Portfolio de Marie Abou-Abdallah

Introduction

Bienvenue !

Voici mon portfolio

 

Je m’appelle Marie, née à Montréal de parents immigrant tous deux du Liban.J’étudie en ce moment à l’Université du Québec à Montréal. Je suis une personne qui a de la joie de vivre et qui veut transmettre sa passion et sa bonne humeur. Dans le cadre de mon bac en enseignement du français langue seconde, nous devons produire en portfolio qui va regrouper tout nos acquis et notre bagage tout au long de notre cheminement. Le portfolio commence dans le cadre du cours DLS1201 en première session et se poursuit tout au long de notre bac.

 

Le portfolio va être composé de plusieurs sections, dont une introduction au portfolio et une section identité professionnelle. Ensuite, on y retrouve une section qui englobe les 13 compétences que nous devons posséder à la fin de notre bac. Il y a une section culture qui suit, puis une autre qui contient les outils et des ressources pédagogiques. Pour terminer, il y a la section bibliographie.

 

Vous pouvez  me contacter par courriel : abou-abdallah.marie@courrier.uqam.ca pour toutes questions.

Mon organigramme

Mon organigramme

Portfolio.docx
Portfolio.docx (5.6 Mo)

Identité professionnelle

 

Dans cette section se trouvent quelques documents qui vont vous permettre d’en savoir plus sur moi. Cette section contient : mon énoncé de philosophie de l’enseignement, une explication de mon choix de profession ainsi que ma carte conceptuelle et mon curriculum vitae. Pour compléter cette section j’y ai inclus mon certificat d’immigration que j’ai effectué à l’Université du Québec à Montréal et qui a un grand lien avec mon intérêt envers l’enseignement du français langue seconde.

 

Ma philosophie de l'enseignant

Être enseignant n’est pas toujours facile, mais c’est cela qui rend le rôle d’enseignant important. C’est pour cela aussi que je serai une enseignante remplie d’attention et à l’écoute des besoins de mes élèves. Tout en étant, en même temps assez strict pour garder le contrôle de ma classe. Ma mission est que mon groupe est uni et qu’il y a une belle ambiance où chacun de nous aime venir chaque matin. Je veux être un exemple pour mes apprenants, je veux savoir les guider et les conseiller, être la clé de leur problème.

Pour apprendre le Français langue seconde, l’une des choses les plus importantes est la communication orale en classe, C’est cela qui va amener les étudiants à se dégêner et à parler français. Il faudra créer des activités comme des jeux de rôles ou des débats qui vont amener les étudiants à communiquer d’une façon spontanée sans être préparés ou sans avoir écrit leur texte.

En apprenant, il est normal et nécessaire de commettre des erreurs, c’est la seule façon d’apprendre. C’est pour cela que je ne corrigerai pas nécessairement chaque erreur et je ferai du renforcement positif. Ce qui veut dire, je ne vais pas juste m’attarder sur les erreurs commises, mais aussi sur les efforts qu’ils ont mis pour réussir ou pour participer malgré leur niveau et leur manque de connaissance. Tout cela, pour les encourager à continuer d’apprendre. L’important est que l’étudiant sache qu’il a commis une erreur et cherche à la corriger, c’est pour cela que j’ai choisi un proverbe Malien qui dit : Si tu sais que tu ne sais pas, tu sauras. Si tu ne sais pas que tu ne sais pas, tu ne sauras pas. Cela veut dire que quand on sait qu’on a besoin d’aide et qu’on ne connaît pas une chose à la fin on va mettre les efforts pour la maitriser.

Mes forces pour enseigner sont que je suis moi-même considéré comme immigrante même si je suis né au Canada. Il est difficile parfois d’être 100 % intégrer comme un natif. La langue est la première étape dans l’arrivée d’un immigrant pour s’intégrer. J’ai aussi fait un certificat en immigration pour mieux comprendre tout ce système et tout ce que vit un immigrant lors de son arrivée dans un nouveau pays. Sa culture et sa langue maternelle sont deux aspects qui ne faut pas mettre de côté et aux contraires, qu’il faut les utiliser pour intéresser l’immigrant à cette nouvelle langue et à cette nouvelle culture a laquelle il doit s’intégrer.

Le rôle d’enseignant de français langue seconde ne s’arrête pas à enseigner une langue, mais bien sûr à amener l’apprenant à s’adapter à tous ses aspects de sa nouvelle vie comme les règles non écrites. L’enseignant de français langue seconde joue parfois le rôle de repère de cet immigrant qui vient d’arriver et qui a perdu tout ce qu’il connaissait.

