Portfolio de ARIANE ROBICHAUD-DUCHARME

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Annexes

Dans le cadre du cours adaptation scolaire au primaire et au secondaire (PED 1001), j’ai assisté à 4 conférences portant toutes sur des sujets différents. Voici mes comptes-rendus pour celles-ci.  

Conférence 1 : Le syndrome Gilles de la Tourette

La conférence du 6 octobre dernier, donnée par Mme Ginette Chapus sur le syndrome de gilles de la tourette, m'a permis d'être beaucoup plus informé sur ce trouble. Cette conférence fut très intéressante pour chacun d'entre nous en tant que futurs enseignants

en adaptation scolaire, car nous serons tous en contact avec des étudiants souffrant de ce trouble.

Auparavant, j'avais personnellement déjà été en contact avec des personnes souffrant du SGT, mais j'ignorais que ce trouble était aussi complexe. Mme Chapus nous a remis, lors de la conférence, de nombreux documents qui nous ont permis de constater tous les comportements associés. Nous aurons à travailler avec des enfants atteints de cette maladie tout au long de notre parcours professionnel et c'est pourquoi je trouve important d'éloigner tout de suite tous les «stéréotypes» que nous avons sur ce sujet.

 

J'ai trouvé très touchant de constater à quel point cette femme étant dévouée dans son association, elle-même mère d'un enfant souffrant du SGT. Elle espère, en premier lieu, diminuer l'étiquetage dont sont victimes ces personnes pour ainsi, améliorer l'enseignement qu'ils recevront à l'école. Comme le mentionnait Mme Chapus, plusieurs personnes, ainsi que les enseignants, ne savent pas comment intervenir adéquatement auprès des personnes ayant un syndrome de gilles de la tourette. C'est pourquoi il est important de bien informer les futurs enseignants afin qu'ils puissent intervenir de la bonne méthode auprès de ces enfants.

 

Avant cette conférence, je savais que les TICS étaient incontrôlables, mais je n'avais jamais réalisé à quel point ils pouvaient être désagréables pour ces personnes. C'est pourquoi il est important de faire une bonne sensibilisation.

Malgré le fait que j'ai déjà côtoyé des gens souffrant de ce trouble, j'avais encore beaucoup de questionnement face à celui-ci, mais la conférence m'a permis de répondre à plusieurs d'entre eux.

 

Finalement, les documents que Mme Chapus nous a remis lors de la conférence sont très complets et permettent une meilleure compréhension de ce trouble. J'ai également fait une recherche sur internet pour constater qu'il existait beaucoup de ressources pour les proches de ces personnes. Outre le site de l'Association de Mme Chapus, j'ai trouvé plusieurs sites avec des forums. Ces sites sont intéressants, car ils permettent aux gens de s'exprimer sur ce syndrome et, par le fait même, de donner des trucs qu'ils ont développés afin d'améliorer la qualité de vie de ces personnes. On constate que l'élément clé des témoignages est l'entraide et la sensibilisation, ce qui donne un sentiment d'espoir quant à ce trouble.

 

Conférence 2 : École du Vent Nouveau

La conférence du 10 novembre dernier portait sur la déficience intellectuelle. C'est Mme Caroline Morgan qui est venue nous rencontrer afin de nous parler de cette clientèle. Mme Morgan est professeure en adaptation scolaire à l'école Régionale du Vent Nouveau. Cette école accueille des élèves entre 12 et 21 ans souffrant d'une déficience intellectuelle de sévère à profonde. Elle est arrivée extrêmement bien préparée et très bien organisée à cette conférence. J'ai donc pu en déduire, dès le premier instant de la rencontre, qu'elle prenait son métier très à coeur. Elle avait apporté plusieurs images et objets faisant partie des projets éducatifs de ses élèves.

 

La qualité de l'enseignement offert à cette école m'a énormément surpris. Le personnel enseignant adapte son éducation aux besoins des élèves dans le but de les amener à acquérir une meilleure autonomie. Cette école spécialisée est munie de plusieurs installations afin d'offrir un meilleur service aux élèves. Mme Morgan nous a parlé de quelques-unes d'elles et nous a également montré des photos afin que l’on comprenne mieux ce dont elle nous parlait. Parmi ces installations, on retrouve une salle blanche, ou l'élève peut se rendre pour se reposer après un effort, une salle de motricité globale remplie de ballons afin de les stimuler sur leur plan physique ainsi qu'une piscine chauffée et adaptée pour les étudiants.

