Portfolio de Jean LAMBRET

Biographie

Image représentant Jean LAMBRET

Conseil en co-éducation, référent Qualité-Formation de la  coopérative LA FORGE http://laforge78.fr/

Formateur et expert pour le CNFPT, en réseau avec l'association PRISME http://www.prisme-asso.org/

Attaché Principal, chargé de mission Développement Durable (mi-temps). Animateur issu de l'Education Populaire (D.E.F.A.)

Auteur de guides et supports pédagogiques http://www.lespep.org/wp-content/uploads/2017/03/fedepep_guide_pedt_web.pdf

Pour me contacter :

Préférences et orientations pédagogiques

Vous trouverez ci-après les généralités méthodologiques des dispositif de formation que nous proposons, que ce soit pour un public exigeant de cadres qui souhaitent développer la confiance et la qualité de leur organisation, ou bien de bénévoles, militants, services civiques ou animateurs et animatrices débutantes dans une association de quartier…

Nous privilégions une forme hybride incluant plusieurs semaines de dispositif à distance autour de chaque session en présence. Dans l’idéal, nous préférons intervenir à deux personnes-ressources quand le nombre de participant-e-s et de salles le permettent. En effet, nous pensons que la diversité des personnalités garanti un meilleur impact des formations orientées vers l’intérêt général, les compétences psycho-sociales ou le développement individuel et collectif.

Nos propositions s’adaptent aux contextes, ambitions et moyens de nos partenaires commanditaires et/ou organisateur·trice·s et/ou co-animateur·trice·s. C’est pourquoi rien n’est « prêt à consommer », mais co-conçu lors d’échanges préalables pour nous imprégner de vos besoins et proposer des dispositifs sur mesure, qui seront ensuite encore adaptés aux attentes spécifiques de chaque groupe puis régulés avec la participation des stagiaires.

En effet, notre responsabilité sociale et environnementale s'appuie sur le développement de la « métacognition », c'est-à-dire la conscience des participant·e·s en leurs besoins de formation, mais aussi en leurs ressources. Nous pensons agir ainsi pour leur autonomie, en les accompagnants dans l’évaluation de leur progrès.

Attentif à la qualité de l’organisation et des partenariats, nous sommes à votre entière disposition, dès maintenant puis tout au long de la mission que vous nous confierez, pour vous donner satisfaction et améliorer continuellement la qualité de nos formations.

Jean LAMBRET

I.                  Un niveau d’exigence partagé

Notre public est majoritairement issu des collectivités territoriales. Ces collègues vivent des situations professionnelles avec de forts enjeux, politiques, juridiques et organisationnels. Les pressions y sont nombreuses, liées à l’exercice du pouvoir, à leurs fonctions statutaires et leurs rôles hiérarchiques. Les autres publics sont issus du milieu coopératif ou associatif, avec un fort engagement sur les valeurs. Les formations proposées, en rassemblant des professionnels hors de leurs contextes, permettent une prise de recul et de conscience par l’échange d’expérience et la confrontation entre pairs. Le niveau de formation et de responsabilité des participant-e-s nous conduit à proposer des situations actives qui stimulent l’affirmation des caractères et personnalités, en évitant l‘infantilisation des formes scolaires.

Nous valorisons donc la diversité des origines, des genres, des âges, des formes d’expression et d’apprentissages (visuelle, auditive, kinesthésique…), comme une ressource dans l’exercice professionnel et dans toute organisation humaine. Nous savons d’expérience que le temps disponible est très limitée et que la formation est perçue comme un investissement. La conséquence directe est le haut niveau d’exigence, que nous assumons par la qualité des préparations, la variété et le rythme des propositions et enfin l’adaptation du dispositif de formation à chaque session.

L’objectif du développement des personnes est l’occasion d’un travail sur soi au sein d’un groupe que nous veillerons à rendre bienveillant et coopératif en explicitant les intérêts individuels et communs. Par conséquent, le seul pré-requis indispensable est la motivation à participer. Bien au-delà des adaptations légitimes organisées pour accueillir toute personne en situation de handicap déclaré, l’équipe d’animation prendra soin de chacun et chacune, en privilégiant une pédagogie personnalisée.