Explication de mon choix de profession

J’ai choisi l’enseignement du français langue seconde parce que je souhaitais être en contact avec différents individus qui viennent d’un peu partout dans le monde et que je voulais leur permettre de s’intégrer et de connaitre la culture québécoise afin de se trouver une appartenance envers cette culture, même si ce n’est pas dans ce pays qu’ils sont nés. Le français est très important et c’est une langue internationale, qui n’est pas uniquement parlée au Québec et en France, mais dans plusieurs pays dans le monde. Il est important que ses individus développent un intérêt envers le français et qu’ils le maitrisent correctement de manière à bien s’en servir. Le rôle d’enseignant m’intéresse beaucoup parce que j’aime accompagner des individus à se développer et leur apporter des connaissances.

Ma carte conceptuelle

Carte conceptuelle

Légende de la carte conceptuelle

Légende de la carte conceptuelle

Mon curriculum Vitae

Mon curriculum vitae

Autre document pertinent

Certificat en immigration

Les 13 compétences professionnelles

Dans cette section-ci, vous allez retrouver les treize compétences qu’il nous faudra avoir acquises à la fin de notre formation pour être un bon enseignant. De ces treize compétences, voici les deux compétences que j’ai choisi d’illustrer parmi les cinq qui ont un lien avec le cours DLS1201. Il s’agit des compétences 2 et 8.

Compétence 1

Agir en tant que professionnelle ou professionnel héritier, critique et interprète d'objets de savoirs ou de culture dans l'exercice de ses fonctions. 

 

Interprétation personnelle

 

En tant qu’enseignants, nous avons comme devoir de transmettre la culture et certains savoirs à nos apprenants. Nous sommes des professionnelles, des modèles pour nos étudiants et nous devons faire attention à ce que nous disons. Nous devons avoir des sources concrètes et transmettre de vrais et de bons savoirs. Il faut que les enseignants aient une certaine connaissance générale sur plusieurs sujets, ce qui leur permettra d’apporter de nouvelles informations dans leur classe et de pouvoir bien répondre aux questions des élèves. 

Compétence 2

Communiquer clairement et correctement dans la langue d'enseignement, à l'oral et à l'écrit, dans les divers contextes liés à la profession enseignante.

 

Interprétation personnelle

 

L’enseignant se doit de très bien connaitre la langue française et de bien la maitriser pour pouvoir la transmettre aux apprenants. La maitrise de la langue est quelque chose de très important dans l’éducation étant donné que c’est celle-ci qui nous permet de transmettre nos savoirs. Les enseignants doivent parler d’une façon soutenue puisqu’ils sont des exemples pour les apprenants. Il est nécessaire de savoir écrire et parler sans commettre de fautes, car les enseignements sont des modèles pour les apprenants.

 

 Bilan réflexif

 

Il est important en tant qu’enseignant, en tant que modèle pour les élèves, d’avoir un français oral et écrit clair et sans fautes. Il ne faut pas qu’on apprenne aux étudiants des erreurs. L’humain n’est pas parfait, ça c’est sûr, mais quand on fait une faute on se corrige. Par exemple : lorsque nos enseignants font une faute, ils avouent leur faute et se corrigent. L’erreur est une manière d’apprendre, mais bien sûr il faut qu’elle soit corrigée. C’est pour cela que l’enseignant doit maitriser la langue pour être en mesure de corriger les erreurs des apprenants et en même temps donner l’exemple comme modèle de la langue. Dans le test oral, on s’aperçoit que la façon de parler et les mots qu’on utilise sont très importants parce qu’on est devant la classe et que tout le monde nous écoute; c’est pour cela qu’il faut être bien sûr d’avoir un langage soutenu. C’est là que j’ai constaté qu’il est très important que notre vocabulaire soit développé et riche; de plus, il faut lire beaucoup pour continuer à développer cette compétence. Le moyen pour développer davantage cette compétence est de toujours lire et de s’actualiser au niveau des grammaires et de l’orthographe des mots qui changent avec le temps.

