Portfolio de Mohammed Annabi || Nouveautéshttps://eduportfolio.org/7844Aucune description du portfolio.Autobiographiehttps://eduportfolio.org/vues/view/7844#section490037Oran, ma ville natale, située à 432 km de la capitale Alger, elle est la deuxième ville d'Algérie. C’est la ville où a vécu Albert Camu : écrivain, dramaturge et philosophe français qui a reçu le prix Nobel de littérature en 1957. Oran, en arabe : Wahran, signifiant «deux lions», surnommée «la radieuse», est une ville portuaire du nord-ouest de l'Algérie. Du point de vue étymologique, le nom de Wahran (Oran en français)  a été donné par deux  anciens chasseurs de lions. Selon la légende, les deux derniers lions de la région furent chassés dans la montagne voisine d'Oran, elle aussi dénommée "montagne des lions".Il existe notamment, en référence à l'origine du nom, deux grandes statues en bronze représentant deux grands lions mâles devant la mairie actuelle d'Oran. Oran naît vers l'an 900 en pleine période des Idrissides. Sa situation sur la Méditerranée, face à l'Espagne, proche de Carthagène et d'Almería est propice au développement d'un port de commerce. Le nom Oran apparaît pour la première auparavant, qui signifie en berbère «la caverne» toponyme sans doute lié aux nombreux abris dans les collines environnantes.   Apres des études primaires à l’école Azza Abdelkader, des études secondaire à l’école secondaire des pères blancs et, enfin, au lycée Lotfi, j’ai obtenu mon baccalauréat en 1985. Par la suite, j’ai entamé mes études universitaires à l’Université des sciences et de la technologie d’Oran. J’ai obtenu mon diplôme d’ingénieur en génie civil : voies et ouvrages d’art, ensuite une maîtrise en génie civil dans le domaine de la thermique du bâtiment et finalement je me suis inscrit, toujours à la même université, pour un doctorat dans le domaine écoénergétique. Mon expérience professionnelle peut être résumée comme suit : v     Enseignant des sciences et des mathématiques au niveau secondaire au lycée technique de Oued-Rhiou ;        v     Ingénieur civil de laboratoire et de maintenance à l’Université des sciences et de la technologie d’Oran ; v     Ensuite, j’ai été promu au poste d’ingénieur civil en chef de laboratoire et de maintenance,  enseignant de génie civil à temps partiel, puis à temps plein à la même université. Mon parcours professionnel m’a permis :   v     de gérer et de diriger les efforts de trois ingénieurs et 6 techniciens de laboratoire et de maintenance (matériaux de construction, conception des routes et thermiques du bâtiment) ; v     d’avoir une expérience diversifiée comme chercheur dans le domaine de la thermique du bâtiment et des matériaux de construction ; v     d’assurer des travaux pratiques aux étudiants ingénieurs et techniciens ; v     de former des étudiants en maîtrise sur le logiciel TRNSYS dédié à la simulation dynamique des systèmes ; v     de mettre en marche et de lancer un dispositif de recherche sur les planchers solaires directs pour le chauffage des locaux ; v     de créer une cellule de maintenance informatique au niveau du département de génie civil, ce qui a permis une réduction considérable des dépenses ; v     de participer au symposium international sur la construction ; v     de participer au colloque méditerranéen sur les matériaux v     de publier dans une revue internationale parrainée par l’UNESCO sur les besoins énergétiques du bâtiment ; v     d’être invité à participer aux Journées internationales de la thermique de l’habitat (JITH2005) à Casablanca ; v     d’être invité à participer au colloque  « énergie simulation » à Toronto.   A la fin de l’année 2006, je me suis installé à Montréal  avec ma famille et je me suis inscrit à l’Université de Montréal, à la Faculté des sciences de l’éducation où je poursuis mes études à ce jour pour obtenir un bac en enseignement des mathématiques au secondaire.                                                                                      https://eduportfolio.org/vues/view/7844#section490037Ma conception de l’enseignementhttps://eduportfolio.org/vues/view/7844#section490033Je garde à l’esprit tout en étant convaincu que l’enseignement est basé sur  l’aspect qualitatif du cadre relationnel avec les élèves. En effet, la toile relationnelle qui est tissée doucement mais sûrement et d’une manière harmonique basée sur la confiance, la sécurité, la rétroaction et l’échange mutuel n’auraient que des impacts positifs sur le processus d’apprentissage. L’enseignement, c’est faire preuve d’une compréhension empathique, adopter une attitude positive et manifester l’acceptation inconditionnelle des élèves en tant que personnes. Enseigner, c’est être enthousiasmé d’accompagner les élèves dans leur processus de croissance et de satisfaire leurs besoins d’apprentissage fondés sur des principes d’éveil, d’attention, de créativité, d’intégrité, d’engagement et de persévérance ; C’est guider les apprenants tout en leur permettant de se définir soi-même, de se situer par rapport aux autres et à travers les enjeux fondamentaux. Bien que tout le monde rebute la turbulence avec toutes ces formes, l’enseignant doit, aussi, faire son possible pour maintenir la sérénité en classe, le bon déroulement de l’apprentissage des élèves et chercher à exercer une autorité naturelle, inspirée par le respect mutuel. Enseigner, c’est solliciter et diriger l’attention des élèves en usant de divers moyens pour y parvenir : chaque sourire complice et chaque commentaire positif motivant ne sera jamais en vain. L’enseignement, c’est privilégier le rôle actif, social et créatif de l’élève. Celui-ci ne doit pas être  un spectateur de sa connaissance, mais il la construit activement. L’enseignant doit contribuer au développement sociorelationnel des élèves et  accorder beaucoup d’importance à leur intégration de façon active dans la vie en classe. L’enseignement n’est pas seulement une simple transmission de connaissances, mais, aussi,  une transmission d’un savoir-être visant la pleine actualisation de soi. «Le monde entier l’intéresse et lui appartient. Il suffit de lui dire les mots des choses du monde entier pour que ce monde entier il l’ait en lui. C’est cela qui est merveilleux et c’est cela, éduquer un être humain»[1].   [1]Françoise Dolto.https://eduportfolio.org/vues/view/7844#section490033La violence dans les écoleshttps://eduportfolio.org/vues/view/7844#section482612J’aborde ce sujet sensible, car j’ai assisté, au cours de mon stage, pendant la recréation, à un cas de violence physique : deux élèves ont été exclus pour coups et blessures et les victimes ne voulaient plus retourner à l’école par peur de représailles. Certes, on peut affirmer que la violence est bien présente dans les écoles qu’on le veuille ou non, et il ne sert à rien de se mettre des œillères. C’est un phénomène complexe et méconnu, et souvent on l’attribue à la seule responsabilité des enfants qui l’exercent, alors que ce phénomène est conditionné par de multiples facteurs directs et indirects. Ces derniers sont les maillons d’une longue chaîne de frustration au niveau individuel, relationnel, communautaire et sociétal. La famille représente le premier contact de l’enfant avec son environnement. C’est au sein de cette dernière qu’il commence à vivre ses premières expériences affectives, relationnelles et sociales. Effectivement, les parents sont les premiers référents de l’enfant et servent de modèles en termes de comportement à adopter. Le manque de cohésion familiale peut constituer le premier pas vers l’instabilité et la régression émotionnelle et cognitive de l’enfant, à savoir le premier pas vers la violence. Un enfant qui vit dans un climat familial conditionné par un manque d’attachement affectif, un style parental autoritaire ou excessivement protecteur, coercitif et inconsistant développe une détresse psychologique profonde, à savoir un sentiment de dévalorisation et de rejet vis-à-vis de lui-même, un manque d’autonomie et un sentiment de méfiance à l’égard de ses relations sociales. Son équilibre émotif est mis en péril et, par conséquent, les sentiments d’insécurité, de vulnérabilité, de culpabilité, les troubles de comportement, les difficultés scolaires sont omniprésents. A long terme, il développe un haut niveau de tolérance à la violence et accepte ces comportements comme moyens normaux d’expression et de résolution des conflits. Peut-on abolir la violence dans les écoles ? Certes, on ne peut pas abolir totalement la violence, néanmoins on pourrait limiter sa propagation en commençant par la reconnaître afin d’établir des pistes d’intervention adéquates, et ce, en allant chercher les vraies sources d’émergence de ce phénomène social qui est un symptôme d’une crise sociale collective et départager les responsabilités, car le fait d’agir sur chaque facteur de risque est, en réalité, une tache compliquée et fastidieuse et qui demande beaucoup de temps. https://eduportfolio.org/vues/view/7844#section482612L’évaluation des apprentissageshttps://eduportfolio.org/vues/view/7844#section752951Évaluer est un processus ou une démarche qui permet de collecter des informations sur les compétences et les habiletés des élèves en établissant des critères adéquats afin d’y porter un jugement sur celles-ci avec l’intention de les développer ou détecter des lacunes pour y remédier et assurer la progression des apprenants. On pourrait dire, aussi, qu’en évaluant, on s’autoévalue, c’est une façon de joindre l’utile à l’agréable. En effet, en évaluant ses élèves, l’enseignant acquiert une certaine idée sur le rendement de ses stratégies d’enseignement, ce qui  pourrait lui permettre d’envisager d’éventuelles corrections et améliorations.Il faudrait que l’enseignant prenne conscience que son évaluation est une arme à double tranchant : elle pourrait être un élément déclencheur pour favoriser l’engagement et la motivation de ces apprenants, ces derniers développeraient un sentiment d’efficacité personnelle ; comme elle pourrait, aussi, être un obstacle psychique quant au suivi du reste du processus d’apprentissage engendrant un manque d’estime de soi menant directement au décrochage. Son évaluation est plus prépondérante que celle d’un médecin : celle de l’enseignant pourrait marquer à vie l’individu.Il faudrait reconnaître, aussi, que l’évaluation n’est pas une science exacte pour déterminer illico presto le niveau des élèves, mais il faudrait diversifier ses formes dans l’espace et dans le temps pour aboutir aux attentes voulues. Un bon enseignant devrait, à travers ces cours, choisir  des situations d’apprentissage visant à utiliser l’évaluation comme un soutien au développement des connaissances des élèves.Malheureusement, il existe et existera toujours des enseignants, juges et bourreaux en même temps,  qui perçoivent l’évaluation comme une annonce d’une bonne ou mauvaise nouvelle, ou comme un moyen pour équilibrer l’offre et la demande. Ils ne prennent pas en considérations les intérêts des élèves, leur chance de succès et surtout leur rythme d’apprentissage. Comme l’a si bien dit Gérard Scallon, dans son livre « L’évaluation des apprentissages dans une approche par compétences », à la page 262 : « Il convient de s’assurer que la situation dans laquelle un élève est placé pour démontrer telle ou telle compétence l’incite vraiment à la mobilisation » .https://eduportfolio.org/vues/view/7844#section752951