A cette fin, une grille d’auto-positionnement est proposée à chacun·e, dès la confirmation d’inscription. L’intérêt est la prise de conscience de ses propres ressources mais aussi de celles qui sont disponibles au sein du groupe et de l’institution, plutôt que de percevoir les besoins de formation comme des « manques ». En y recueillant des traces successives, au cours de la session et à l’issue du dispositif distanciel, cela favorise l’analyse partagée et l’évaluation du chemin parcouru ensemble.

II.               Un formateur expérimenté

Jean LAMBRET, 57 ans, Attaché Principal, Conseil en co-éducation(s) et formateur sénior intervient en formation depuis de nombreuses années, sur les éducations, la méthodologie de projet, la qualité de l’expression et la préparation des concours. Son expérience de l’animation et du théâtre lui confère une grande capacité d’écoute et de réactivité en animation de dynamique de groupes. Il développe depuis 2016 des formations à la formation hybride.

Il intervient en INSET et auprès de plusieurs Délégations Régionales du CNFPT pour concevoir et mettre en œuvre soit des formations, soit des missions d’expertise : préparation au concours A+, A, B ou C, formation d’élus aux méthodes participatives ou de responsable de services sur l’actualité des politiques éducatives, sociales, économiques, culturelles et partenariales…

Ancien comédien et joueur de matches d’improvisation théâtrale, il a toujours conservé, en parallèle de sa carrière de cadre de dirigeant de service et d’établissements publics, une activité de formation de formateurs et d’animation de groupes de développement personnel et collectif. Il a aussi conçu et participé à de nombreuses formations pour des mouvements d’éducation populaire. Vous pouvez le solliciter par mail jean.lambret@wanadoo.fr ou par téléphone au 07 50 44 57 45.

III.           Une approche pédagogique adaptée et innovante

Notre expérience d’animation de groupe, tant en milieu éducatif, en situation de management qu’en formation, nous amène à privilégier les pédagogies actives issues de l’Education Populaire, en nous inspirant librement de la Pédagogie Institutionnelle. Nous outillons systématiquement nos formations par des contenus en ligne pour privilégier la dynamique du groupe en présentiel. Les savoirs au programme sont recensés à partir de la veille active de l’équipe de formation puis mis en ligne sur un pad collaboratif. Quinze jours avant le début du stage, un PADLET présentant les contenus essentiels est ouvert aux participant·e·s, qui peuvent y puiser des connaissances et y ajouter leurs propres ressources.

Nous savons d’expérience que la disponibilité des stagiaires est limitée avant le stage en présence. De plus,  la pédagogie « inversée » ne change pas le rapport entre « sachant » et « apprenant ». Aussi, agissons nous plus en référence au concept de pédagogie « renversée »[1], en donnant aux participant-e-s la possibilité d’ajouter leurs propres ressources. Leur investissement est systématiquement valorisé lors de restitution pendant la formation. Le dispositif formatif les conduit à s’exprimer devant leurs pairs et à se confronter à la limite de leurs connaissances et à la difficulté de « mettre en commun ». Cela déclenche de la motivation à apprendre et au développement de nouvelles compétences. Cela lève la plupart des résistances au changement habituellement rencontrées lors des formations traditionnelles et a un impact direct sur le développement de l’autonomie et la motivation à « apprendre à apprendre ».