 

 

Artéfact :

 

J’ai développé cette compétence lors d’une activité de jumelage dans le cadre du cours DDL1140 où nous sommes allés dans une école et nous avons été jumelés avec des apprenants de français langue seconde de niveau 4-5. J’ai découvert que le développement de la langue chez ces apprenants dépendait entièrement de notre connaissance de la langue, étant donné que pour eux nous étions la seule ressource et c’est à notre façon de parler qu’ils se fiaient pour parler et répéter ce que nous disions. Ils utilisaient les mêmes mots que nous pour communiquer. Il faut que je m’habitue à utiliser un langage moins familier avec les apprenants et un langage qui, dans un premier temps, va être facile pour leur compréhension s’ils sont de niveau débutant. Aussi, il est intéressant de montrer aux étudiants les mots qui sont couramment utilisés dans notre société québécoise et pas seulement leur apprendre le français écrit pour que quand ils entendent quelqu’un parler dans la rue qu’ils comprennent et qu’ils puissent parler et se faire comprendre eux aussi sans faire rire d’eux.

 

 

 

Compétence 3

Concevoir des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.

Compétence 4

Piloter des situations d’enseignement-apprentissage pour les contenus à faire apprendre, et ce, en fonction des élèves concernés et du développement des compétences visées dans le programme de formation.

Compétence 5

Évaluer la progression des apprentissages et le degré d’acquisition des compétences des élèves pour les contenus à faire apprendre.

Compétence 6

Planifier, organiser et superviser le mode de fonctionnement du groupe-classe en vue de favoriser l’apprentissage et la socialisation des élèves.

Compétence 7

Adapter ses interventions aux besoins et aux caractéristiques des élèves présentant des difficultés d'apprentissage, d'adaptation ou un handicap.

Compétence 8

Intégrer les technologies de l'information et des communi- cations aux fins de préparation et de pilotage d'activités d'enseignement-apprentissage, de gestion de l'enseigne- ment et de développement professionnel.

 

Interprétation personnelle

 

Les temps ont changé et maintenant ce qui est motivant et intéressant ce sont les technologies. On les a intégrés dans l’éducation pour motiver les apprenants, mais maintenant le but c’est de former les enseignants pour qu’ils puissent bien les utiliser et les intégrer dans leur apprentissage. C’est pour cela qu’être informé et s’actualiser est très important pour les enseignants afin qu’ils puissent savoir utiliser les technologies. Les technologies peuvent amener les apprenants à être plus motivés et cela peut faciliter l’apprentissage de la matière. Il est important pour un enseignant de continuer à se développer pour rester intéressant.

 

Bilan réflexif

Je maitrise très bien cette compétence, tout ce qui est de la technologie n’est pas un problème pour moi, c’est sûr qu’avec le temps la technologie va évoluer et changer, mais tant que je continue à m’actualiser il n’y aura pas de problème. L’important c’est que mes apprenants soient motivés et qu’ils trouvent le contenu du cours intéressant. Les technologies viennent ajouter un petit plus dans les salles de classe. C’est évident qu’en tant qu’étudiante en enseignement du français langue seconde je vais tranquillement découvrir le tableau blanc, nommé tableau interactif (TBI), qui est utilisé dans les classes. Un moyen de développer cette compétence davantage, lorsque je serai en stage ou lors de mes premières expériences dans le milieu du travail, sera de demander à d’autres enseignants comment ils l’intègrent dans leur classe et apprendre davantage d’eux. Il est aussi évident que les séminaires et les conférences offerts sont très avantageux pour toujours se tenir au courant des nouvelles technologies que nous devons connaitre et introduire dans nos classes.

 

Artéfact :

Lorsqu’on fait une présentation devant la classe avec ou sans PowerPoint, on constate une grande différence. Lors de l’évaluation du test oral pour les enseignants, notre présentation consistait à résumer un texte sans aucun soutien visuel; par contre, lors d’une présentation d’une compétence, dans le cadre du cours DLS1201, accompagnée d’un PowerPoint, cela attirait plus l’attention du public. Le PowerPoint est une source sur laquelle les étudiants s’appuient pour lire et suivre la présentation. Il est intéressant de diversifier les outils multimédias pour que l’apprentissage se fasse plus facilement.

 

 

Compétence 9

Coopérer avec l’équipe-école, les parents, les différents partenaires sociaux et les élèves en vue de l'atteinte des objectifs éducatifs de l’école.

Compétence 10

Travailler de concert avec les membres de l’équipe pédagogique à la réalisation des tâches permettant le développement et l’évaluation des compétences visées dans le programme de formation, et ce, en fonction des élèves concernés.

Compétence 11

S’engager dans une démarche individuelle et collective de développement professionnel.

