité sur le client et du fait que par mon expertise professionnelle je possède les compétences nécessaires pour l’aider dans son cheminement. Par exemple, lors d’une présentation du plan de traitement, il fallait que j’annonce à une dame qu’elle devait aller en réadaptation intensive et que son retour à domicile était compromis, étant donné sont état de santé. Je n’ai pas su faire preuve d’assez d’autorité. En effet, j’ai trop fait preuve d’empathie envers elle, je la laissais trop parler en défaveur de ma recommandation. Lorsqu’il est venu le temps que j’exprime les motifs motivant ma décision j’avais du mal à défendre mes arguments. Elle ne cessait de me couper pour réfuter mes propos.  Cette dernière sentait donc qu’elle possédait un certain contrôle de la situation et pensait ainsi qu’elle pouvait décider de ne pas se plier à mes recommandations sans que cela ait de répercussions négatives sur sont état de santé. Mes recommandations n’étaient donc pas prises au sérieux. Elle ne prenait pas le temps de les écouter. J’aurais dû dès le départ mettre mes limites et imposer plus d’autorité.

Suivi de mon objectif :

Malgré l’application de mon plan d’action lors de mon précédent stage, j’éprouve toujours de la difficulté à faire valoir mes privilèges professionnels et à conserver un pouvoir d’autorité avec le client. Je crois que l’application de mon plan d’action lors de mon stage avec les enfants m’a permis de m’améliorer avec cette clientèle. Or, j’ai réalisé que cette difficulté perdure avec la clientèle adulte. En effet, je trouve plus
difficile de faire valoir mes privilèges auprès des personnes adultes puisqu’ils sont plus aptes à donner leur opinion et à tenter de faire preuve d’autorité. Je devrai donc continuer de travailler ce même objectif, mais avec une clientèle plus âgée. Pour ce faire, je pourrai mettre à exécution mon précédent plan d’action lors de mon emploi d’été en clinique privée.