Nous utilisons donc les ressources des participant-e-s pour enrichir la formation, en les mettant en situation de recherche et de veille active, en proposant de nouveaux contenus,  voire en les incitant à préparer et animer une séquence, aux objectifs et à la durée négociés collectivement. Les limites de ces méthodes sont celles de la réactivité de l’équipe de formation, qui tout en restant garante de l’atteinte des objectifs, négocie et réorganise le déroulement en fonction de chaque groupe. Nous sommes particulièrement rigoureux dans la méthode, fondée sur l’explicitation des positions de chacun et chacune, stagiaires comme formateur ou formatrice, et un rappel permanent au sens donné à chaque séquence en fonction des objectifs institutionnels, collectifs et individuels. Nous sommes également très exigeants sur le fond, très précis sur les concepts, dans une démarche de référence systématique aux corpus législatifs et universitaires.

Le principe de réalité et d’efficacité amène l’équipe de formation à s’adapter à chaque groupe, en attente de formats traditionnels ou en appétence de nouveautés et d’actions. Il s’agit de rassurer d’abord les participants·e·s, puis de les motiver progressivement à être moins « consommateur » de contenus pour prendre « le risque du changement » et de la (trans)formation vers l’autonomie. Bref, de devenir  « auteur » de leur formation et de leur posture professionnelle.

La qualité du rythme de la formation et des transitions est soignée, à partir d’alternance de séquences aux formats différenciés, de façon à renouveler l’intérêt des participant-e-s et limiter la perte d’énergie ou la surcharge coggnitive. Les séquences en grand groupe seront limitées en durée. En cas de signes de perte d’attention, une rupture de rythme est provoquée, par le mode pédagogique, l’aménagement de la salle, la disposition du mobilier ou bien encore en réorganisant les séquences après une pause.

La variété des méthodes nécessite un déplacement au sein du triangle pédagogique[2], en confrontant alternativement l’apprenant·e aux savoirs, aux méthodes ou enfin en vulgarisant et désacralisant les savoirs. Dans l’idéal, chacun·e prend conscience de ses propres ressources et affirme, à son tour, son pouvoir de « sachant·e ». Notre positionnement formatif nous amène donc à varier les situations d’apprentissage[3]  et les outils et techniques que nous utilisons, à distance et en présence. Ainsi, notre vision est plutôt celle d'un "carré pédagogique" ou les interactions au sein du groupe créent un espace d'expérimentation des connaissances en cours d'acquisition, avec une dynamique de pédagogie inductive.

Outils à distance :

-   Pad collaboratif ouvert aux contributions de tous, et padlet préparés par l’équipe de formation

-   Sitographie, cours en ligne[4] et références de veille thématique, intégrées au Pad

-   Mailing liste des participants et formateurs (sauf si organisé par le mandataire)

-   Webinaire (Adobe Connect, licence CNFPT ou Big Blue Button) ; Formadist ; e-communauté de stage et thématiques; modules d’e-formation « le point sur » et « l’essentiel sur »

Animations en grand groupe :

-   Tour de table

-   Tempête de cerveau ou brainstorming

-   Représentation collective d’un mot, d’un concept, de l’objectif de la formation

-   Témoignage d’expérience et exposé d’un-e participant-e

-   Ronde d’analyse de documents personnels (CV, lettres, notes de services…)

-   Exposés de l’équipe de formation et de groupes de travail thématique

-   Affichage des groupes de travail thématique

-   Construction collective d’un affichage (post-it, Abaque de Régnier, etc…)

-   Restitution collective de travaux en petits groupes sous forme de jeu de rôle

Dynamiques en petits groupes :

-   Conversation à deux, libre ou orienté par une consigne d’échange

-   Entretien à deux avec un observateur ou une observatrice outillé préalablement

-   En « tête de tortue », chargées de restituer les échanges de son groupe de pairs

-   Etude de cas en petits groupes, basé sur l’expérience d’un-e stagiaire

-   Ateliers de production des savoirs du groupe, échanges de pratique

En déplacement  (stage de plusieurs jours ou ressource en grande proximité) :

-   Découverte et recherche active en centre de documentation ou médiathèque

-   Formation itinérante ou « Walking dev »

-   Visite d’observation et enquête thématique dans une collectivité à proximité

-   Education non-formelle et informelle en incitant à l’organisation volontaire des soirées

Techniques d’animation :