 

Interprétation personnelle

 

Pour qu’un enseignant soit considéré comme un bon enseignant, il doit toujours chercher à s’actualiser et continuer à se développer. Le fait de suivre des formations est très important pour que l’enseignement qu’il donne soit offert d’une bonne manière et qu’il répond aux exigences du ministère. L’enseignant se doit d’être toujours informé, instruit et conscient des nouvelles grammaires ainsi que des réformes.

Compétence 12

Agir de façon éthique et responsable dans l'exercice de ses fonctions.

 

Interprétation personnelle

L’enseignant se doit d’acquérir la compétence 12 qui consiste au fait qu’il est responsable de toutes ses actions et paroles étant donné qu’il représente un modèle pour ses apprenants. Tout ce qu’il dit en salle de classe peut être rapporté et mal considéré par d’autres, c’est pour cela qu’il se doit d’être un professionnel éthique dans l’exercice de ses fonctions. Il a une grande liberté dans sa salle de classe, mais cette liberté vient avec une grande responsabilité. L’enseignant doit savoir qu’il y a des choses qu’on dit entre amis ou en famille, mais qui ne se disent pas nécessairement en classe, même en blague, parce que l’école reste un lieu professionnel et où certaines choses peuvent être comprises de travers. 

Compétence 13

S'approprier la réalité pluriethnique de la société québécoise et de l'école montréalaise, se sentir réellement concerné dans ses actions pédagogiques, développer les compétences de l'éducation interculturelle.

Arrimage de la théorie et de la pratique

Culture

L’expérience qui m’a enrichie personnellement et qui constitue pour moi un investissement envers la culture québécoise et la francophonie est le spectacle d’humour de l’humoriste Stéphane Fallu, que je suis allée voir au Théâtre Saint-Denis.

 

Comprendre et apprécier l’humour québécois veut dire comprendre les valeurs québécoises. Il faut être intégré et comprendre chaque subtilité de la langue, ainsi qu’adopter en partie le mode de vie de la société pour pouvoir rire aux blagues. L’humour est un élément culturel qui est propre à chaque culture. On ne rit pas tous aux mêmes blagues et cela s’explique par le fait qu’on n’a pas tous les mêmes valeurs et la même culture. C’est pour cette raison, qu’en tant que future professeure de français langue seconde, je compte intégrer dans mes classes l’humour québécois, car cela permettrait aux élèves de se familiariser avec l’accent et le vocabulaire familier ainsi qu’avec certaines expressions et blagues de la société québécoise. Comprendre l’humour veut dire comprendre cette société qui est la nôtre, cela veut aussi dire partager le même vécu et rire de nos habitudes et façons de faire que nous reproduisons tous. C’est une belle façon de faire découvrir la culture de notre province à nos étudiants et de rendre cela intéressant par la technologie pour que le moment soit moins stressant et un peu plus relax, parfois en après-midi ou vers la fin de la semaine quand le groupe est un peu fatigué.

Spectacle d'humour

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Outils et ressources pédagogiques

Court résumé du livre De quoi le Québec a-t-il besoin en éducation?

1— Dans le livre : De quoi le Québec a-t-il besoin en éducation? On a regroupé 11 collaborateurs qui donnent leur opinion sur le système d’éducation québécois et de quoi ils auraient besoin. Ils exploitent plusieurs questions comme ce dont l’éducation au Québec a besoin, le problème du décrochage, le rôle des institutions commençant du primaire jusqu’à l’université et plusieurs autres questions intéressantes en éducation. Pour ma part, j’apprécie vraiment ce livre parce qu’il nous permet de voir plusieurs opinions d’individus qui font partie du milieu. Je suis en accord avec certains points mentionnés dans le livre comme le fait que l’esthétique des établissements est un point important qui motiverait les apprenants. Il y a aussi le fait d’avoir des leaders politiques qui pense moins aux chiffres et plus aux besoins réels de l’éducation et aussi, le fait qu’il serait important d’avoir une certaine uniformité dans la façon d’évaluer des enseignants. Cela fait partie des points importants, à mon avis, de ce dont le Québec a besoin en éducation. Le livre est très intéressant et enrichissant pour de futurs enseignants. Il nous permet de prendre le temps de réfléchir à notre système d’éducation. Il est important que les apprenants aient envie de venir en classe, c’est pour cela que tout doit être facilité et motivant pour eux afin de les encourager à se présenter. Il est important de valoriser l’éducation pour qu’il y ait moins de décrochage et plus d’étudiants sur nos bancs d’école.

