Portfolio de ARIANE ROBICHAUD-DUCHARME

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Deuxième élément marquant

Stage au secondaire et plus particulièrement les cours passés dans la classe des élèves ayant un trouble envahissant du développement.

 

Premièrement, mon stage au secondaire était ma première présence officielle dans une école secondaire en tant que « personnel enseignant ». J’avais déjà travaillé dans des écoles secondaires, mais pas au même titre que celui que j’avais lors de mon stage. En occupant cette place, j’ai pu observer certains aspects que je n’avais pu voir autrefois. Cette première expérience fut très significative pour moi. J’ai pris part à l’équipe-école et j’ai beaucoup aimé l’ambiance et la complicité qui se dégageait entre les professeurs, mais également entre les autres membres du personnel.

 Malgré les problèmes avec notre enseignant associé, que nous avons éprouvés au début de la semaine, l’école a su nous rediriger rapidement afin que personne ne soit pénalisé de cette situation. J’ai aimé l’ensemble de mon stage, mais plus

particulièrement ma présence dans la classe des troubles envahissants du développement.

Avant cette journée, je n’aurais jamais cru autant apprécier travailler avec cette clientèle. Je ne me croyais pas assez qualifiée et je trouvais que ces jeunes étaient difficiles d’approche. Je sentais que j’aurais eu de la difficulté à détecter leurs besoins. Au contraire, j’ai adoré mon expérience et je m’étais totalement trompé au sujet de cette problématique. J’ai découvert des personnes très attachantes et remplies de talents. Ce n’est pas facile de travailler avec cette clientèle, mais les enseignants le faisaient d’une façon remarquable. Ils savaient adapter leurs cours en fonction des passions de chacun. On sentait chez les étudiants, qu’ils aimaient être à l’école et qu’ils se sentaient acceptés et respectés dans leur classe par les enseignants et par leurs pairs.

Les enseignants sont très bien formés et outillés pour travailler avec ces jeunes, mais ils doivent assister à plusieurs formations par exemple T.E.A.C.C.H[1], qui est en fait un programme éducatif pour enfants autismes, pour constamment améliorer leurs méthodes d’enseignements. La plupart des enseignants assistent à ces formations par choix, car ils veulent améliorer le rendement de leurs élèves.

Avant le début de l’année scolaire, tous les professeurs qui allaient côtoyer les jeunes de cette classe ont dû rencontrer le jeune et ses parents, à plusieurs reprises, afin de commencer à établir un bon lien avec eux.

 En effet, j’ai été très heureuse de constater que les enseignants consacrent autant de temps à leurs étudiants avant le début de l’année. Personnellement, j’aime prendre le temps de connaître les gens afin d’établir un bon lien de confiance avec eux, et ce, dès le début. Je me suis reconnu dans cette pratique des professeurs. De plus, plusieurs autres rencontres peuvent être fixées au cours de l’année afin de réévaluer certains comportements ou améliorations du jeune. Ces rencontres se déroulent en plus des rencontres habituelles pour le plan d’intervention de l’étudiant. On ressent l’investissement de la part des enseignants et des éducateurs pour la pleine réussite de l’élève. Les parents aussi ont une grande part de responsabilité.

 

Pour ce qui est du déroulement de leurs cours, celui-ci ne se fait pas de la même façon que dans les classes régulières. En effet, Marie Josée Cosette, enseignante dans cette classe, me mentionnait qu’elle arrive avec une certaine programmation de cours, mais qu’elle ne sait jamais si c’est ce qu’elle fera dans celui-ci. Elle doit être à l’écoute de ses jeunes et de leurs besoins afin d’adapter ses cours en fonction de la dynamique de son groupe pour cette journée. C’est une tâche difficile à accomplir, car il ne faut pas oublier qu’elle a quand même de la matière à enseigner.

 

 

J’ai assisté à 4 cours dans cette classe. Je me sens choyée d’avoir pu participer à autant de cours, car cela m’a permis de constater comment se déroule un cours où l’enseignant est en mesure de bien maîtriser sa classe et à d’autres cours où le groupe à dégénéré et où l’école a même due retourner certains élèves chez lui. Ma présence fut bien acceptée des étudiants. J’ai même remarqué une certaine évolution entre le premier et le quatrième cours quant à la perception qu’ils avaient de moi. Ils avaient appris à accepter ma présence auprès d’eux. Certains d’entre eux m’ont même échangé quelques mots, ce qui m’a fait extrêmement plaisir.

Le fait que le ratio d’élèves de cette classe soit petit (huit pour celle-ci), on peut remarquer qu’il y a une belle complicité qui est née entre les éducateurs et les professeurs avec leurs étudiants. Je n’aurai pu imaginer comment la classe aurait pu fonctionner s’il y avait eu un élève de plus.

Cette complicité est, à mon avis, primordiale pour ce type de clientèle. Les élèves doivent apprendre à faire confiance à leurs enseignants, ce qui n’est pas facile pour tous.

J’ai particulièrement apprécié comment les enseignants avaient confiance en leurs étudiants. Leur but est d’amener l’élève à bien fonctionner en société et les amener à intégrer une classe régulière. Par contre, il est évident que certains d’entre eux ne parviendront jamais à fonctionner en classe régulière. C’est ce qui, selon moi, est le plus triste, car en passant plus de temps avec eux, on réalise que certains d’entre eux ont également une maladie mentale qui est présente en plus de leur trouble envahissant du développement. Selon moi, envers ces élèves, il ne faut pas se décourager, mais au contraire, encore plus les stimuler.

J’aimerais beaucoup aider ces étudiants à évoluer.


[1] http://www.aqps.qc.ca/public/publications/bulletin/09/09-02-03.htm