-   Brises glace et jeux de confiance en soi et collective:

  • Débats mouvants : déplacements dans la salle avec inducteurs thématiques
  • Déplacement à deux, un-e guide l’autre les yeux fermés
  • Miroir et échos amplifiés

-   Jeux d’écriture créative

-   Intelligence émotionnelle : ressentir, observer, tenir compte, pour soi et pour les autres

-   Ecoute active : Reformulation et technique d’entretien ; écoute non-verbale

-   Jeux d’expression

  • Aisance à l’oral :

▪        techniques oratoires : de la joute au maniement de la « »langue de bois» »

▪        richesse du vocabulaire et des expressions

▪        prendre et rendre la parole

  • La présence :

▪        argumenter pour convaincre

▪        le charisme et la conviction

▪        aisance corporelle et force du regard

-   Techniques de coopération

  • décision par consentement
  • élection sans candidat
  • chapeau de Bono
  • Sociogramme et dynamique de communication des groupes restreints
    • Ateliers de co-développement : chacun à son tour bénéficie de l’expertise du groupe

-   Projets personnels et professionnels

  • Motifs et motivation : valeurs, orientations, héritages, résistances aux changements
  • Evaluation et contrôle, intégration des parties-prenantes et expert-e-s d’usage
  • Projets stratégiques : de la conception aux alliances socio-dynamiques

▪        Démarche socio-dynamique d’évaluation des positions des acteurs

▪        Analyse des fondements culturels des réactions aux changements

▪        Démarche socio-technique, optimiser l’adéquation organisation/agent-e-s

▪        Plan de communication, d’adhésion, de formation

▪        Evolution et développement des organisations, métiers, compétences

▪        Stratégie de changement et de négociation, arrangements acceptables…

-   Techniques d’organisation personnelle et collective

  • Respiration et gestion de son rythme et énergie : micro-pauses, relaxation, automassage, concentration
  • S’organiser : critère de l’urgence et de l’importance
    • animation de réunion : temps formels, informels et de production

IV.            Des supports et activités pédagogiques  en ligne

Un corpus documentaire, sitographiques et bibliographique est constitué pour chaque session, à partir de la veille active et des recherches effectuées par l’équipe de formation. Ces informations sont mises en ligne sur un pad collaboratif quinze jours avant le début du stage et mis à jour régulièrement et jusqu’à un mois après la session en présence. Ce support ne remplace pas ceux qui sont envoyés à l’inscription : programme, objectifs et contenus, fiche d’auto-positionnement... Il invite les participant-e-s à explorer les textes, ressources et liens hypertextes pour prendre activement connaissance des sujets et y ajouter leurs propres liens, vers leurs références personnelles ou leur contexte professionnel par exemple[5].

Souvent, les stagiaires s’organisent pour y ajouter leurs notes, ce qui contribue à la mémorisation des notions abordées et à la motivation collective. En ce cas, il pourra s’intégrer facilement au pad et être réalisé simultanément à plusieurs mains. L’équipe de formation, en accompagnant les parcours formatif du groupe et de chaque stagiaire, continuera d’alimenter le PAD jusqu’à un mois après la session en présence. Il vérifiera si les ajouts évitent systématiquement les stéréotypes de sexe[6], ainsi qu’aux droits de la propriété intellectuelle[7]. Les stagiaires seront sensibilisés à ces sujets.

Le partage de fichiers entre participant-e-s et avec l’équipe de formation pourra se faire sur une plate-forme numérique sécurisée. Les supports élaborés par l’équipe de formation pourront être réutilisés librement par les participant-e-s à condition de citer leur auteur-e-s et de solliciter leur accord préalablement à tout autre usage. Les informations importantes sont affichées aux murs sur des supports adaptés : horaires prévisionnels des séquences, cadre de bienveillance. En fonction des objectifs de stage et de la proximité avec des ressources locales comme un centre de documentation, nous y accompagneront les stagiaires, de façon à ce qu’ils puissent reproduire ce geste à proximité de leurs lieux de travail et prendre l’habitude d’alimenter régulièrement leur veille documentaire. Quelques exemplaires de livres ou autres documents de références pourront être mis à disposition par les participants-e-s ou l’équipe de formation.