Site internet pertinent pour l'enseignement du langue seconde

Site internet pertinent pour l’enseignement du français langue seconde :

Immigration, Diversité et Inclusion (ministère de l’Immigration). Banque d’exercices de français (en ligne)

http://banque-exercices.immigration-quebec.gouv.qc.ca/site/skin/htm/default.htm

Il s’agit d’un site du ministère de l’Immigration où il y a plusieurs activités pour des étudiants de français langue seconde. Il y a plusieurs types d’activités et pour plusieurs niveaux d’étudiants. C’est un site très bénéfique et qui pourrait servir les enseignants pour créer des activités ou même réutiliser les activités telles quelles. Il est important d’avoir une banque d’activités pour chaque enseignant et que les activités soient divisées par objectif de l’enseignant. Ce site peut aider les étudiants comme nous pour faire du remplacement plus tard pour avoir des activités à notre disponibilité ou même les enseignants pour s’en inspirer pour faire des activités. Il faut savoir diversifier son enseignement et permettre aux étudiants de faire plusieurs sortes d’activités pour pouvoir communiquer entre eux et s’amuser en apprenant, c’est pour cela que les jeux sont vraiment intéressants dans le cadre d’un cours de français langue seconde.

Stages

Pistes de réflexion du premier stage

 

 

Section du portfolio

Pistes de réflexion

Le profil

Suite au stage 1, l’énoncé relatif à votre conception de l’enseignement (« philosophie ») sera-t-il modifié ?

 

  • Quels aspects demeurent inchangés et lesquels ont changé ?

 

Il y a plusieurs choses qui restent inchangées, comme le fait que je veux être une enseignante remplie d’attention et à l’écoute de leurs besoins. Ainsi, il est important d’être quand même stricte, pour garder un contrôle sur la classe. En commettant des erreurs, on peut progresser et apprendre de nos fautes, en les corrigeant. Cependant, je trouve que j’ai grandi avec ce stage, j’ai eu un aperçu des difficultés et de la misère que ces élèves ont vécues et ce n’est pas rattaché seulement au fait de changer de pays, mais aussi ils ont chacun une histoire très touchante et personnelle qui explique certains de leurs habitudes et comportements. Pour certains d’entre eux, ils n’ont pas juste la langue à apprendre, mais tous les règlements et la structure de l’école aussi. Il y a certains jeunes qui ont de grands retards scolaires et qui n’ont jamais fréquenté une école ou presque pas. Il est très important d’être au courant des choses comme ça et de s’attarder à leurs besoins qui sont plus spécifiques. Pour ces élèves, une nouvelle vie commence et ils font beaucoup d’apprentissages structurels, par exemple ici on ne frappe pas pour régler un problème ou on lève la main pour parler, etc.

 

  • Relevez une discussion qui a influencé votre point de vue par rapport à l’enseignement du français langue seconde, ou même l’enseignement, en général. 

 

Compétence 1

Les stages sont l’occasion d’une mise en contexte de notions théoriques et permettent donc de créer des liens entre les notions théoriques et les pratiques pédagogiques. Le stage 1 vous amène à observer des pratiques pédagogiques ainsi qu’à participer à culture du milieu scolaire.

 

  • Quels éléments de la C1 avez-vous développés ?

 

 

  • Considérez la composante suivante : «Porter un regard critique sur ses propres origines et pratiques culturelles et sur son rôle social». (MEQ, 2001).  Comment voyez-vous votre rôle de passeur culturel ? Quels sont vos atouts dans ce domaine ? Quels sont les aspects à développer et à améliorer ? Comment  le ferez-vous?

 

 

Je vois mon rôle de passeur culturel comme étant la personne qui se doit de montrer les lois formelles et non formelles à ses élèves. Je me dois de les guider dans leur cheminement, de leur donner une base de l’histoire du Québec et de ses ressources. Par exemple, présenter à ses élèves ce qu’est la cabane à sucre, comment on produit le sirop d’érable, si possible faire une sortie pour le voir en personne. Leur parler du Québec et des fêtes qu’on y célèbre. Être enseignant en accueil, c’est être un peu la porte d’entrée de ses élèves dans la culture, c’est plus qu’enseigner une langue ou une matière, c’est vraiment tout ce qui est culturel et social; c’est pour cela que le programme se nomme ILSS (intégration linguistique scolaire et sociale). Mes atouts dans ce domaine sont que je possède d’autres valeurs et aussi une autre culture que la culture québécoise, étant donné que mes parents sont Libanais; cela m’amène à respecter les deux cultures et à m’adapter aux deux façons de faire sans problème et c’est cela que les élèves doivent comprendre. L’école comporte certaines valeurs et façons de faire et à la maison il peut y en avoir d’autres. L’important c’est de respecter les valeurs de la société, d’avoir une ouverture d’esprit. On ne leur demande pas d’oublier leur origine et leur culture. On leur demande de connaître les valeurs et la culture d’ici pour pouvoir s’adapter et mieux comprendre les habitants et leur façon de procéder. On veut tout simplement les intégrer parmi nous. Les aspects à développer et à améliorer sont le fait de laisser du temps à ces nouveaux arrivants pour qu’ils s’adaptent, en premier lieu; ils doivent comprendre qu’ici c’est un nouveau départ et une nouvelle vie où ils sont en sécurité et qu’il y a une liberté d’expression. Dans chaque pays, c’est différent, c’est pour cela qu’il est important d’accorder à chacun son moment pour qu’ils comprennent la situation et qu’ils se familiarisent avec leur nouveau mode de vie. Il ne faut pas forcer les choses pour ne pas qu’ils se révoltent.