Il y a également une salle de stimulation. À l'intérieur de celle-ci, on retrouve plusieurs petits ateliers qui ont été fabriqués afin d'éveiller plusieurs sens chez les élèves. Mme Morgan a mis un gros accent sur celle-ci en mentionnant que ces élèves ont besoin d'énormément de stimulations variées. Avec les photos qu'elle avait apportées durant la conférence, on constate que le personnel enseignant de cette école doit faire preuve d'énormément de créativité et d'ingéniosité afin de construire des stations comme celles-ci. Bref, toutes ces installations ont pour but premier d'optimiser le développement intégral de l'enfant.

 

Chaque élève à un plan d'intervention adapté selon ses propres besoins. C'est avec l'aide de celui-ci que l'école va vers la réussite de l'enfant. Les objectifs sont propres et différents pour chaque élève, et ce, selon ses besoins et ses capacités.

 

Personnellement, j'ai choisi la formation de professeur en adaptation scolaire dans le but premier de travailler avec cette clientèle. Je trouve merveilleux de voir des personnes comme Caroline Morgan être tant passionnées par le métier qu'elles font. Les simples petites réussites qu'elle réalise à faire accomplir à ses étudiants l'ont fait persévérer dans ses interventions.

Cette conférence m'a permis d'approuver mon choix de formation et de clientèle.

 

 

Conférence 3 : Mme Johanne Patry

Le 12 janvier dernier, nous avons rencontré Mme Johanne Patry, conseillère pédagogique ainsi que professeur au secondaire. Avant cette rencontre, j’ignorais ce qu’une conseillère pédagogique faisait pour la vie étudiante. J’ai donc réalisé qu’elle travaillait en lien avec les enseignants afin d’élaborer des plans sur leurs propres enseignements, afin de fortifier celui-ci.Les conseillères pédagogiques travaillent en partenariat avec les enseignants afin de les aider à trouver des solutions pour leurs questionnements de leur enseignement. La conférence s’est déroulée de manière interactive. Elle a laissé les étudiants lui poser de questions afin que son rôle dans les écoles soit bien maîtrisé. J’ai ressenti chez cette femme une grande ouverture d’esprit et une énorme gentillesse. Je crois que ces qualités sont indispensables dans ce travail, car les enseignants, recherchant de l’aide, sont souvent dans un état plutôt craintif et veulent des conseils le plus vite possible afin d’être en mesure de ramener sa classe sur « le droit chemin». Je suis certaine que les professeurs se sentent écoutés et appuyés lorsqu’ils rencontrent Mme Patry. Mme Party a un grand parcours derrière elle. En effet, elle a participé à de nombreux colloques et congrès un peu partout dans le monde et a même gagné des prix. Cette femme nous a mentionné que tout au long de notre parcours professionnel, nous allons toujours avoir besoin d’aide afin d’améliorer nos méthodes ainsi que de les adapter aux besoins des étudiants. On peut aller chercher cette aide auprès d’une conseillère pédagogique ou encore en assistant à des conférences ou des cours portant sur nos interrogations.  J’ai été agréablement surprise de constater qu’il y avait beaucoup d’aide disponible pour les enseignants, car je crois qu’il est normal d’avoir des inquiétudes, et ce, surtout dans le début de notre carrière. J’ai beaucoup apprécié ce que cette femme dégageait. On ressentait une énorme passion pour sa profession, ce que je crois est indispensable dans cette profession.

 

Conférence 4 : Mme Monique Pauzé 

Pour la dernière conférence, nous avons rencontré Mme Monique Pauzé. Mme Pauzé est la présidente du syndicat des enseignants de Champlain. Ce Syndicat est le plus gros du système éducationnel du Québec.

J’avais personnellement, eu la chance durant mon stage au secondaire de rencontrer un représentant du syndicat dans l’école où j’étais en stage. La conférence de Mme Pauzé  a renforcé ce qui m’avait déjà été mentionné.

 

En majorité, la conférence fut très intéressante, mais on sentait des longueurs. En effet, lorsqu’elle a commencé à nous parler des trois plus grands syndicats au Québec, on sentait que les étudiants commençaient à décrocher de ce qui était dit. Cette partie plutôt « théorique » aurait, à mon avis, été plus appropriée vers la fin de notre parcours universitaire. Mme Pauzé nous a posé quatre questions concernant les syndicats et elle voulait qu’on en discute en petit groupe. À mon avis, cette partie de l’activité n’était pas appropriée, car plusieurs étudiants n’avaient aucune base et information sur les syndicats avant cette conférence. On sentait que les étudiants ne savaient pas trop quoi répondre à ces questions.