V.                Une organisation de la qualité et de l’évaluation des formations

Pour chaque stage, il est proposé d’organiser un rendez-vous[8] de façon à aider à la décision au moment de la sélection des stagiaires. A priori, l’équipe de formation préfère les groupes hétérogènes, profitables au vu des objectifs de développement personnels et collectifs. Elle adaptera ses méthodes pédagogiques à toute taille de groupes, en cohérence avec les objectifs poursuivis et les moyens logistiques disponibles, notamment la dimension et le nombre de salles. L’équipe de formation, 8 à 6 semaines avant la session, pour alors finaliser l’organisation de la session en fonction des attentes des participants exprimées sur la fiche d’inscription.

Dans l’idéal, nous enverrons une présentation par mail une quinzaine de jours avant le début de la session, avec un pad collaboratif de références sitographiques et une fiche d’auto-positionnement. Chaque participant-e-s sera invité à la compléter de ses connaissances, expériences et motivations au vu des objectifs et du programme. Cette fiche de positionnement sera ré-utilisée en début et en fin de formation pour inviter les participant-e-s à ajouter de nouvelles informations et mesurer les écarts de positionnement à différents moments. Cette collecte de « traces » est la base de la méthode d’évaluation pédagogique. C’est en cherchant à comprendre les écarts de positionnement que l’on peut donner de la valeur aux changements provoqués, et « apprendre à apprendre » sur soi. Il s’agit de tenter de comprendre sa propre logique d’apprentissage dans une perspective de « métacognition ».

Cette réflexion personnelle et individuelle peut être partagée avec l’équipe de formation, lors de moments informels ou bien lors de temps de réflexion institués sur les stages de quatre jours. Elle fonde la dynamique collective instituée lors du stage qui explicite le sens et les objectifs de chaque séquence. Les rituels de début de journée prennent la forme d’un temps de régulation, où la parole est libre, à la manière du « Quoi de neuf » de Freinet et de la pédagogie institutionnelle. Chaque participant-e y est invité-e à exprimer ce qu’il a retenu de la veille, les moments forts et idées qui font échos avec son propre positionnement. L’équipe de formation s’appuiera sur les ressources de chacun et chacune pour les valoriser et renforcer ainsi les compétences. Le groupe pourra se mettre au service de chacun, sous des formes variées, du simple témoignage à l’étude de cas en petits groupes, restitués ensuite sous la forme de jeu de rôle ou d’exposition d’affiches…

Une autre manière d’utiliser les compétences de chacun est d’expliciter et de formaliser le cadre d’expression. Au début de la session, l’équipe de formation pose le cadre de son intervention, à partir de la commande et du CNFPT et plus largement celui de la Fonction Publique. Le « cadre de bienveillance » institué reprend les règles spécifiques de la formation : un temps de travail, hors de son employeur et de ses fonctions, un temps de confidentialité pour se former, c'est-à-dire pour changer, avec des objectifs individuels et collectifs. Il y ajoute des règles générale d’écoute active et de respect de la parole de chacun, qui pourront être précisées et adaptées en fonction des émotions ressenties et exprimées en début de journée, dans les temps rituels de régulation.