 

Aspects pratiques :

  • Lors de votre stage, de quelle(s) manière(s) est-ce que la culture québécoise ou de la francophonie a été insérée?  (ex. une sortie, un auteur, une chanson, etc.)

 

Lors de mon stage, une enseignante a mentionné que la semaine suivante, elle et son groupe allaient à la cabane à sucre. Ils ont discuté de la cabane à sucre et les élèves ont posé des questions. Il y a en avait qui n’y étaient jamais allés et ils ne savaient même pas ce qu’on faisait là-bas. Ils étaient vraiment excités de savoir comment c’était construit, si c’était plaisant et quelles étaient les activités à faire là-bas.

 

 

  • Si votre stage a été effectué en ILSS, comment est-ce que la culture première des élèves a été abordée ?  OU Comment est-ce que la classe a-t-elle été transformée en un lieu culturel à la pluralité des perspectives ?

 

La culture première des élèves est présente en classe, lors des discussions les élèves pensent dans leur langue et traduisent cela en français. Dans la classe, il y a un dictionnaire dans la langue de chacun. Les enseignants essayent parfois de traduire des mots dans la langue de l’élève qui ne comprend pas ou même demandent à un élève qui comprend mieux le français de traduire à son ami qui parle la même langue que lui. La culture première est toujours présente, même sans le vouloir, parce qu’on ne peut pas déraciner ces jeunes, ils ont une culture, des valeurs et une histoire, sans cela ils ne seraient pas ce qu’ils sont. On ne peut pas leur faire oublier ce qu’ils sont. Leurs connaissances dans leur culture leur permettent de faire le lien avec la culture québécoise et la langue québécoise. Ils transfèrent leur acquisition, il est important de connaitre un minimum sur leur système de langue pour les comparer et leur permettre de comprendre la différence et la façon dont on procède ici. La culture et la langue première de ces étudiants sont surtout présentes dans les pauses, au diner et après l’école, parce qu’ils parlent leur langue avec leurs amis du même pays et c’est leur repère.

 

Compétence 2

Vous avez observé votre EA lorsqu’il a enseigné le FLS (ILSS ou français de base), ou enseigné d’autres matières en FLS (immersion).

 

Aspects pratiques :

  • Par rapport à vos connaissances langagières et à votre façon d’interagir dans la langue cible, quel(s) aspects pourrait être un défi pour vous dans les stages ultérieurs (ex. débit trop vite, connaissances grammaticales, etc.)

 

 

Par rapport à mes connaissances langagières, je trouve que je devrais revoir les règles grammaticales et tout le reste, pour que ce soit frais dans ma mémoire. Parce que lors des explications à l’élève, il faut leur expliquer pour quelle raison c’est comme ça et pas juste leur donner la règle. Il faut connaître toutes ses règles et toutes les exceptions et que cela soit frais dans notre mémoire, parce que nous représentons l’outil pour nos élèves, nous sommes leur référence et nous leur montrons l’exemple. Il peut arriver qu’on se trompe ou qu’on oublie un détail, mais on doit toujours être à jour. Il est aussi important de ne pas se tromper avec la nouvelle grammaire et l’ancienne grammaire et d’utiliser les bons termes pour chaque chose.

 

  • Quelles stratégies d’enseignement vous ont-elles semblé particulièrement efficaces pour l’apprentissage de la L2 (gestuelle, paraphrases, prosodie, mises en situation, élucidation du nouveau vocabulaire, rétroactions correctives, etc.)?