 

Mme Pauzé a plutôt abordé les aspects positifs des syndicats, ce qui est normal, car elle est présidente du syndicat de Champlain, mais j’aurais aimé avoir des deux côtés de la médaille, afin de bien comprendre les fonctions de celui-ci. J’aurais aimé avoir plus d’exemples durant la conférence afin d’être en mesure de mettre des images sur les mots.

 

Par contre, j’ai beaucoup aimé la partie de la conférence ou elle nous a parlé de la suppléance et de notre futur salaire. Cette partie était très appropriée dans notre première année de formation. Elle a pu répondre à plusieurs questionnements qu’avaient les étudiants quant à la suppléance, ce qui à mon avis, a été grandement apprécié. De plus, les documents qu’elle nous a remis étaient très intéressants. Le petit livre raconte de belles histoires ainsi que le document expliquant l’échelle salariale était très approprié.

 

Finalement, aujourd’hui je suis en mesure de dire que j’en connais un peu plus sur les syndicats. Par contre, j’aurais préféré avoir cette conférence plus tard dans notre parcours. Je ne crois pas être la seule à avoir cette opinion. Nous commençons notre formation, certains ont des formations supplémentaires et d’autres non, c’est pourquoi je trouve plus intéressant de bien connaître, ou du moins avoir de l’information, sur les clientèles avec lesquelles nous allons avoir à travailler.

 

Programme T.E.A.C.C.H 

 

Voici quelques parties du site Internet portant sur le programme T.E.A.C.C.H

 

 L’historique

TEACCH a d’abord été un projet de recherche mené par le docteur Eric Schopler de l’Université de la Caroline du Nord, à partir de 1964. Ce projet s’inspirait des études de Lovaas. 

 Les fondements du programme

Avant de décrire le programme TEACCH, il est important de bien situer d’où il vient. TEACCH est né du besoin, pour les intervenants, de développer un savoir-faire spécifique à la personne autiste.

TEACCH s’inscrit dans une perspective développementale et béhaviorale. Développementale parce que la personne autiste est considérée comme un individu en devenir, appelé à se développer et à s’intégrer dans la société selon une progression hiérarchisée dans les divers domaines de développement. Béhaviorale parce que la personne autiste apprend, selon des procédés béhavioraux, ce qui est utile à son adaptation.  

Les buts du programme

Les buts du programme TEACCH sont doubles. D’abord, il vise à rendre l’enfant le plus autonome possible dans son milieu de vie scolaire, familial ou de travail. Pour TEACCH, autonomie  signifie indépendance, c’est-à-dire évoluer sans la présence continuelle de l’adulte. Cette indépendance s’acquiert au fur et à mesure que l’enfant maîtrise des compétences.

TEACCH vise aussi à donner à l’enfant des stratégies de communication de façon à le rendre capable de comprendre son environnement et capable de se faire comprendre par son entourage.  

Les clientèles visées par le programme

Le programme s’adresse d’abord aux enfants autistes qui ont : une altération des interactions sociales (ex.: manque d’empathie pour l’existence ou les sentiments des autres, n’imitent pas, incapables de se faire des amis...); une  altération de la communication verbale et non verbale (ex.: absence de moyens de communication, communication non verbale anormale, anomalie dans la production du langage, inaptitude à engager ou poursuivre une conversation)  ainsi que des champs d’activités et des intérêts très restreints (ex.: préoccupation persistante pour certains objets ou certaines parties d’un objet, mouvements stéréotypés du corps, insistance déraisonnable pour faire certaines activités, souffrance marquée lors de modifications mineures de l’environnement).

Il s’adresse également aux enfants qui ne présentent que des troubles sévères de la communication verbale et non verbale (ex.: les enfants dysphasiques) ou des troubles du développement.

Les intervenants scolaires

Il y a deux intervenants par groupe de cinq à six enfants. Les qualités de ces intervenants sont : avoir une bonne connaissance des caractéristiques de l’autisme, pouvoir faire l’évaluation  avec le PEP-R, savoir enseigner de façon structurée, être capable de travailler en équipe, être capable d’intervenir sur les problèmes de comportement et travailler en étroite collaboration avec la famille.

Sites internet pertinents :

 

Programme T.E.A.C.C.H ; http://www.aqps.qc.ca/public/publications/bulletin/09/09-02-03.htm

 

École Régionale du Vent Nouveau ; http://www.csmv.qc.ca/8repertoire/sainthubert/170x.html

 

 

Association de Montréal pour la déficience intellectuelle; http://www.amdi.info/