Ainsi, les participant-e-s vivront un espace collectif de codécision, fondé sur le respect mutuel, l’expression des émotions, l’argumentation, la délibération et l’institution de règles collectives limitées à ce groupe au sein d’un espace institutionnel formatif. Par exemple, la manière de prendre la parole, de la rendre et de la faire circuler, fera l’objet d’une prise de conscience, provoquée par l’équipe de formation. Le groupe sera ensuite invité à  expérimenter différentes manières de faire, alternatives au traditionnel lever de main scolaire : le tirage au sort, la délégation de « l’autorité de la parole », la numérotation des tours de parole, le tour de table, la formalisation d’un cercle de personnes ayant la parole libre et d’un autre observateurs des manières de prendre la parole…

Pareillement d’autres rôles pourront être élaborés puis expérimentés, comme la ou le responsable du temps, de la rédaction du compte-rendu de la formation, l’animation d’un groupe de travail, la présentation de références théoriques ou d’expériences professionnelles. Ces délégations se font avec l’aide et sous le contrôle de l’équipe de formation, qui reste pleinement responsable de l’atteinte des objectifs de la formation. Au début du stage et de chaque demi-journée, l’équipe de formation fait circuler la feuille de demande de remboursement et de présence. En cas d’arrivée tardive ou de départ anticipé, les participants sont invités à prévenir le groupe et à y inscrire les horaires réels d’arrivée et de départ: méthode responsabilisante adaptée aux cadres A. En fin de journée, ces documents sont photographiés pour sauvegarde. Ils sont ensuite remis en fin de session à l’attention du Conseiller ou de la Conseillère-formation. Un feed-back à chaud de l’équipe de formation est organisé le soir même en présentiel ou par téléphone dès le lendemain.

La dernière séquence des formations est un temps de parole « d’évaluation à chaud », organisé de préférence en tour de table, permettant à chacun et chacune de s’exprimer sur ce qui lui a semblé plus ou moins utile en fonction des objectifs et des attentes individuelles et collectives. Préalablement, un temps de réflexion individuelle sera proposé, de façon à revisiter la fiche d’auto-positionnement et d’y laisser de nouvelles traces. Pour faciliter le transfert des compétences acquises dans le contexte professionnel, l’équipe de formation invitera chacun et chacune à s’y projeter, à partir de la consigne : « retenir un ou deux points qui peuvent m’être utiles au travail », puis « choisir avec qui le ou les partager » et enfin « envisager comment  lui présenter ». Les conseils des participant-e-s seront systématiquement sollicités pour améliorer le stage, comme s’il devait être reconduit avec la même équipe de formation et d’autres stagiaires...

Pendant un mois après le stage, l’équipe de formation propose de réguler et d’animer la e-communauté de stage, en utilisant les outils du CNFPT ou, à défaut, en constituant une mailing-liste et en maintenant le Pad collaboratif institué pour la formation. Nous organiserons une  web-conférence conclusive d’une heure pour conclure le stage, via Adobe-Connect. Si possible, les questionnaires-bilans fournis par le CNFPT ne seraient envoyés aux participant-e-s qu’à l’issue de cette période.

Un ultime temps d’échange entre l’équipe de formation et le ou la représentant-e du CNFPT permettra de croiser le niveau de satisfaction des stagiaires avec l’évaluation qui en avait été faite à chaud, puis d’envisager toute amélioration pouvant être envisagée pour la session suivante.

[1] De la classe inversée à la classe renversée : modèles pédagogiques http://lebrunremy.be/WordPress/?p=791

[2] En référence à  jean Houssaye  http://www.anim.ch/pxo3_02/pxo_content/medias/jean_houssaye_triange_pedagogique.pdf

[3] Le « Carré pédagogique » avec l’intermédiation collective et la médiatisation en ligne, représente notre référence idéale http://journals.openedition.org/asp/1656#tocto2n1

[4] Notamment https://www.fun-mooc.fr/cours/

[5] Sous réserve d’une « e-communauté » fournie par le mandataire pour le partage de documents, d’images et des fonctions de forum.

[6] http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/IMG/pdf/guide_pratique-_vf-_2015_11_05-3.pdf

[7] Loi n° 95-4 du 3 janvier 1995 : reprographie limitée à 10 % d'une revue ou d'un ouvrage ; mention de l'identité des auteurs et des références des ouvrages ou revues

[8] Les rendez-vous se feront en présence de l’équipe de formation et du mandataire. A défaut de la présence simultanée, le rendez-vous sera organisé par visioconférence ou au téléphone.