 

  • La correction des erreurs fait partie de l’enseignement. Comment est-ce que les erreurs ont elles été corrigées, à l’oral et à l’écrit ?

 

 

La correction des erreurs est très importante, surtout qu’il y a des mots qui sont plus difficiles à prononcer pour certains. Pour les mots difficiles à prononcer, on leur demande de les prononcer plusieurs fois. Les fautes faites dans la dictée sont soulignées et ils doivent chercher les mots dans le dictionnaire et ensuite les écrire sous la bonne forme, trois fois. Cependant, pour les fautes à l’oral, on répète la formulation de la bonne façon et eux répètent après nous pour bien reformuler leur phrase. On fait beaucoup de reformulation, mais il y a parfois de l’incitation. Ces façons de faire ont été les plus utilisées dans mon stage, c’est comme ça que l’enseignant procédait pour corriger les erreurs. Si les erreurs ne sont pas corrigées, cela amène de la fossilisation. Ce qui veut dire que les erreurs vont être gravées dans la mémoire de l’étudiant et qu’il va toujours répéter ces mêmes erreurs. Il est bien de corriger les étudiants, mais tout le contenu et pas en tout temps. Il faut leur donner la parole et qu’ils se sentent à l’aise. Trop de correction entraine de la surcharge cognitive et amène l’étudiant à être gêné de parler. On ne veut pas que l’étudiant e sente mal à l’aise de parler. La compétence orale est très importante. C’est avec les erreurs qu’on apprend.

 

Compétence 11

 

Les stages ont pour objectif de développer une capacité d’analyse réflexive en lien avec l’acte d’enseignement.

 

  • Quels sont les cours suivis à l’université (automne et hiver) susceptibles, selon vous, de développer cette capacité à prendre du recul par rapport à sa pratique d’enseignement ?

 

Aspects pratiques :

 

  • Par rapport à votre personnalité, comment est-ce que ce stage vous a permis de commencer à prendre conscience de votre propre style d’enseignement ? Quels aspects, moins spontanés chez vous ? Lesquels vous sembleraient importants à développer en tant que futur enseignant de FLS ?

 

Dès mon premier groupe et ma première journée, j’ai senti que le plus important pour moi, dans mon style d’enseignement, serait le lien que j’aurais avec mon groupe. Je trouve que le lien qui se crée avec les étudiants est vraiment magique. Cela nous permet de les aider et de les motiver quand on apprend à les connaître et qu’on établit un lien de confiance. Je veux que, dans ma classe, il y ait du respect et que le groupe devienne comme une famille. Dans mon style d’enseignement, je compte accorder du temps à l’écoute de chacun de mes élèves et faire tout mon possible pour les encadrer et les amener à progresser. Je compte donner mon 100 %. Il y a des enseignants qui font toute la différence dans la vie de leurs jeunes. Certains jeunes n’ont aucun soutien de la part de leur parent ou bien leurs parents ne sont pas vraiment présents. Les jeunes ont besoin d’un modèle et de quelqu’un avec qui parler ou demander conseil et parfois, c’est l’enseignant qui joue ce rôle dans la vie de ces jeunes. Il est important d’être à l’écoute de nos jeunes et de savoir détecter les moments de faiblesse ou quand ils ont des problèmes dans leur vie ou leurs relations, afin de leur faire comprendre qu’on est là, s’ils en ont besoin.

  

  • Est-ce que vous vous sentez à votre place, dans une école primaire ou secondaire et dans cette profession? 

 

 

 Au début de mon intégration dans le programme, je ne pensais pas me sentir à ma place dans une école secondaire. Cependant, mon premier stage a eu lieu dans une école secondaire et cela m’a fait découvrir qu’au secondaire, il y a une belle relation entre les étudiants et l’enseignant, étant donné qu’ils sont plus vieux et qu’ils comprennent beaucoup de choses. Malgré tout, ils ont besoin de beaucoup de soutien et d’amour. Les élèves ont besoin d’être encadrés et écoutés. Ils ont souvent besoin qu’on les motive et qu’on les défie pour qu’ils poussent leurs capacités plus loin.

Compétence 12

 

 

Les stages amènent les stagiaires à développer un engagement à l’égard des exigences de la profession, notamment en ce qui concerne l’éthique professionnelle et les responsabilités envers les élèves et la société.

 

La profession d’enseignement touche des aspects très diversifiés de la vie en société et requiert des comportements sociaux exemplaires : ponctualité, politesse, humanité, rigueur, honnêteté, etc.

