Portfolio de Lambert Annie

Biographie

En construction...

analyse de situation

Canevas

Analyse de situation

Nom : Annie Lambert

Titre : La gestion du temps

Décrire la situation problématique

Ma problématique s’est produite le jeudi 2 novembre dernier, en après-midi, lorsque j’étais en prise en charge du groupe. J’avais le groupe à ma charge depuis déjà une période. Mon enseignante associée m’avait demandé de bien vérifier mon temps puisque les élèves avaient un cours d’anglais à la période suivante. J’ai donc fait l’activité avec les élèves tout en m’assurant de l’heure à laquelle devait se terminer ma période. Heureuse, j’ai fait prendre le rang aux élèves à l’heure écrite sur l’horaire.

Certains d’entre-eux étaient un peu énervés depuis le début de la journée et l’enseignante m’avait dit que les jours qui suivent l’halloween sont difficiles pour les enfants. Cependant, même avec une grande quantité de sucre dans le corps, la plupart des élèves ont suivit les consignes et la marche jusqu’au local d’anglais s’est bien déroulée. J’étais fière de moi et du groupe.

Lorsque je suis arrivée au local d’anglais l’enseignante m’a dit que j’étais sept minutes à l’avance. Je n’avais pas pris en considération le dix minutes entre les périodes. J’ai donc demandé au groupe de s’asseoir et de prendre des jeux dans la classe ou de s’occuper à leur bureau avec des livres. C’est à ce moment là que la situation est devenue problématique. J’avais quelques élèves qui parlaient fort, un autre élève courait dans la classe et j’avais un enfant qui m’attendait à l’extérieur pour régler une autre problématique. Ce dernier était beaucoup trop excité pour être dans la classe et je voulais discuter avec lui . Bref, le groupe était en état de crise. J’ai demandé le retour au calme des élèves à leur bureau et le silence, mais cette intervention n’a pas eu d’effet. J’ai donc intervenu par petit groupe, mais ce fut très ardu. Lorsqu’un groupe d’élèves se calmait, un autre recommençait le comportement inadéquat.

De plus, j’étais très nerveuse parce qu’un enfant m’attendait dans le corridor et cette nervosité n’aidait pas ma cause.

Finalement, l’enseignante est enfin arrivée et m’a aidée à remettre de l’ordre. Je suis sortie et j’ai fait la mise au point avec l’enfant qui m’attendait en dehors de la classe.

Analyser ce qui se dégage de cette situation

Premièrement, je crois que ce qui a d’abord joué contre moi, c’est la gestion du temps. Entre chaque période, il y a 10 minutes de pause afin de se déplacer dans l’école et je ne l’ai pas pris en considération. Ainsi, je me suis présentée avec les élèves un peu à l’avance dans l’autre cours et je me suis retrouvée devant une situation qui n’était pas prévue. J’ai eu un peu de difficulté à gérer cet imprévu et je pense que les élèves ont ressenti ma nervosité.

Depuis le début de mon stage, je vis certaines situations difficiles avec les enfants du groupe. En réfléchissant, j’ai pris conscience que mes limites ne sont pas encore assez claires et que les élèves les cherchent toujours. Ainsi, ils me testent énormément lorsque je me retrouve seule avec eux. De plus, il y a deux élèves dans ce groupe qui me confrontent un peu plus que les autres et j’ai plus de difficulté à intervenir auprès d’eux. Ils le sentent. Ce qui fait qu’à chaque fois que je suis en prise en charge et que je suis seule, ils me testent énormément et désobéissent à mes demandes. Jeudi dernier, c’était l’un d’eux qui courait dans la classe et l’autre qui m’attendait à l’extérieur. Je suis d’avis que cette difficulté à présenter clairement mes limites aux élèves a joué un grand rôle dans le déclanchement de cette crise.

J’ai aussi pris conscience que mes sentiments sont transparents. Lorsque je suis nerveuse où que je ne suis pas bien dans une situation, mon non-verbal en dit long. Physiquement mes joues deviennent rouges et ma voix dégage de l’incertitude et de la nervosité. Mes interventions paraissent donc moins certaines et les élèves se sentent moins concernés et menacés. Ils continuent de chercher mes limites. C’est, selon moi, pourquoi toutes mes interventions n’avaient pas d’impact et que les élèves recommençaient le mauvais comportement.

Pour finir, dans une telle situation, je ne peux pas dire que j’avais un sentiment de bien être. En effet, lorsque nous n’avons plus le contrôle sur certaine chose, il est normal que l’on ne se sente pas très bien. Lorsque les élèves de la classe ont commencé à se désorganiser, mon autorité a été ignorée puisque la plupart des élèves ne m’écoutaient pas et qu’ils ne me sentaient pas en contrôle. Dans le cours de gestion de classe de Lise-Anne St-Vincent, nous avons vu certains comportements inadaptés, leurs fonctions et les réactions habituellement observées chez l’enseignant. Si l’on regarde la situation problématique que j’ai vécue, quelques élèves cherchaient à attirer l’attention en désobéissant et en dérangeant les autres. Ce genre de comportement amène généralement chez l’enseignant un sentiment d’ennui, de dérangement et je peux affirmer avoir ressenti ces sentiments. De plus, il a été dit dans ce cours que la désobéissance d’un élève amène souvent un sentiment de menace. Je me sentait menacer, je ne savais plus quoi faire. J’avais à ce moment là un grand sentiment d’impuissance puisque je n’arrivais pas à reprendre le groupe en main. Cette expérience m’a rendue énormément nerveuse et insécure.

Conclure par l'enseignement que fournit cette analyse

La situation que j’ai vécue m’a permis d’apprendre certaines choses et de me questionner sur mes interventions, sur mes compétences et sur la gestion de groupe.

J’avais, lors de mon dernier stage, aussi pris conscience de ma difficulté à présenter clairement mes attentes et mes limites aux élèves. Je croyais avoir fait un bon bout de chemin, mais je me suis rendue compte que je devrai travailler encore très fort à mettre en place ces mêmes limites. Je ne pense pas être encore suffisamment encadrante pour les élèves. Je devrai donc, lors de mes prochaines prises en charge, travailler là-dessus. Il sera important que je sois plus convainquante et moins insécure lorsque je serai devant le groupe et cela, peu importe si je vis une situation difficile ou facile.

Par la suite, après avoir discuté avec mon enseignante associée, j’ai pris conscience que ma plus grande erreur a été mon manque d’encadrement par une activité. Il aurait fallu que je dirige moi-même une activité avec les élèves afin qu’ils ne soient pas laissés à eux-mêmes. S’ils avaient eu une activité dirigée, ils auraient sans aucun doute été plus calme et moi j’aurais été beaucoup moins nerveuse.

Enfin, je devrai utiliser un peu plus les principes de base de l’intervention. Je devrai être plus prompte. Mes interventions devront être plus rapide et moins incertaines. Je devrai paraître moins insécure lors de mes prochaines prises en charge ou lors de situations semblables.

Références

CHOUINARD, Roch. (2006). Cahier de notes : Gestion de classe et adaptation scolaire. PPA 2110.