 

  • Quels sont les aspects relatifs à ces comportements sociaux attendus de la part d’un.e enseignant.e dont vous avez pris conscience récemment ? (ex. les exigences envers les enseignants, l’implication des parents, l’ampleur de la profession, etc.) Quels sont ceux qui vous semblent fondamentaux ? Que sont ceux que vous souhaiteriez améliorer ?

 

On attend beaucoup de choses des enseignants, comme le fait d’arriver à l’heure et de préparer plusieurs activités pour nos élèves. Ainsi, il faut être là pour eux quand ils en ont besoin, par exemple pour les récupérations. Pour ma part, je n’ai aucun problème avec le fait d’arriver à l’heure ou en avance. Je veux être en mesure de leur donner toutes les ressources nécessaires pour leur réussite. Je suis motivée par la réussite de mes étudiants. Un de mes désirs est que mes étudiants soient contents de venir en classe chaque matin. Cependant, comme plusieurs enseignants l’ont mentionné, j’ai peur de trop donner et de ne pas savoir mettre des limites aux bonnes places. Il faut savoir être capable d’aider les jeunes, mais aussi penser à sa santé et se garder du temps pour soi en tant qu’être humain, ce qui veut dire du repos.

 

 

Aspect pratique :

 

  • Par votre expérience de ce stage, partagez un aspect que vous retenez pour votre pratique professorale. 

 

Dans ma pratique professorale que j’ai vécue en stage, je retiens que le plus important est de savoir s’occuper de soi même en tant qu’individu pour ensuite être en forme pour s’occuper de ses élèves. Comme enseignant, il faut être là pour ses élèves et leur donner du temps de récupération. Cependant, il faut savoir aussi s’organiser pour se garder du temps avec sa famille et pour soi. On peut toujours en faire plus, il n’y a pas de limite. Plus on en donne, plus ils en veulent. Cependant, pour faire ce merveilleux métier, il faut être en forme afin de pouvoir donner son plein potentiel. L’important est d’organiser son temps pour toutes les tâches à accomplir et pour surmonter les inconvénients afin de ne pas lâcher le métier avant 5 ans.

 

Outils pédagogiques

Ajoutez une ressource que vous avez découverte lors de ce stage et qui a été exploitée dans votre milieu.

 

  • Décrivez-la, et expliquez comment elle a été exploitée, soit par votre EA ou par vous. Offrez et justifiez votre point de vue par rapport à son utilité et à l’apprentissage du FLS.

 

Site Podcast pour français facile

Il contient beaucoup de dialogues avec lesquels les élèves peuvent se pratiquer à prononcer et il y a même la version audio du dialogue qu’ils peuvent écouter afin de vérifier s’ils prononcent bien. L’enseignant s’en sert des deux façons suivantes. Parfois, il l’utilise en classe pour faire les dialogues. Il choisit alors deux élèves qui viennent faire la mise en scène devant la classe ou bien ils peuvent pratiquer à la maison en faisant leurs devoirs avec leur sœur ou leur frère ou tout seuls et ensuite écouter l’enregistrement pour s’assurer qu’ils prononcent bien. Il y a même des exercices sur la phonétique sur ce site. C’est un site très intéressant pour les étudiants et qui est très accessible.

 Voici le lien :

https://www.podcastfrancaisfacile.com/dialogue-debutant-francais.html

 

Bibliographie

Barbe Jean, Bazzo Marie-France & Marissal Vincent. (2012) De quoi le Québec a-t-il besoin en éducation? Éditions Leméac

Bérubé, Anne et Geneviève Racine. 2002. Guide de survie pour l’enseignant suppléant. Québec : Les Presses de l’Université Laval.

Breaux, Elizabeth. 2011. Enseigner avec succès : 20 erreurs à éviter pour devenir un enseignant efficace. Montréal : Chenelière Éducation.

Francolab [s. d.]. Dans l’air du temps. (En ligne) de  http://danslairdutemps.ca/

 Martinet, M. A., Raymond, D., & Gauthier, C. (2004). La formation à l’enseignement : les orientations : les compétences professionnelles. Ministère de l’éducation.

MEES (2014). Programme de formation de l’école québécoise. Français accueil – primaire.

  http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/PFEQ/francais-ilss.pdf

MEES (2005). Programme de formation de l’école québécoise. Intégration linguistique, scolaire et sociale. Français accueil – secondaire. (en ligne)

 http://www.education.gouv.qc.ca/fileadmin/site_web/documents/dpse/formation_jeunes/5c-pfeq_intlingccolcocial_01.pdf